Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Parution Fotogeschichte, n° 101, automne 2006

Theater und Fotografie 1880-1930, herausgegeben von Stefanie Diekmann, Fotogeschichte, Heft 101, Jg. 26 (Herbst 2006).

Zwischen der Kunst des Theaters und dem Medium der Fotografie bestehen gewisse Affinitäten. Mit den jüngeren Entwicklungen dieser Verbindung hat sich die Fotografiegeschichte bereits beschäftigt, wenig erforscht ist hingegen die weiter zurückliegende Epoche. In den Beiträgen des vorliegenden Heftes wird die Frage nach der Beziehung von Theater und Fotografie nicht kategorial gestellt, als Frage nach der Theatralität fotografischer Darstellungen, sondern vielmehr punktuell, als Frage nach den Verkennungen, Verschiebungen und Konflikten, die dort entstehen, wo zwei Systeme der Bildproduktion aufeinander treffen.

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L'édition électronique en débat au Salon de la revue

image Le 16e Salon de la Revue (14-15 octobre 2006) organise un débat autour du thème: Revues de sciences humaines au temps d'Internet: quelles promesses? Quelles menaces?, samedi 14 octobre de 17h à 18h30, à l'Espace des Blanc-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris.

Argument: Les revues de sciences humaines ont compris depuis longtemps quel profit elles pouvaient tirer d'internet, pour leur rayonnement international comme pour leur diffusion. Développant leur propre site, numérisant leur collection ancienne, rejoignant différents portails, elles n'ont pas craint la modernité. Aujourd'hui pourtant elles s'interrogent: le numérique est-il leur ultime horizon? Est-ce à terme la disparition de leur forme imprimée? N'est-ce pas la spécificité même du travail de la revue qui sera ainsi mis à mal? Quelles sont les contraintes et limites (économique, légale, organisation éditoriale) de cette "nouvelle donne" informatique? Quelles politiques de soutien et d'accompagnement sauront mettre en œuvre les institutions qui les financent?

Intervenants: Sophie Barluet (CNL), Rolande Borrelly (Economies et sociétés), Jean-Yves Boursier (Socio-Anthropologie), Marin Dacos (Revues.org), François Gèze (La Découverte), André Gunthert (Etudes photographiques), Claire Lemercier (Histoire et mesure), Philippe Minard (Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine), Marie-Madeleine Usselmann (Mappemonde). Modération: Éric Brian (Revue de synthèse).

Edit: compte rendu, voir: "Où en est l'édition électronique française en SHS", 16/10/2006.

France Culture questionne le droit des images

image Le vigoureux débat public qui a accompagné en France la discussion sur la loi DADVSI a témoigné d'une large prise de conscience par l'opinion, en dépit de l'aridité de la matière, des enjeux liés à l'encadrement juridique des nouvelles pratiques électroniques. Fort de cette leçon, France Culture a osé consacrer hier soir une émission - certes tardive - à la question des évolutions récentes du droit des images dans le contexte numérique.

Invités par Jean-Baptiste Soufron à "Minuit/dix", quotidienne animée par Laurent Goumarre, Jean-Paul Bessières-Orsoni, chef de l'agence photographique de la Réunion des musées nationaux (RMN), Didier Rykner, directeur de la revue en ligne La Tribune de l'art et votre serviteur ont entrepris de défricher les broussailles qui entourent la conjonction de la photographie numérique et d'internet. Ce n'est pas sans plaisir que je participais à une rencontre directement issue de la discussion entamée ici même, dans les commentaires du billet "Daguerre et Wikipedia (fin)".

