Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Kouchner lave plus blanc

Avec le retour du Vidéomètre, adapté aux législatives sous la forme d'une carte de France des vidéos de campagne, on découvre la nouvelle séquence en route vers le buzz. Il s'agit d'un bref enregistrement, posté le 16 mai dernier sous le titre "Kouchner lave plus blanc", copie d'une archive de TF1 rediffusée sur Comédie. En 2002, alors ministre délégué à la santé du gouvernement Jospin, Bernard Kouchner commente devant un poste de télévision la formation de l'équipe qui va brièvement participer à la coupe du monde. Comme Alain Finkielkraut ou Pascal Sevran, Kouchner partage avec les ralliés à Sarkozy le même jugement sur la composition de l'équipe de France. «L'équipe est bleue... et multiraciale», constate son acolyte. Commentaire de Kouchner: «Ah, ça! C'est sûr... On cherche les blancs, d'ailleurs, au milieu de tous ces... M'enfin, bon...»

Rappelons que Georges Frèche a été exclu du PS pour des propos similaires. Une telle mésaventure ne menace plus le French Doctor, déjà rayé des cadres depuis son entrée au gouvernement Fillon, et qui ne risque pas de s'attirer les foudres de l'UMP "décomplexée" par Nicolas Sarkozy. Aucun doute: l'ami Bernard est bel et bien à sa place. En revanche, la prétendue "ouverture" apparaît désormais pour ce qu'elle est: une plaisanterie de garçon de bain...

Relectures

Top ten des articles les plus consultés sur ARHV depuis le 1er janvier 2007:

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Du cinéma en 2007

image Un petit enfonçage de portes ouvertes? C'est parti. Samedi au mois de juin, en banlieue, c'est anniversaire. Tous les anniversaires des mômes sont décalés et fêtés à partir du 15 mai, ce qui permet de les envoyer au jardin. Donc, avec les miens, munis de l'invitation rituelle, on se rend au préalable au magasin de jouets du coin, histoire de ne pas venir les mains vides. Et là, je fais le constat que les critiques de cinéma sont à l'évidence asexués, pédophobes ou octogénaires. En tout cas pas munis du lardon de 7 à 14 ans, qui les aurait fait se pencher sur le prix de ces merveilles, sagement alignées sous la banderole "Spiderman 3", qui oscillent en moyenne entre 19,90 et 49,90 euros, soit au minimum trois fois le montant d'une place de cinéma pour enfant. Je me souviens avoir lu une critique du blockbuster dans Libé, d'où il ressortait vaguement pas grand chose, sinon qu'on était bien obligé de faire comme les collègues. Et que Sam Raimi tournerait des Spiderman tant qu'il aurait quelque chose à dire sur le personnage (ou alors c'était dans le journal du Mac Donald, je ne sais plus).

Même pas besoin d'aller voir le 3 (une grosse daube, mis à part l'homme-sable, très poétique, mais bon, ça fait dix minutes sur deux heures de baston high-tech sans une once de justification scénaristique). Promenez vous dans n'importe quel Toys "R" us, et vous comprendrez tout de suite que, idées ou pas, Sam, mon coco, tu me finis le 4 fissa, parce qu'il reste un gros rab de Water Blaster Triple Jet à 19,90 euros, prix promo, un point c'est tout! D'accord, Lucas, Disney & Co – rien de neuf sous le soleil... N'empêche qu'une machine industrielle comme celle-là n'a plus rien à voir depuis longtemps avec le cinéma. Et qu'on pourrait parler de la même façon de la plupart des films pour mômes (le rayon d'à côté, c'était les accessoires de Pirates des Caraïbes 3). Vous imaginez bien que je n'ai rien, mais alors rien du tout contre les critiques de cinéma. Mais ils seraient plus crédibles s'ils prenaient quelques cours d'éco, histoire de nous narrer le vrai pitch de ces sagas pour supermarchés.

Les chercheurs se mobilisent contre l'identité nationale

image Alors même que Brice Hortefeux livrait au Figaro un entretien très ferme sur les objectifs de son nouveau ministère, le groupe des historiens démissionnaires de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI) organisait hier une première réunion à l'EHESS pour faire le point sur leur initiative. Reçus mardi dernier par le ministre de l'identité nationale et de l'immigration, ils n'ont pu que constater la fin de non-recevoir opposée à leur protestation. Initiée par des groupes d'extrême-droite comme le club de l'Horloge ou le Grece, puis véhiculée par le Front national, l'association des expressions "identité nationale" et "immigration" comporte de fortes connotations xénophobes, explicitement admises par le candidat Sarkozy lui-même, lorsqu'il expliquait que cette proposition permettrait de “récupérer le vote FN” (Libération du 12/04/2007). A contrario, le ministre a tenté de banaliser l'intitulé en le ramenant aux questions de citoyenneté, et a opposé l'argument d'autorité du suffrage universel, devant lequel il faudrait s'incliner sans discuter, ce qui est une vision curieuse du débat démocratique.

