Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Ouverture de la version de préfiguration de "Culture Visuelle"

image En préparation depuis la rentrée, le projet Culture Visuelle ouvre aujourd’hui sa version de préfiguration.

Constituée par une plate-forme multiblogs fonctionnant sur un mode communautaire, Culture Visuelle est un projet de publication destiné à favoriser l’édition multimédia dans le cadre de l’enseignement et de la recherche. Il s’agit d’un format inédit dans le monde de l’édition universitaire, qui propose une adaptation au contexte pédagogique et scientifique des innovations et des principes du web 2.0.

Alors qu’une revue classique effectue une sélection a priori des contenus qu’elle publie, Culture Visuelle fonctionnera sur le principe d’un agrégateur. Chaque auteur sera libre de publier tout contenu sans contrôle préalable, le tri s’effectuant a posteriori par la mise en valeur des articles par l’équipe éditoriale et la communauté. Cette disposition permet la plus grande réactivité en matière scientifique et constitue un puissant ressort pédagogique.

Sur le modèle des agrégateurs, la plate-forme n’exercera aucune prérogative en matière de copyright, conservant à chaque auteur la responsabilité et la jouissance de sa propriété intellectuelle sur les contenus publiés. Autrement dit, Culture Visuelle ne se prévaut d’aucune exclusivité à l’égard des contenus qu’elle héberge: un article publié sur la plate-forme peut être repris sur un autre support sans formalité. Cette disposition permet l’agrégation du dernier état de la recherche grâce à l’usage du « préprint » (prépublication des articles soumis à comité de lecture). Elle peut également s’appliquer rétroactivement aux contenus dont les auteurs conservent la propriété intellectuelle, et autorise notamment le partage d’articles anciens dans une section « bibliothèque ».

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Le n° 24 d'Etudes photographiques sous presse

Actuellement sous presse, le n° 24 d'Etudes photographiques, sera disponible début novembre 2009, sur papier et en ligne, en édition bilingue français/anglais. Numéro spécial partiellement issu du colloque "Elites économiques et création photographique" ("Financial Elites and Photographic Creation''), dirigé par Michel Poivert et Raymond Dartevelle, ce volume comprend deux contributions inédites issues du Lhivic, par Estelle Blaschke et moi-même.

Au sommaire:

  • Paul-Louis Roubert, "Les fonds de la distinction. Le financement des sociétés photographiques du XIXe siècle" ("Funding a Photographic Elite. Nineteenth-century Photographic Societies and the Financing of Photography as a Mark of Social Distinction").
  • Julie Jones, "L’avant-garde européenne au service du capitalisme. Walter P. Paepcke et le couple art/commerce aux Etats-Unis, 1930-1950" ("Putting the European Avant-garde to Work for Capitalism. Walter P. Paepcke and the Alliance of Art and Business in the United States, 1930–1950").
  • Anaïs Feyeux, "De l’empire au marché. Agfa et la reconstruction du monde photographique en Allemagne après 1945" ("From Empire to Marketplace. Agfa and the Rebuilding of the German Photography Industry after 1945").
  • Portfolio: Michel Campeau, "Sur la chambre noire/On the Darkroom".
  • Raphaële Bertho, "East. L’histoire d’un mécénat, l’histoire d’un territoire" ("East: The History of a Corporate Commission and the History of a Region").
  • Estelle Blaschke, "Du fonds photographique à la banque d’images. L’exploitation commerciale du visuel via la photographie. Le Fonds Bettmann et Corbis" ("From the Picture Archive to the Image Bank. Commercializing the Visual through Photography: The Bettmann Archive and Corbis").
  • André Gunthert, "L’image partagée. Comment internet a changé l’économie des images" ("Shared Images: How the Internet Has Transformed the Image Economy").

N° à commander auprès de la Société française de photographie, 71, rue de Richelieu, 75002 Paris (24 €).

