Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Camcorder Brings Zen to the Shoot

Well, this is a little embarrassing. One of the most significant electronics products of the year slipped into the market, became a mega-hit, changed its industry -- and I haven't reviewed it yet. Lately, my guilt has deepened every time someone whips this thing out to show off. "Look what my first grader did with it all by herself," one guy told me. "We're using them in schools to teach narrative structure," said a teacher at a conference. "I bought two of 'em: one for my 80-year-old grandmother," said a neighbor, "and one for my 5-year-old.

Par David Pogue, New York Times, 20/03/2008 (thanks to Gaby David).
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Les Ch'tis: le triomphe des bons sentiments

3cc94c56e70bc746b582c058fc64c7ef.jpgBienvenue chez les Ch'tis est un film étrange. Un film qui s'amuse à débander les uns après les autres tous les ressorts comiques qu'il a lui-même mis en place. L'antagonisme nord-sud? Dès la scène du restaurant, au deuxième jour après son arrivée, le nouveau venu s'acclimate au fameux parler local, et brise la ressource comique de l'incompréhension. L'asymétrie des personnages principaux? Esquissée sur un mode inspiré du couple Bourvil/de Funès, celle-ci tourne rapidement à une amitié sans nuages. Il en va de même pour la plupart des sources de tensions, comme l'ombre que fait peser la mère tyrannique sur la vie du postier, et qui est effacée d'un revers de main. Reste le dépaysement langagier, comme un décor pour une action sans enjeu.

Peut-on faire un film comique avec de bons sentiments? Sans ironie, sans méchanceté, sans ridicule? Si l'on compare les Ch'tis avec n'importe quel autre grand succès de la comédie populaire, comme Les Aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury, 1973), Les Bronzés (Patrice Leconte, 1978) ou Le Père Noël est une ordure (Jean-Marie Poiré, 1982), on s'aperçoit à quel point ce film est incroyablement bon et gentil.

Et si le secret du succès des Ch'tis résidait précisément dans son côté Bisounours? Avec son scénario d'intégration à l'envers, avec sa petite poste si pittoresque, où les conditions de travail semblent sorties d'un rêve de syndicaliste, l'univers du film est à l'opposé de l'exclusion, de l'indifférence et de la compétition qu'imposent le quotidien sarkozyste.

Plutôt qu'à la lignée de la comédie populaire, les Ch'tis se rattachent à celle des Choristes (Christophe Barratier, 2004), dont le succès inattendu avait déjà montré le goût des Français pour les bons sentiments. Plutôt que l'envie de rire, l'oeuvre de Dany Boon révèle leur envie d'un refuge, d'une parenthèse de solidarité et de chaleur humaine, le temps d'un film.

Nota bene: article initialement publié sur Le Flipbook.

La retouche, une affaire de morale (1)

image Illustration: Gustave Le Gray (1820-1884), Paris, vue de Montmartre, v. 1855-1856. Epreuve sur papier albuminé d'après montage d'un négatif papier (paysage) sur négatif verre (ciel), 20,2 x 26,2 cm, coll. Bibliothèque nationale de France (statut: domaine public).


La question de la retouche est une des plus anciennes et des plus passionnantes mythologies de l'univers photographique. Béat Brüsch, sur son blog, a récemment consacré trois billets à cette matière (les 14/02, 22/02 et 16/03). Même si je n'ai pu y répondre aussi vite que je l'aurais souhaité, l'invitation qui m'était adressée de participer à cette discussion était des plus tentantes.

Avant de m'y engager, il m'a semblé utile de relire les textes. Comment la question de la retouche s'est-elle posée dans l'histoire de la photographie? La plus ancienne occurrence d'une prise de position affirmée à ce sujet est exemplaire. Il s'agit d'une contribution de William Newton (1785-1869), peintre et amateur photographe émérite, cofondateur et vice-président de la (Royal) Photographic Society. Intitulée "Upon Photography in an Artistic View, and in its relations to the Arts" ("Sur la photographie d'un point de vue artistique et dans ses relations avec les arts"), cette intervention constitue le premier article du premier numéro de la revue de l'association nouvellement créée, daté du 3 mars 1853 (Journal of the Photographic Society, p. 6-7).

