Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Album "Echanges transatlantiques entre Paris et New York"

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L'album photo de la journée d'études "Photographie et institution(s). Echanges transatlantiques entre Paris et New York" (université Paris 7, 23/03/2007) est en ligne sur Flickr (programme complet, voir: www.vitevu.fr/info...).

Ecoles maternelles du XXe: l'info est sur le web

Le mardi 20 mars 2007, à la sortie de l’école, des parents d’élèves et des enfants ont assisté à l’arrestation musclée d’un grand-père d’origine chinoise, suite à un contrôle d’identité dans un café qui jouxte quatre écoles, à l’angle des rues Rampal et du Général Lasalle. (...) Alors qu’il n’opposait aucune résistance, il a été menotté et jeté violemment dans une des trois voitures qui bloquaient le carrefour. Cette arrestation spectaculaire et musclée, survenue sous le regard des enfants, a entraîné l’indignation des parents rassemblés devant l’école Rampal.

Reportage de Juliette Warlop du 20/03/2007, diffusé le 23/03/2007 sur LaTéléLibre.fr.

Je vois cette vidéo et je pense donc à ces flics (qu'importe s'ils sont contents ou pas de ce qu'il font, beaucoup doivent seulement penser à faire bouffer leur famille) qui se retrouvent bien seuls face à un petit groupe d'hommes et de femmes bien déterminés. (...) Finalement, ils vont passer en force, à coup de lacrymos. Mais ce que j'ai vu, ce n'est pas leur force, c'est leur faiblesse, c'est leur peur. Et des flics qui ont peur, ça ne me réjouit pas du tout. Des flics qui sont contre la population qu'ils sont censés protéger, ça n'annonce rien de bon.

Commentaire d'Agnès Maillard du 23/03/2007, sur Le Monolecte.

Compte rendu de "Histoire de la Cinémathèque française", de Laurent Mannoni

Laurent Mannoni, Histoire de la Cinémathèque française, Paris, Gallimard, 2006, 507 pages, ill. NB, 42 €.

L’histoire de la Cinémathèque française que nous offre Laurent Mannoni dans cet ouvrage a été longtemps attendue des cinéphiles comme des historiens. Car si les nombreuses péripéties qu’a connu ce haut lieu du cinéma mondial depuis sa création en 1936 ont fait couler beaucoup d’encre, jamais encore un tableau approfondi et véritablement historien n’en avait été dressé. Libéré de la mythologie langloisienne et des règlements de compte (qui font toutefois partie de l’histoire de la Cinémathèque et qu’il parvient à retracer avec clarté et précision), Laurent Mannoni a su s’appuyer sur des archives largement inédites et jusqu’alors très peu exploitées pour retracer l’histoire d’une institution-phare de la culture cinématographique, de ses débuts chaotiques à l’initiative de quelques cinéphiles autodidactes et passionnés, à sa récente installation rue de Bercy par le ministère de la Culture. En six chapitres chronologiques qui en retracent les développements et les déboires, il nous livre une histoire à la fois intime et contextualisée de la Cinémathèque, de ses défenseurs et de ses adversaires. Les grands moments de cette histoire, comme le sauvetage des films pendant l’occupation ou la fameuse "Affaire Langlois" en 1968, retrouvent ainsi leur sens dans une continuité, une vision globale de cette institution qui a longtemps manqué.

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Pouvoirs de l'image, mystères de la recherche

Il est de tradition sur les blogs de relever les requêtes les plus étranges ayant conduit sur le site. Enregistrée aujourd'hui à 10h40, la question suivante, sur AOL Search: “faire peur à un ami avec une image à l'ouverture de son PC”, me plonge je l'avoue dans des abîmes de perplexité – tant par son libellé et ce qu'il suggère d'intelligence artificielle dernier cri, par le but énigmatique visé par l'internaute, que par les réponses du moteur, qui donne ARHV en 2e et 3e positions, avec des renvois sur les tags "pratiques" et "photo digitale". Pour le cas où ce farceur adepte des nouvelles technologies repasserait par ici, les suggestions pour obtenir l'effet recherché seront les bienvenues.

Le Vidéomètre: une mesure d'audience des vidéos politiques

image Alors que s'ouvre le dernier mois de campagne, à un moment où la communication politique va désormais faire l'objet d'un contrôle étroit, sous l'égide du principe d'égalité du temps de parole entre les candidats, le Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic), en partenariat avec Télécom Paris, propose un outil d'évaluation de l'audience des vidéos politiques sur internet: le Vidéomètre.