Volontiers placé par la pente de la conversation en situation d'accusé, le représentant de la RMN défend avec conviction une position d'ouverture et de respect des missions de service public. L'objectif de l'agence, explique-il, n'est pas de faire des bénéfices, mais seulement d'assurer le financement des campagnes de reproduction des collections patrimoniales (18.000 à 20.000 reproductions effectuées en moyenne par an), en vertu de quoi la plus grande tolérance est requise à l'endroit de projets non commerciaux. Mais on sent parfois Bessières-Orsoni gêné aux entournures. En soulignant les dysfonctionnements des méga-agences, Getty et Corbis, il donne l'impression de botter en touche. Pressé de questions sur les usages en ligne, le représentant de la RMN fournit une précision intéressante: les 365.000 images disponibles sur le site de l'agence (en 650 pixels de côté) sont considérées comme librement copiables pour les usages non commerciaux en ligne. Il y a toutefois loin entre cette permission tacite et la position officielle d'un pays comme les Etats-Unis, qui a inscrit dans la loi le caractère public de toute image réalisée dans le cadre d'un programme fédéral (comme par exemple les photographies de la NASA, mais aussi de la Farm Security Administration ou de nombreux fonds de la bibliothèque du Congrès).

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Le point sur l'évolution du droit des images

image Plusieurs travaux récents, aux Etats-Unis ou en Allemagne, ont fait le point sur les évolutions imposées par internet et les pratiques de la photographie digitale dans le domaine du droit des images. En attendant une contribution semblable dans l'aire francophone, signalons la mise à jour de l'ouvrage de référence de Marie Cornu et Nathalie Mallet-Poujol, Droit, Oeuvres d'art et Musées. Protection et valorisation des collections, aux éditions du CNRS, qui intègre les dernières dispositions de la loi DADVSI et propose une synthèse efficace des textes et de la jurisprudence en vigueur en matière muséale.

Parmi les nombreux articles traitant des problèmes liés à la photographie, on retiendra en particulier la section consacrée à "La politique française en matière d'édition d'art" (p. 471-496), qui détaille les conditions de reproduction des oeuvres. On y observera la dérive des pratiques des institutions patrimoniales qui, abusant du critère de sécurité, s'exonèrent de leurs obligations de service public au nom de la préservation des oeuvres. Ainsi de l'interdiction de photographier qui commence à se répandre dans les collections publiques et qui est clairement en contradiction avec les dispositions légales et morales d'accès aux oeuvres, dès lors que cet acte ne porte en rien atteinte à leur intégrité, par exemple en l'absence de flash.

L'ouvrage rappelle l'évolution récente du droit à l'image, qui encadre désormais de façon ferme la possibilité de photographier des bâtiments et autres biens visibles, et subordonne le dépôt de plainte à l'existence d'un “trouble anormal”. Pour la Cour de cassation, qui a statué sur ce point en 2004, le droit de propriété ne s'étend pas à l'image du bien (p. 479).

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A quoi sert le livre de Roland Recht?

image Voilà un vrai scandale éditorial - et je pèse mes mots - mais aussi une immense déception, à la mesure de la stature de Roland Recht, malheureux auteur de ce qu'il faut bien appeler un "contre livre". A l'heure où l'édition de sciences humaines est en crise, produire ce genre d'ouvrage relève de l'homicide volontaire.

Alerté par quelques listes de distribution, et le bouche à oreille j'acquiers le dit ouvrage. Premier choc : ce magnum opus que vantaient certains critiques de radio culturelle est une toute petite chose de 110 pages aérées, menées sous forme de conversation et coûte ...17 €. Certes l'histoire de la philosophie peut se retrouver bouleversée par 4 pages bien senties. Mais l'histoire? Et à l'époque du fast-lire et du zapping, la réponse (capitale) à une aussi belle question ne peut passer par une simple plaquette.