Image numérique et culture visuelle au menu 2009-2010

image Bientôt le début de mes deux nouveaux séminaires, proposés en alternance le jeudi de 18 h à 20 h à partir du 5 novembre (INHA, salle Walter-Benjamin, galerie Colbert, 2 rue Vivienne, 75002 Paris, ouverts aux auditeurs libres).

  • Recherches en histoire visuelle (1er et 3e jeudis du mois, du 5 novembre 2009 au 20 mai 2010)

L'image est aujourd'hui au cœur de la société de l'information. Non plus comme un spectacle auquel on assiste passivement, mais comme un outil de médiation que chacun peut mettre en oeuvre. Cette révolution est liée à la combinaison de trois facteurs techniques, qui s'est produite entre 2003 et 2005: l'arrivée à maturité de la technologie des photocapteurs; la diffusion rapide du haut débit; les services proposés par les systèmes interactifs du web 2.0. Caractérisée par la collectivisation des contenus visuels, l'utilisation des images comme support d'interaction et de communication, ou encore par l'ubiquité des images, un nouveau paysage visuel s'élabore sous nos yeux. Le séminaire proposera une première approche de l’histoire de ces évolutions et de leur mise en récit.

  • Mythes, images, monstres (2e et 4e jeudis du mois, du 12 novembre 2009 au 27 mai 2010)

En articulation avec le séminaire "Recherches en histoire visuelle", ce séminaire poursuit les travaux entamés en 2008 sur la question des images comme support de mythes. Comment et pourquoi l'image devient-elle médiateur de récit? Par quel mécanisme et dans quelles condistions en vient-elle à à se substituer au représenté? On étudiera notamment le rôle de l'iconographie dans la modélisation scientifique et technique, les élaborations de la culture populaire, ou encore la part visuelle de la construction des récits journalistiques.

Tous les séminaires de l'EHESS

De quelle couleur est la planète rouge?

Nouvelle version du célèbre: "De quelle couleur est le cheval blanc d'Henri IV?", la question: "De quelle couleur est la planète Mars?" est de celle à laquelle il semble simple de répondre. Ne suffit-il pas de pointer un téléscope dans sa direction, ou de recueillir l'image envoyée par un satellite? Pourtant, même pour un objet physique bien réel, la couleur figurée est le résultat d'un choix où entre une part de convention. La vision de Mars qu'on peut avoir de la Terre dépend de sa position et de l'éclairement par le soleil, du protocole d'enregistrement et de restitution, enfin du contexte de publication de l'image. Depuis la série de clichés pris par Viking en 1997, qui a servi à établir une représentation topographique détaillée de la planète, la figuration de Mars s'oriente plutôt vers le marron. Malgré le retour épisodique de tonalités rouges ou orangées, par exemple dans les images produites par Hubble en 2007 (à noter que le téléscope astronomique ne prend des photos qu'en niveaux de gris), Google a retenu une version beige (ci-dessus, image 6) comme représentation standard de Mars dans l'édition 2009 de Google Earth. Faudra-t-il imaginer le prochain remake de Totall Recall (Paul Verhoeven, 1990) dans un environnement de banal désert terrestre?

Illustrations: 1) dessin de Chesley Bonestell, 1952. 2) Vue astronomique de l'observatoire Lowell, photo Leonard Martin, 1988. 3) Vue astronomique par Hubble, 1999. 4) Même image publiée dans "Planète Mars", Dorling Kindersley/Gallimard, 2004-2005. 5) Carte météo reconstituée à partir de vues satellitaires de Mars Global Surveyor, avril 1999. 6) Google Earth, projection cartographique d'après sources Nasa, version mars 2009.

CFP "Cinéma & audiovisuel se réfléchissent"

image Appel à communication, 6e Congrès de l’AFECCAV, université Paul Valéry-Montpellier 3, 23-25 septembre 2010: Cinéma & audiovisuel se réfléchissent. Réflexivité, migrations, intermédialité

L’audiovisuel est un vaste territoire dont le cinéma et la télévision forment les composantes essentielles. Aujourd’hui les frontières de ce territoire sont elles-mêmes déplacées ou brouillées par des migrations de toutes sortes qui affectent aussi bien la nature des images et des sons que la forme et le sens des récits et des discours. L’étude des migrations d’histoires, de formes, de supports, d’écrans, etc. est devenue un des points d’ancrage de la recherche et de l’enseignement du cinéma et de l’audiovisuel.