Chacun a pu le constater: la campagne présidentielle a été largement affectée par les nouveaux modes de diffusion des vidéos en ligne. Cette offre est hétérogène et émane de multiples sources. On trouve aussi bien des vidéos de communication officielle émanant des partis, des clips de soutien ou de critique postés par des partisans ou des opposants à un candidat, des films satiriques, des extraits d’émission de télévision, etc. Plusieurs observateurs ont commenté les performances de telle ou telle vidéo. Mais les analyses butent sur la capacité à identifier correctement l'audience d'un contenu, ainsi que sur la capacité à mettre ces chiffres en perspective.

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Société du football

Notes rapides et répétitives sur un sport imaginaire ou petite utopique du footballeur

image Les notes qui suivent ont été rédigées en deux temps. La première moitié, au lendemain de la demi-finale de la coupe du monde de football 2006 qui opposait l’équipe française au Portugal. L’autre moitié, dans les jours qui ont suivi la finale perdue par les Français contre l’Italie.
Ces réflexions, généralement lacunaires, reposent sur deux propositions qu’il est plus commode de préciser d’emblée.
Proposition n° 1: il est probable qu’un match de football ne se gagne pas par l’accumulation des buts, mais grâce à la création et l’incorporation par les joueurs d’images de victoire. Contre toute attente, le matériel élémentaire du match de football n’est pas la physicalité (le terrain, le ballon, la vitesse, la frappe) mais l’imaginaire (et c’est ce qui explique les engouements et les débordements des publics et des nations).
Proposition n° 2: un seul joueur de football en activité a compris l’importance des images, la nature imaginaire de son sport.
Ces propositions, on l’aura compris, sont des hypothèses de travail. Hypothèses qui présentent le grand intérêt de déplacer les approches de la pratique sportive hors du champ d’analyse des professionnels et des discours critiques-médiatiques qui les relayent.
Le choix d’un objet a priori peu noble et une focalisation étroite ont des vertus méthodologiques: le terrain est libre pour l’abstraction et la réflexion spéculative. Ce texte, en conséquence, est composé de sentences assez courtes qui se diffractent ou se réfléchissent entre elles.

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Compte rendu du colloque "Art and the Early Photographic Album"

image Réuni par l'historien d'art Stephen Bann, le colloque "Art and the Early Photographic Album" s'est tenu à la National Gallery de Washington les 9 et 10 mars 2007. L'objectif était l'examen des nouvelles formes de présentation et de valorisation des collections muséographiques par l'intermédiaire de l'album illustré dans la seconde moitié du XIXe siècle. En prenant le relais des productions éditoriales gravées, la photographie avait-elle modifié la perception de l'oeuvre d'art? En s'écartant de la problématique de l'authenticité, la plupart des contributions ont apporté la preuve de la productivité de la représentation photographique des oeuvres d'art. Ainsi Philippe Jarjat (EHESS) a-t-il pu montrer combien le traitement du "Jugement dernier" de la chapelle Sixtine par Adolphe Braun avait contribué à la sélection de nouveaux motifs au sein de l'oeuvre de Michel-Ange. De même, Frederick N. Bohrer (Hood College) a expliqué le travail complexe de reconstitution effectué par Curtius en 1896 pour produire une restauration virtuelle des sculptures de l'antiquité. D'autres contributions, comme celle d'Anthony Hamber, tentaient de produire une évaluation globable du paysage des PIPs (publications illustrées de photographies) au XIXe siècle, en montrant le rôle fondamental joué dans cet essor par les albums consacrés à l'art. Austen Barron Bailly (Los Angeles County Museum of Art) illustrait cette démonstration par l'analyse des jeux de mise en page de la Galerie contemporaine (1874-1886) de Ludovic Baschet, et soulignait à son tour l'importance de ces ouvrages dans la constitution de canons.

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Droits des images: la National Gallery se joint au mouvement

image Pour compléter le billet précédent, on notera avec intérêt que la National Gallery of Art (Washington) compte rejoindre dès cette année le mouvement engagé par le MET et le V&A, visant à exonérer les chercheurs et les enseignants des droits de reproduction des images. Si le musée hésite encore sur les modalités pratiques, il envisagerait, d'après Elizabeth Cropper, de faire porter cette mesure sur l'ensemble de ses collections. Le ralliement de la principale institution nationale américaine va peser lourd dans la balance et donne des assurances solides sur l'irréversibilité du mouvement pour les musées de l'aire anglophone. Comment vont se positionner les institutions françaises par rapport à cette nouvelle donne? Les responsables concernés ont gardé jusqu'à présent un silence prudent sur la question. Il y a fort à parier qu'ils ne pourront plus maintenir très longtemps cette réserve.