La taille d'abord. Size matters, désolé. On ne peut lever des ambiguïtés, convaincre de la spécificité, voire de l'existence, d'une discipline par quelques remarques, déclarations et aphorismes. Je ne suis pas sûr de partager les positions de Roland Recht sur la définition de l'histoire de l'art (65), mais je le suis en tout point lorsqu'il déclare qu'elle prospère dans le monde anglophone et germanique (mais que dire du monde latin?) alors qu'elle se trouve en France reléguée dans les limites de l'université. Ses explications ne me convainquent pas pourtant, mais surtout en raison de leur caractère peu développé et superficiel alors qu'une étude large et approfondie s'imposait. Car il y a d'autres disciplines où le schéma est identique, la littérature comparée par exemple. Ce n'est donc peut-être pas que la démarche française serait plus pratique (ou anti-théorique) que l'allemande ou l'américaine, on pourrait même assez facilement affirmer le contraire. Il faudrait en revanche peut-être regarder du côté de la structure même de l'historiographie française (et ses rapports très distants avec l'idéalisme hégélien à l'opposé de la tradition historiographique anglophone, surtout américaine, et allemande), ainsi que vers la formation des cadres depuis l'époque napoléonienne. Je dois reconnaître que Recht en parle un tout petit peu, mais comme à la marge, alors que ce fait est central, non pas simplement pour comprendre l'histoire de l'art française (sinistrée aujourd'hui il faut bien le dire) mais pour expliquer l'état catastrophique de l'université française toute entière alors que l'Allemagne, le Royaume uni, et les Etats-Unis, malgré des difficultés, prospèrent dans ces domaines. En effet, le partage de la formation entre les "grands corps" de l'Etat (ou assimilés) par des écoles, et les professions "libérales" par l'université a permis certes le développement post-colbertiste du pays, mais lui ferme les portes du XXIe siècle. Or, l'analyse que fait Recht du creuset - de la discipline (p. 47), indispensable à la compréhension de ce phénomène qui a plombé l'histoire de l'art en plombant l'université, reste chétive. Pour le dire vite, aux Etats-Unis tous les historiens, quels que soient leurs missions ou emplois futurs, sont formés à l'université. Et cela change tout!

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Bourse de recherche Neuflize/INHA en histoire de la photographie

Bourse d’encouragement à la recherche en histoire de la photographie de la fondation Neuflize Vie

Appel à candidature 2006

La fondation d’entreprise Neuflize Vie pour la photographie contemporaine, en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), décerne pour la première année une bourse d’encouragement à la recherche en histoire de la photographie d’un montant de 15.000 euros.

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Which Came First: The Disney or the Art?

An exhibition currently at the Grand Palais, “Il était une fois Walt Disney: aux sources de l’art des studios Disney,” asks similar questions, and has generated controversy with its perceived bid to elevated Disney to high art.

Source: Jonathan Lackman, The Art History Newsletter, 28/09/2006.
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Les 11e rencontres du cinéma documentaire

image Du 3 au 10 octobre 2006 au cinéma Le Méliès à Montreuil.

LE POINT DE VUE. La question du point de vue est centrale dans le documentaire où son expression est une ligne de rupture qui permet, plus sûrement que les questions formelles, de le distinguer du reportage ou d’autres formes de travail sur le réel qui ne ressortent pas du cinéma. Ainsi la singularité de son point de vue permet-il au documentariste de se libérer de la dictature du "sujet", de mettre en scène un personnage en filmant une personne réelle, de tirer une tragédie d’un fait divers, une rêverie poétique d’un paysage urbain, le schéma des rapports de force des inextricables comportements de groupes...
Nous avons donc conçu un parcours, traversé par ces questions propres au travail documentaire, rassemblant des films récents et de patrimoine, oeuvres singulières qui ont en commun de désigner clairement cette question du point de vue.

SOIREE D'OUVERTURE - 3 octobre
Momo le doyen de Laurent Chevallier
France, 2006, Vidéo, couleur, 85', prod: Sombrero and Co

SOIREE DE CLOTURE - 10 octobre
Avant-première, Là bas de Chantal Akerman
France / Belgique, 2006, Vidéo, couleur, 78', prod: AMIP, Paradise Films

Programme complet: http://www.peripherie.asso.fr/... (télécharger en pdf).

Projection de "Nuremberg. Les nazis face à leurs crimes", de Christian Delage

image Arte annonce la diffusion le 4 octobre 2006 à 20h45 de Nuremberg. Les Nazis face à leurs crimes, un film de Christian Delage (France, 2006, 90 min, La Compagnie des Phares et Balises/Arte France).