Les axes de réflexion suivants pourront être abordés :

  • Comment les films et/ou les programmes parlent-ils d’eux-mêmes (auto-référence, citation, recyclage, mise en abîme, etc.)? Et avec quels effets?
  • Comment les œuvres audiovisuelles qui prennent des films ou le cinéma pour objet donnent-elles à penser le cinéma et la télévision? Comment et pourquoi deviennent-elles des références du goût cinématographique et télévisuel? Dans quelle mesure sont-elles des repères possibles d’une histoire du cinéma ou de la télévision?
  • Comment des films et/ou des programmes puisent-ils leurs formes, leurs styles, leurs thèmes, leurs techniques dans les autres arts et medias? Comment ces images issues du cinéma, de la télévision, migrent-elles de leurs lieux initiaux (l’écran de cinéma, le téléviseur) vers d’autres supports, d’autres lieux, de plus en plus diversifiés? Comment ces migrations affectent-elles le sens des œuvres, des programmes et leur réception?

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Citizenside renonce à la 4e Licence 3G

Communiqué. Citizenside, l'agence de presse 2.0, éditrice des plateformes Kit Reporter et pionnier du "Témoignage d'actualité", annonce aujourd'hui qu'après étude du dossier de la 4e Licence 3G, elle ne sera pas candidate:

Après une étude minutieuse du dossier pendant près d'1/4 d'heure avec l'équipe en charge du projet chez Citizenside, nous avons trouvé que la licence était trop chère, déclare Matthieu Stefani, cofondateur de Citizenside. "L'ambition était de proposer aux contributeurs de Citizenside et aux plateformes partenaires du site de pouvoir envoyer directement leurs vidéos et leurs photos depuis le terrain, n'importe où en France.

Nous avons finalement décidé de lancer des applications sur Android et sur iPhone, pour couvrir toute la population mondiale à un prix plus abordable.

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Soyez sympas, rembobinez...

image Pas besoin de se casser la tête pour le titre de ce billet, qui signale deux comptes rendus très bien faits par des auditeurs de ma récente intervention à la Haute Ecole d'Art et de Design de Genève, précisément intitulée... Be Kind Rewind (ce que nous dit la mythologie des amateurs sur les images): en français par Yael Maim, en anglais par Nicolas Nova. Merci à eux.

Prochains intervenants du cycle: Nathalie Boulouch ("La photographie couleur n’est plus vulgaire", 28 octobre), Clément Chéroux ("Les larmes à l’oeil: le sex-appeal de Man Ray", 16 décembre, 18h, 9 bd Helvétique, Genève).

Savoir à quoi ressemblait Samantha

image L'émotion suscitée par l'affaire Polanski n'a rien d'anecdotique. Dans un pays chauffé à blanc depuis de longues années par l'hystérie sécuritaire, où les figures du violeur et du pédophile sont devenues l'incarnation de la dernière monstruosité, au fil d'une entreprise de stigmatisation dont l'actuel chef de l'Etat s'est fait une spécialité, était-il surprenant que les réactions de soutien au cinéaste entretiennent le soupçon d'une justice de classe?

Dans la perception de ce qui fut initialement présenté par les médias français comme une "affaire de moeurs", l'idée que l'on se fait de l'apparence physique du protagoniste féminin a joué un rôle décisif. Comme l'exprime sans ambages le cinéaste Costa-Gavras sur Europe 1 dès le 28 septembre, «y'a pas de viol»: «vous avez vu les photos, elle fait 25 (ans)». Alain Finkielkraut, sur France-Inter le 9 octobre, évoque l'oeuvre du photographe David Hamilton et affirme que la victime «n'était pas une fillette, une petite fille, une enfant au moment des faits, c'était une adolescente qui posait nue pour Vogue hommes».