Metropolitan Museum and ARTstor Announce Pioneering Initiative to Provide Digital Images to Scholars at No Charge

image Press release, The Metropolitan Museum of Art, Communications Department.

In a new initiative designed to assist scholars with teaching, study, and the publication of academic works, The Metropolitan Museum of Art will distribute, free of charge, high-resolution digital images from an expanding array of works in its renowned collection for use in academic publications. This new service, which is effective immediately, is available through ARTstor, a non-profit organization that makes art images available for educational use.

"The Metropolitan Museum of Art has long sought to address the significant challenges that scholars confront in seeking to secure and license images of objects from the Museum's collections," stated Metropolitan Museum Director Philippe de Montebello in making the announcement. "We hope, through this collaboration, to play a pioneering role in addressing one of the profound challenges facing scholars in art history, and scholarly publishing, today."

ARTstor's Executive Director, James Shulman, added: "By taking such a bold step in supporting publications based on art-historical research, the Metropolitan is providing enormous leadership to the entire sector. Scholars - in higher education and in museums - have been struggling with the question of how digitization might help to enable, rather than hinder, scholarly communications. For all involved, it is obvious that, when faced with an important directional challenge, the Metropolitan is providing decisive leadership."

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Colloque "Littérature et photographie" à Cerisy

Du 20 au 30 juillet 2007

Le colloque "Littérature et photographie" se donnera notamment pour ambition de pointer comment les relations entre photographie et littérature, dès les années 1840 et jusqu’à nos jours, ont été porteuses d’enjeux esthétiques, politiques et sociaux majeurs. Il fera le point sur cet objet d’étude relativement nouveau, à la croisée de plusieurs disciplines, mais dont l’actualité de la production scientifique manifeste qu’il intéresse de nombreux jeunes chercheurs.

Trois problématiques organiseront les communications: 1) La “Mimesis” littéraire traditionnelle se trouve remise en cause ou en jeu par l’apparition de cette image singulière: quelles sont dès lors les esthétiques induites, en particulier quels "réalismes"? 2) Comment, par quelles formes conflictuelles, la photographie a-t-elle contribué à engendrer l’esthétique de la "modernité"? 3) Nombre de livres d’artistes furent réalisés en collaboration entre un auteur littéraire et un photographe (les deux parfois réunis en un seul): quel statut pour le texte et les images, quelle conception de l’objet-livre ces collaborations ou intersections ont-elles pu susciter?

Direction: Liliane Louvel, Danièle Méaux, Jean-Pierre Montier.
Avec le soutien du CELAM, de l’équipe "Arts: pratiques et poétiques" et de l’université Rennes 2 Haute Bretagne.

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Le Korean War Memorial: un monument photographique

image Sur le Washington Mall, le parc des monuments nationaux américains qui occupe le centre de la capitale, entre la Maison Blanche et le Congrès, était inauguré en 1995 un nouvel ouvrage, dédié aux vétérans de la guerre de Corée (1950-1953). Visiblement inspiré du célèbre Vietnam Memorial situé non loin de là (et d’ailleurs réalisé par le même cabinet d’architectes), celui-ci inclut dans son dispositif, outre la représentation d’une colonne en marche, un mur de granit noir de cinq cents mètres de long. Mais au lieu d’y déchiffrer les noms des soldats tombés au combat, comme sur le monument commémorant le conflit vietnamien, le visiteur est confronté ici à une constellation de visages gravés dans la pierre.

Regroupées en fonction des différents corps et services de l’armée à la manière d’un immense collage, 24.000 figures y ont été transcrites par ordinateur à partir de photographies anonymes des archives nationales. La technique utilisée produit un effet analogue à une trame d’impression: quoique le support de ces portraits n’ait rien de photographique, les myriades de petits trous criblant la surface du granit reconstituent les caractères distinctifs de l’image photo. C’est bien là l’effet souhaité. Indigne en tant que telle d’appartenir au dispositif sacramentel du mémorial, la photographie s’y trouve néanmoins citée – mobilisée pour produire l’effet pathétique de l’identification, et plus encore: vampirisée, précisément réduite à ses effets, dans une sorte d’insupportable chantage à l’émotion.

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"Tous photographes": la photographie fluide

image L'exposition "Tous photographes! La mutation de la photographie amateur à l'ère numérique" (du 08 février au 20 mai 2007, Musée de l’Elysée, Lausanne) se propose d’explorer l’évolution de la photographie amateur depuis l’essor des technologies numériques de prise de vue et de diffusion. Tout le monde est invité à faire parvenir au musée une photo de son cru pour qu’elle soit intégrée dans le dispositif de l’exposition.