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Réunion "Le droit aux images et la publication scientifique" à l'INHA

Réunion-débat, le jeudi 7 juin, 10h-12h30.
INHA, Auditorium, 2 rue Vivienne, 75002, Paris.

Avec la participation de Hilary Ballon (Columbia University, New York); Christine von Oertzen (Max Planck Institut, Berlin); Michel Guerrin (Le Monde, Paris); Barthélémy Jobert (Université de Paris IV-Sorbonne); Vincent Varet (HMV avocats, Paris); Mariët Westermann (Institute of fine Arts, New York); Kelley Wilder (Max Planck Institut, Berlin).
Modérateurs: André Gunthert (Etudes Photographiques) et Olivier Bonfait (Perspective, INHA).

La loi française sur les Droits d’Auteur et Droits Voisins dans la Société de l’Information (DADVSI) a interprété dans un sens restrictif la directive européenne, le débat s’étant focalisé sur le téléchargement de fichiers audio et vidéo. Elle a ainsi limité l’accès aux reproductions d’œuvres d’art du domaine public et aux images, que ce soit dans le cadre de l’enseignement ou d’une publication scientifique, alors qu’au même moment, différents grands musées des pays anglo-saxons « ouvrent » leurs fonds et que l’Allemagne continue de proposer un accès plus large aux images.
Cette réunion, permettant la rencontre de spécialistes de ce sujet à différents points de vue, voudrait être une occasion d’information, de mise au point et de discussion, en donnant aussi la parole aux personnes présentes dans la salle afin d’enrichir les débats.

Réunion-débat organisée par les revues de l’INHA: Etudes Photographiques, Histoire de l’art, Perspective, La Revue de l’art.

Découverte du plus vieux laboratoire photo au monde

image Un tour de clé et une porte s'est ouverte sur un passé vieux de 152 ans. Un laboratoire de l'un des tout premiers photographes au monde vient d'être redécouvert. Intact. C'est en 1840 que Joseph Fortuné Petiot-Groffier ouvre son laboratoire. Il s'en servira jusqu'en 1855 et décèdera mystérieusement, probablement à cause des chimies photographiques. Prudemment, les héritiers fermèrent la porte. De génération en génération, la demeure des environs de Chalon est restée occupée mais cette pièce restait close sans pourtant être totalement oubliée. Car la famille a toujours eu conscience de conserver ainsi un trésor mais qui restait soigneusement bouclé à double tour derrière sa porte en bois, au deuxième étage - désormais inoccupé - de l'habitation. Il y a deux ans, le dernier membre de la famille hérite à son tour de la demeure et c'est là qu'il découvre le trésor. Mais il lui faudra deux ans pour déterminer à qui il choisira de la confier, soucieux de le préserver complet, de ne pas le disperser. C'est ainsi qu'en début d'année, il décide de contacter Pierre-Yves Mahé, l'initiateur de la Maison Nicéphore Niépce, à Saint-Loup de Varennes. «J'ai quelque chose à vous montrer», glisse-t-il.

Par C. Saulnier, Le Journal de Saône et Loire, 29/05/2007.
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La révolution de la vidéo en Afrique

Dans le cadre du colloque "Supports et circulations des arts, des représentations et des savoirs en Afrique", proposé par la Maison des sciences de l'homme, à noter l'après-midi du mercredi 30 mai 2007 conscacrée à:

La révolution de la vidéo

  • 14h – Jean-Paul Colleyn (EHESS), "Le défi des nouveaux metteurs en scène africains".
  • 14h30 – Michèle Fiéloux (CNRS) et Jacques Lombard (IRD), "Produire de la culture pour l'exportation".
  • 15h – Jean-Claude Penrad (EHESS), "L'Islam des K7".
  • 15h30 – Jean-Marie Barbe (Univ. Grenoble), "Les ateliers documentaires au Sénégal".
  • 16h – Pause.
  • 16h15 – Anne-Marie Bouttiaux (Musée royal de l'Afrique centrale/Belgique), "Le corps comme support de savoir. L'apprentissage de la danse".

Discutant : David-Pierre Fila (cinéaste).
MSH, 54, bd Raspail, 75006 Paris, salle au 2e sous-sol.