Pour les proches de Polanski, la vision d'une Samantha Gailey (Geimer) sortie de l'enfance a pu être alimentée par l'iconographie du documentaire de Marina Zenovich, Roman Polanski: Wanted and Desired (2008), qui présente une interprétation des faits compatible avec celle des avocats du cinéaste. Dans ce film, qui donne la parole à la victime elle-même, au tournant de la quarantaine, une bonne partie des images d'archives de Samantha sont postérieures aux événements (voir fig. 2, 3, 4). Lorsque le documentaire énonce par exemple que la jeune fille «est présentée par sa mère à Polanski comme une actrice», l'illustration qui suit est tirée d'un film où Samantha a une vingtaine d'années (fig. 4). MàJ: les figures 3 et 4 sont des photos de Susan Gailey, la mère (merci à granit).

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Colloque "Recherche/archives: numériser les images, et après?"

18, 19 et 20 novembre 2009, INHA, auditorium Colbert, 2, rue Vivienne, 75002 Paris.

Depuis 2002, la Bibliothèque nationale de France (BnF), l'Institut national de l'audiovisuel (Ina), le Centre national de la cinématographie (CNC), la Cinémathèque française et l'Institut national du patrimoine (INP) se sont associés pour organiser annuellement un colloque professionnel sur le devenir en Europe des archives de cinéma et de l'audiovisuel.

Les archives cinématographiques et audiovisuelles sont aujourd’hui, un peu partout dans le monde, motrices dans la recherche, qu’il s’agisse de la recherche fondamentale en systèmes d’information, du développement de services novateurs en direction de leurs publics ou des liens patiemment tissés avec la recherche universitaire ou la recherche des amateurs.

A côté d’interventions individuelles, débats et tables rondes aideront aux synthèses nécessaires sur ce que le numérique change pour le statut de l’archive, celui de l’image numérique, la représentation du contenu des fonds numérisés, le partage du catalogage et de l’indexation, et l’intégration des produits de la recherche.

La coordination scientifique est assurée par Michel Raynal (Ina), Isabelle Giannattasio (BnF), Marc Vernet (INP).

Inscription obligatoire (gratuite) auprès de Loraine Pereira (01.44.41.16.14), dans la mesure des places disponibles et avant le 13 novembre 2009.

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CFP "Arrêts sur images. Pour une combinaison de la photographie et du film"

Appel à communications pour le colloque international "Arrêts sur images. Pour une combinaison de la photographie et du film", les 9 et 10 avril 2010, musée du quai Branly, 37, quai Branly, 75007 Paris.

Ethnologues, sociologues, artistes et historiens de l’image sont invités à venir partager leurs expériences et leurs réflexions sur: les manières de produire et d’articuler les images fixes et les images animées; les vertus respectives de ces images et de leur association.

Dès les premières expéditions scientifiques, les explorateurs utilisent le support visuel dans leurs procédures de recherche et de restitution. Les voyageurs naturalistes tracent alors des croquis et des dessins pour donner à voir une part de l’environnement dans lequel vivent les hommes qu’ils observent. Avec l’invention de la photographie, les explorateurs du XIXe siècle disposent d’un outil remarquable qu’ils emploient avec enthousiasme pour consigner leurs observations. À la fin du XIXe siècle, Étienne-Jules Marey invente un dispositif d’enregistrement complexe permettant la mise en série de plusieurs prises de vue photographiques: la chronophotographie. Cette invention débouche rapidement sur celle du cinéma. Dès le début du XXe siècle, des ethnographes introduisent ces nouveaux outils d’appréhension du réel dans leurs procédures de recherche, et certains d’entre eux utilisent indifféremment la photographie et le film.

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La retouche ne tue pas

En moins d'une dizaine de jours, la proposition de loi de Valérie Boyer pour une police de l'apparence a réussi à faire l'unanimité contre elle. La première pétition contre la mention "Photo retouchée" vient de faire son apparition sur Facebook, lancée par le site PixelArtese – qui fait remarquer non sans à-propos que la stigmatisation de la retouche risque d'entrainer des effets contraires à ceux recherchés, en poussant «les jeunes filles, modèles et mannequins à pratiquer des régimes les plus stricts». Bien joué!