"Les audiences de Nuremberg, ossature d’un documentaire exceptionnel"
Par Frédérique Pris (AFP)

Un documentaire sobre, pédagogique et passionnant de bout en bout, plonge le téléspectateur au coeur de ce procès historique, grâce aux images tournées dans le palais de justice par une équipe de cameramen américains. Contrairement à d'autres films sur ce sujet (notamment le célèbre De Nuremberg à Nuremberg de Frédéric Rossif), le documentaire de Christian Delage ne quitte presque jamais les quatre murs du palais de justice de la ville allemande.

Le procureur général américain Robert Jackson avait décidé de filmer les audiences du tribunal militaire international de Nuremberg, où comparaissaient 22 dignitaires nazis, accusés de crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les prises de vue sont assurées par l’équipe de la Field Photographic Branch, une unité spéciale des Services secrets américains créée par le célèbre réalisateur John Ford avant l’entrée en guerre des États-Unis.

Tout au long des dix mois du procès (de fin novembre 1945 au 1er octobre 1946), 25 heures de films ont été accumulées, sur des pellicules dont la durée n’excède pas 10 minutes. Ce sont ces images – transférées sur support vidéo par le Musée américain de l’Holocauste – qui servent d’ossature au documentaire de Christian Delage. La caméra s’attarde sur les préparatifs des cameramen, des sténos, des dessinateurs de la presse, avant de se tourner vers le box des accusés, où entrent Hermann Göring, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Rudolf Hess...

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Les séminaires du Lhivic en ligne

image Le programme des séminaires 2006-2007 du Lhivic est en ligne sur le nouveau site du laboratoire.

Celui-ci est réalisé sur la base d'une structure de blog sous WordPress, à partir du remarquable thème dynamique "Anaconda" (XHTML 1.0 transitional). A noter: l'affichage de la colonne de droite, qui liste les derniers billets parus sur ViteVu et ARHV, ne s'effectue pas correctement sur Internet Explorer sous Windows (voir les affichages dans des contextes divers sur BrowserCam).

C'est l'occasion, pour ceux qui utilisent encore Internet Explorer, de prendre dès la rentrée de bonnes habitudes, et de passer sous Firefox. IE n'est pas l'ami du web dynamique, il y a quantité d'instructions qu'il ne sait pas afficher, sans parler de sa lenteur et de ses failles de sécurité. Firefox est désormais le navigateur de référence dans le monde, il est rapide et sûr, et bénéficie d'un environnement logiciel exceptionnel, sous forme d'innombrables plugins et extensions. Depuis la version 1.5, les mises à jour se font automatiquement d'un seul clic, c'est un vrai plaisir.

Colloque "La trame des images" à l'EHESS

image Le Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic/Cehta) et la revue Etudes photographiques présentent:

La trame des images. Histoires de l'illustration photographique

Colloque international, dirigé par André Gunthert et Thierry Gervais
Les 20-21 octobre, EHESS, amphithéâtre,105, bd Raspail, 75006 Paris

Argument: Les usages de la photographie dans la presse et l'édition ont toujours réclamé le bénéfice des qualités d'authenticité et d'immédiateté de l'enregistrement. Peu d'images font pourtant l'objet d'autant de médiations que celles prises dans la trame des pratiques éditoriales. De l'invention du récit de l'actualité aux contraintes de la mise en page, des nécessités économiques aux pouvoirs de l'esthétique, ce colloque interrogera les interactions complexes de l'illustration. Un état des lieux d'un des domaines les plus vivants de la recherche en études visuelles, qui vise à esquisser les points de repère d'une nouvelle histoire.