Le portrait du président

De haut en bas et de gauche à droite: Adolphe Thiers (1871-1873), Raymond Poincaré (1913-1920), Paul Deschanel (1920-1924), Alexandre Millerand (1920-1924), Albert Lebrun (1932-1940), René Coty (1953-1959), Charles de Gaulle (1959-1969, photo: Jean-Marie Marcel), Georges Pompidou (1969-1974: photo: François Pages), Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981, photo: Jacques-Henri Lartigue), François Mitterrand (1981-1995, photo: Gisèle Freund), Jacques Chirac (1995-2007, photo: Bettina Rheims), Nicolas Sarkozy (2007, photo: Philippe Warrin), © La Documentation française.
Voir la série complète des portraits des présidents de la République sur le site de La Documentation française.

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Dans 46 ans, les images d'Hergé

image Pourquoi la photo d'un Rubik's cube pour célébrer le centenaire d'Hergé? Pour être juste, ce n'est pas un vrai Rubik's cube, mais une imitation, d'assez mauvaise qualité. Inventé en 1974 par Ernő Rubik, professeur d'architecture, ce jeu est protégé en 1975 par un brevet hongrois. J'ai découvert le Rubik's cube à l'adolescence, c'était un objet fascinant. Aujourd'hui, Ernő Rubik est bien vivant. Son cube a 33 ans. N'importe qui a le droit de réutiliser ce dispositif et le cas échéant de le mettre en vente. L'invention du professeur appartient à tout le monde.

Les albums de Hergé ont bercé mon enfance. Certains de ses dessins sont enfoncés si profondément dans mon cerveau qu'ils n'en disparaîtront jamais. Et pourtant, ces images, même pour célebrer leur créateur, je n'ai pas le droit de vous les montrer. Hergé est mort à Bruxelles en 1983. Cela fait 24 ans qu'il ne peut plus profiter des revenus de son oeuvre, aujourd'hui propriété de la société privée Moulinsart. D'après les dispositions du droit d'auteur, il faudra attendre encore 46 ans pour que ses images reviennent au patrimoine public. J'espère être encore parmi nous ce jour-là.

"Etudes photographiques" fête ses dix ans

Fondée en 1996, la revue Etudes photographiques fêtera ses dix ans à l'occasion de la parution de son n° 20, consacré aux actes du colloque "La trame des images". Avec ce volume, à paraître début juin, la seule revue scientifique francophone consacrée à la photographie devient aussi celle qui aura connu la plus longue durée de vie. Un cocktail est organisé le 18 juin prochain à l'Institut national d'histoire de l'art, suivi d'un dîner auquel sont conviés tous les auteurs et contributeurs de la publication (renseignements auprès de la Société française de photographie).

Parution "History of Photography", summer 2007

"History of Photography", volume 31, n° 2, summer 2007.
Table of Contents:

  • Francois Brunet, "Revisiting the Enigmas of Timothy O’Sullivan: Notes on the William Ashburner Collection of King Survey Photographs at the Bancroft Library".
  • Dana MacFarlane, "'Arresting Strangeness': Walter Benjamin’s Proust and Carlo Naya's Giotto".
  • Nigel Raab, "Visualising Civil Society: The Fireman and the Photographer in Late Imperial Russia, 1900–1914".
  • Robert Dixon, "Spotting the Fake: C. E. W. Bean, Frank Hurley and the making of the 1923 Photographic Record of the War".
  • Brian Stokoe, "Class Tourism and Photography: The Typological Portraits of E. O. Hoppe and J. D. Beresford".
  • Andres Garay and Jorge Latorre, "Martin Chambi: A 'Self-Portrait'".

Reviews by Elizabeth Edwards, Robin Kelsey, Roberta McGrath, Kevin Moore, Guy Thomas.

Source: liste H-Arthist, http://www.arthist.net.

Journée d'études "La photographie d'après-guerre: identité et inspiration"

Le mercredi 27 juin 2007
Salle René Jullian, INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris.

Durant cette journée d’études, nous analyserons les pratiques et usages photographiques après 1945. Si pendant les crises précédant la Seconde Guerre mondiale, l’artiste avait pu trouver son inspiration et sa raison d’être dans une forme d’engagement social et politique, son identité et sa place dans la société sont bouleversées à partir de 1945. La légitimité de ses principaux chevaux de bataille est mise à mal. Utopie, universalité, art politique, œuvre d’art totale et notion d’avant-garde même sont battus en brèche. De plus, les limites de son champ d’action et de diffusion s’élargissent considérablement avec l’ouverture et l’intensification des échanges internationaux.