En gros, tout le monde s'accorde sur le diagnostic: oui, il existe bien un "diktat de la minceur", un modèle idéalisé excessif, reproduit par tous les canaux des industries culturelles. Mais le remède ne convainc pas. Scepticisme devant l'efficacité du "message préventif", impossibilité matérielle d'appliquer le texte (comment effectuer les vérifications?), moqueries face aux pratiques iconographiques des politiques (tous les premiers commentaires citent l'abondante retouche de l'anatomie présidentielle): les arguments sont nombreux et mettent en cause la capacité de la loi à agir sur un tel dossier.

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Pour une police de l'apparence

image Guy Debord ne l'avait pas prévu. C'est pourtant logique: dans la société du spectacle, il faut des lois pour contrôler le spectacle. L'assemblée nationale étudie actuellement un projet de loi qui rend obligatoire la mention d'"apparence corporelle modifiée" pour les photographies publicitaires retouchées. Destinée à lutter contre l'anorexie, cette disposition viendrait compléter le code de la santé publique, dans son chapitre III (Alimentation, publicité et promotion), renommé pour l'occasion: "Alimentation, représentation du corps, publicité et promotion" (merci à Aurélia Rostaing pour son signalement).

«Art. L. 2133-2. – Les photographies publicitaires de personnes dont l’apparence corporelle a été modifiée par un logiciel de traitement d’image doivent être accompagnées de la mention : “Photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne. Le non-respect du présent article est puni d’une amende de 37.500 €, le montant de cette amende pouvant être porté à 50 % des dépenses consacrées à la publicité.» (proposition n° 1908 du 15 septembre 2009)

Si ce texte devait être voté, il s'agirait de la première loi destinée à lutter contre une représentation imaginaire. Personne n'ayant jamais réussi à apporter la preuve de l'efficace des images, il s'agit d'un tournant pour les historiens d'art, qui tiennent enfin le premier témoignage solide de cet effet impalpable.

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André Gunthert: "L'image partagée"

Diffusion live de la communication de André Gunthert, "L'image partagée", 4e Ecole doctorale d’été, EHESS – Institut TELECOM (7 au 11 septembre 2009, Ile de Porquerolles). Régie: Lucas Morlot.

Résumé: Plus encore que leur production numérique, c'est la diffusion des photos ou des vidéos par l'intermédiaire des applications du web 2.0 qui a modifié en profondeur notre rapport à l'image. Analysant la transition d'une économie de la distribution contrôlée à une autogestion de l'abondance, cet exposé décrit les deux phases qui ont scandé l'histoire de l'installation des plates-formes visuelles. Après une période initiale placée sous le signe de la «révolution des amateurs», la perception du partage des contenus s'est focalisée sur une symptomatique de l'audience. Gouvernés par l'idée d'une concurrence des anciens et des nouveaux médias, ces deux modèles ne décrivent que très partiellement les mécanismes à l'œuvre, qui relèvent plutôt d'une logique de complémentarité et d'interaction. L'observation des usages réels des plates-formes, comme celui de la consultation encyclopédique, suggère que la socialisation des contenus visuels a créé un nouvel état de l'image comme propriété commune. Aujourd'hui, la valeur d'une image est d'être partageable.

Dominique Cardon: "La photo comme conversation"

Diffusion live de la communication de Dominique Cardon, "La photo comme conversation", 4e Ecole doctorale d’été, EHESS – Institut TELECOM (7 au 11 septembre 2009, Ile de Porquerolles). Régie: Lucas Morlot.

Estelle Blaschke: "Corbis, ou la démesure de l'archive"

Diffusion live de la communication de Estelle Blaschke: "Corbis, ou la démesure de l'archive", 4e Ecole doctorale d’été, EHESS – Institut TELECOM (7 au 11 septembre 2009, Ile de Porquerolles). Régie: Lucas Morlot.