Il se trouve que j'ai étudié en détail la première exposition d'importance qui avait été consacrée à la photographie amateur en France: "Photos de famille", présentée sous la Grande Halle de la Villette dans le cadre du Mois de la Photo 1990[1].

Or, ce qui me frappe en lisant les commentaires polémiques que suscite l'actuelle exposition du Musée de l'Elysée, c'est que, si la technologie a changé, le dispositif demeure le même: projeter en continu des photos d'amateurs. Ici, par le biais d'un vidéoprojecteur, à Paris au moyen de bons vieux projecteurs de diapos. Ce n'est pas sans rappeler les projections diapos qui ont émaillé tant de soirées entre amis du temps des traditionnelles photos de vacances! Certes, dans l'une et l'autre exposition, il y a également des photos exposées sur des cimaises, à l'égal d’œuvres d'artistes: toute la question est alors de savoir ce qui leur vaut cette dignité, qui en décide et selon quels critères. Mais il est tout de même caractéristique que la projection d'un flot d'images anonymes demeure un dispositif central dans ce type d'exposition, comme si la photo d'amateur ne pouvait être traitée autrement que comme un matériau, un fluide à la limite indistinct (les organisateurs de l’exposition ambitionnent de recueillir un million de photos). Et si jamais s'en dégage une esthétique (car c'est bien là toute la question: sommes-nous devant une invention radicale ou bien devant la énième répétition de l'existant?), elle ne serait pas due aux amateurs eux-mêmes, mais aux spécialistes éclairés qui auront su pêcher dans ce flot quelques perles méritant la consécration éphémère du musée. C'est une curieuse opération celle qui consiste à faire entrer au musée la photo d'amateur car elle requiert, en quelque sorte, de priver d'abord celle-ci de toute qualité pour mieux pouvoir ensuite la réinventer selon des critères savants (notamment esthétiques) supposés par principe étrangers aux photographes anonymes.

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Journée d'études "Photographie et institution(s). Echanges transatlantiques entre Paris et New York"

Les échanges transatlantiques entre Paris et New York constituent un champ d’études relativement inexploré de l’histoire de la photographie. C’est dans le contexte du pictorialisme que s’engagent des dialogues autour de la photographie entre les deux villes, avant que la création du Museum of Modern Art (1929) n’impose New York comme le lieu de référence pour la politique muséale. Mais, dans ces deux métropoles, véritables centres dynamiques en matière de politique culturelle impliquant aussi bien les secteurs publics que privés, les relations se perpétuent tout au long du XXe siècle entre les artistes, les galeristes, les critiques et les responsables institutionnels. Cette journée d’études se propose d’évoquer au travers de différentes approches la richesse de ces rencontres transatlantiques.

Journée d’études organisée dans le cadre de l'école doctorale "Langue, littérature, image, civilisation" par François Brunet (université Paris 7), Nathalie Boulouch (université Rennes 2) et Gaëlle Morel (université Rennes 2).

Vendredi 23 mars 2007, Université Paris 7, Institut Charles V, UFR Études Anglophones, Salle A 11 (1e étage bâtiment A)
10, rue Charles V, 75004 Paris, entrée libre.

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"Actes de la recherche en sciences sociales" disponible en ligne

Actes de la recherche en sciences sociales, la revue fondée par Pierre Bourdieu en 1975, est désormais intégralement accessible en ligne:
- les articles des 150 premiers numéros, parus entre 1975 et 2003, sont disponibles gratuitement sur Persée,
- les articles des numéros parus depuis 2003 sont accessibles sur Cairn en consultation payante.

Source: Liens socio.

Revoir les images de "Minority Report" en 2007

image En regardant de nouveau "Minority Report" de Steven Spielberg, remarquable film de science-fiction sorti en 2002, sa vision des images et de leurs usages en 2054 apparait souvent un peu plus crédible, mais demeure parfois largement fantaisiste et devient, plus rarement, déjà obsolète. (...) Les premiers plans dans l'appartement du policier rassureront plus d'un: il y a toujours des tirages photographiques sur la commode en 2054! Ces "photos papier" ont été apparemment prises alors que la famille était encore unie. Juste avant l'arrivée d'Anderton chez lui, S. Spielberg nous brosse ainsi son passé par un regard sur quelques photos sous verre, allusion probable à Hitchcock. (... ) Étrange septième art, qui sait parfois si bien nous projeter dans l'avenir qu'il dessine, mais qui doit aussi pour cela rester en partie "archaïque", pour que nous tous puissions peut-être mieux faire ce saut dans le temps avec lui.

Par Erwan, Iconique.net, 05/03/2007.
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