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Colloque "Photographie et corps politiques" à l'INHA

"PHOTOGRAPHIE & CORPS POLITIQUES"
Colloque international
Auditorium, Institut National d'Histoire de l'Art
2, rue Vivienne, 75002 Paris, France
20-21 octobre 2006

Direction: François Soulages (Université Paris 8)
Organisation: Catherine Couanet, François Soulages, Marc Tamisier
Ce colloque est réalisé sous l'égide de l'AIAC (Art des images & art contemporain), l'Equipe de recherche EA 4010 de l'Université Paris 8, RETINA (Recherches Esthétiques & Théorétiques des Images Nouvelles & Anciennes) & OICT (Observatoire International du Corps Transformé).

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Parution de "L'image au service de la révolution", de Michel Poivert

Les éditions du Point du Jour annoncent la parution de L'image au service de la révolution. Photographie, surréalisme, politique, par Michel Poivert.
Loin d'un surréalisme onirique, ce recueil de textes montre le rôle de la photographie dans les stratégies du mouvement emmené par André Breton. La puissance du document assure, dans les années 1920-1930, le passage d'une culture artistique à une culture politique. Pour parvenir à cette conversion, la photographie donne une vision concrète des concepts surréalistes en prenant pour modèle les révolutions scientifiques. L’image mentale devient, grâce à Dali, Brassaï ou encore Man Ray, une force objective susceptible d’engager l’avant-garde dans la grande histoire.

Format: 156 x 220 cm, 128 p, 30 ill., ISBN: 2-912132-49-5, 19 €.

Cycle de conférences sur le portrait au Louvre

A l'occasion de l'exposition "Portraits publics, portraits privés", du 4 octobre 2006 au 8 janvier 2007 (Galeries nationales du Grand Palais), le Louvre organise un cycle de trois conférences sur le portrait.

Les années 1770-1830 sont marquées par de profonds bouleversements sociaux, politiques et culturels, dominés par les Lumières, les révolutions américaine et française et le romantisme. Le portrait s'affirme alors comme le genre moderne par excellence, parallèlement à l'émergence de la société bourgeoise. Les plus grands artistes, de Reynolds et Gainsborough à Canova, de David à Goya et Houdon, d'Ingres à Lawrence, Géricault ou Delacroix, s'y adonnent, portant le portrait aussi bien peint que sculpté à un niveau de qualité éblouissant et marquant le passage de l'image officielle à un mode plus intime de représentation.

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Pomme S

image Bientôt la rentrée. Un conte édifiant, pour faire peur aux étudiants. Une histoire d'aujourd'hui. Giovanna est une jeune doctorante en ethnologie à l'EHESS. Après plusieurs mois de terrain en Afrique, elle rentre chez elle, au Brésil. A peine arrivée, crash du disque dur. Dans le magasin, où elle a rapporté son portable, vieux de quatre ans à peine, le vendeur lui dit qu'il n'y a rien à faire. Elle pleure. Sur son ordinateur, il y a plus de 800 photos de ses recherches. Comment, lui dis-je, tu n'avais pas fait de copie? (C'est décidément un tropisme à l'EHESS – private joke.) Eh bien, le graveur de CD était mort, et elle était justement en train de se renseigner pour un disque dur externe. Devant sa détresse, le vendeur lui dit qu'on peut tenter une récupération de données. C'est 1.500 dollars. Alors, qu'est-ce que tu as fait? Eh bien, j'ai payé! Le prix d'un ordinateur. Quinze jours d'attente. Pendant quinze jours, j'ai perdu une partie de ma vie, dit-elle. Il y a encore dix ans, perdre le contenu d'un ordinateur, cela voulait dire perdre son carnet d'adresses et tous ses fichiers Word. Dont on avait généralement des sorties papier. C'était très ennuyeux. Mais aujourd'hui, sur ces merveilleuses machines si versatiles, il y a notre courrier, notre musique, nos photos, nos films, les mots de passe de nos abonnements internet, les adresses de nos fils RSS, la clé de toutes nos lectures. Perdre tout ça? Mieux vaut ne pas y penser. Heureusement, les photos ont pu être récupérées. Dans le désordre, et sans noms de fichier. A peine rentré chez moi, j'ai allumé mon disque dur externe. Evidemment, ça faisait deux mois que je n'avais pas fait de sauvegarde.

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