Se pose alors la question de la nature des inspirations nouvelles de l’artiste photographe et des réalisations qui en découlent. Plusieurs voies sont envisagées par les photographes. Les consciences historiques et relectures artistiques deviennent des propositions artistiques en tant que telles. La voie de l’expérimentation aussi, chère aux avant-gardes photographiques du début du siècle, est poursuivie, mais dégagée de toute revendication utopiste. L'analyse des discours des acteurs du monde de la photographie démontre une volonté généralisée de réattribuer une légitimité nouvelle aux artistes. Leurs propositions sont toutefois extrêmement diverses en fonction des rapports entretenus en art et politique, dans leurs pays respectifs, avant 1945. Par conséquent, la mise à jour de leurs spécificités ne peut être réalisée que par une remise en contexte générale, à un niveau national, prenant en compte leur intégration dans l'histoire sociale et politique. Les collaborations seront ultérieurement publiées dans la revue électronique de l’ARIP.

Journée d’études doctorales organisée par l’équipe d’accueil "Histoire sociale et politique de l’art"-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec l’Association de Recherche sur l’Image Photographique (ARIP).

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Le gouvernement des prises de guerre

Quelle est la caractéristique du nouveau gouvernement français? L'ouverture, reprend le choeur des médias, en poussant en avant le pauvre Bernard Kouchner qui, s'il l'ignorait encore, a dû comprendre dès la présentation des ministres sur le perron de l'Elysée quel allait être son véritable rôle. Faire le maximum de dégâts dans son ancien camp, et accessoirement dans celui de François Bayrou. Triste fin de carrière pour le "French doctor". Il n'est jamais trop tard pour déchoir.

Sa désignation jette pourtant une ombre sur les intentions de Nicolas Sarkozy. Car il y a une semaine encore, c'était Hubert Védrine qu'on annonçait au Quai d'Orsay. Sans vouloir leur faire de peine, il faut bien avouer que ce portefeuille n'est plus ce qu'il était. Depuis la nomination de Douste-Blazy, on avait compris que ce ministère n'était plus vraiment une pièce maîtresse. La faute à l'influence déclinante de la France dans le monde et aux cohabitations successives, qui ont accrédité l'idée d'un "domaine réservé" présidentiel. Reste que les convictions en matière de politique étrangère de Védrine sont à peu près à l'opposé de celles de Kouchner. Ce qui fait soupçonner que, plutôt que de souscrire à la doctrine énoncée par Bayrou (prendre les meilleurs, quel que soit leur camp), il s'est agi ici de prendre n'importe lequel – pourvu qu'il fut du camp d'en face.

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"L'Identité nationale" ne passe pas auprès des chercheurs

Première vague suscitée par la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale: huit chercheurs associés depuis 2003 au projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) ont démissionné avec fracas vendredi. A leurs yeux, la création de ce ministère remet en cause l'objectif de cette cité qui avait été décidée "au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l’occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe".

Par Pierre Haski, Rue89, 18/05/2007
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Edit: Lire aussi sur ce blog: Les chercheurs se mobilisent contre l'identité nationale, 02/06/2007.

"Tous photographes", anthologie des nouveaux usages de la photographie

image Comment témoigner de la révolution occasionnée dans les usages amateurs par l'arrivée de la photographie numérique? L'exposition "Tous photographes!" constitue la première tentative muséale pour répondre à cette question. Une réponse intelligente et productive, qui évite d'emblée plusieurs écueils. Celui d'un aplatissement de la pluralité des pratiques, qu'aurait pu produire une application brutale du dispositif d'exposition. Mais aussi ceux de la personnalisation ou du palmarès, qui pouvaient facilement découler du tamis de la cimaise, alors même que les nouveaux enjeux sont ceux de l'anonymat, de l'appropriation ou de la circulation virale.

La première réponse est le choix d'un dispositif non univoque. C'est par ses différents reflets que la production amateur est diffractée plutôt que cernée, multipliée plutôt que synthétisée. Les manifestations autonomes de la forme amateur, sous l'espèce des illustrations du magazine militant JPG, ouvrent le bal. De nombreuses oeuvres d'artistes sont ensuite convoquées, qui citent ou interrogent les images privées. Leurs usages dans la presse, sous la forme du citizen journalism, de divers concours ou encore du journalisme trash sont également illustrés. Le volet technique n'est pas oublié, avec un mur composé de pages de manuels. Divers rappels historiques ponctuent de même le parcours: quelques appareils anciens, une série de vintages – dont l'incontournable Atget – plusieurs albums, des vues astronomiques ou médicales. Mais le clou de l'exposition est composé par deux dispositifs de flux symétriques, qui se répondent, au dernier étage et au sous-sol du musée.

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