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Le soupçon de l'idéologie

image «Sont-ils aveugles ou fous?» La question est nettement posée par Serge Faubert face aux réactions incompréhensibles des membres du gouvernement sur les plateaux télé. Devant la Bérézina municipale d'hier soir, «pas l’once d’une interrogation. Et encore moins d’une remise en cause. Dix mois après avoir été triomphalement élu, le président voit son parti être défait dans les urnes et ce ne serait là qu’une péripétie. Au mieux, la traduction d’une impatience. Mais certainement pas une sanction.»

L'interprétation du sarkozysme butait jusqu'à présent sur les apparences de l'opportunisme. Si le président n'était qu'un démagogue, dont les convictions varient au gré des mouvements de l'opinion, au fond, les choses ne seraient pas si graves. Il faut désormais envisager une autre réponse. Et s'ils n'étaient ni aveugles ni fous? Face au premier grand revers politique du gouvernement élu en mai 2007, on voit se manifester une attitude bien connue. Ne plus rien entendre, refermer la bulle, passer en force: c'est Bush qui transparaît sous Berlusconi. La rigidité, l'autisme et le dogmatisme sont ici autant de symptômes du démon de l'idéologie.

Derrière les dénégations, on pouvait entendre hier soir de vrais élans de messianisme. Comme dans la bouche de Xavier Bertrand, à 21h14 sur France 2: «Ce pays n'a pas envie d'arrêter les réformes et surtout, nous n'avons pas le choix. Nous sommes certainement - droite et gauche - la dernière génération qui a le choix d'être courageuse. Si nous ne menons pas les réformes maintenant, nos enfants ne pourront pas les mener. Les déficits seront trop importants. Il n'y aura pas de marge de manoeuvre et le modèle social ne sera plus qu'un lointain souvenir si nous ne réformons pas.»

Il faut espérer que soient épargnées à la France les catastrophes qui ont accueilli partout ailleurs les certitudes des idéologues. Mais le titre du dernier livre de François Léotard paraît désormais un présage crédible.

Un silence local ou national?

image Le Français se lève, allume la radio et prépare son café. Il se lave, s'habille pour aller au boulot. Mais au moment de refermer la porte, un étrange sentiment l'étreint. Le Français s'interroge. N'a-t-il rien oublié? L'impression d'un manque, une absence indéfinissable. Un peu comme dans cette nouvelle de Ray Bradbury, au moment où, de retour d'un voyage dans le passé, le héros se rend compte que quelque chose a changé, sans pouvoir dire quoi ("Il y eut un coup de tonnerre", 1952).

Et soudain, le Français comprend. Ce qui manque. Cela fait plus d'un an qu'il nous accompagne, du petit déjeuner au coucher, matin et soir, tonitruant ou séducteur, tout à ses tics et ses répliques, en complet Dior ou en Ray-Ban. Et là d'un coup, plus rien. Sarkozy a disparu des écrans.

Oh, il y a bien quelques apparitions ici et là. Fantômatiques. Quelques bribes de discours. Si raisonnables. Présidentiels en somme. Plus rien à voir avec le cinéma permanent des derniers mois - Independance Day, Les Bronzés, Kramer contre Kramer, La Vérité si je mens et Astérix aux jeux olympiques réunis.

Qu'est-il arrivé? Un accident. Trois fois rien. Une phrase captée par une caméra, deux secondes en boucle sur internet. Alors que ni la visite de Khadafi, ni les sondages calamiteux, ni le Conseil constitutionnel n'avaient réussi à infléchir d'un iota le tourbillon élyséen, la vidéo "casse-toi, pauvre con...", comme un coup de tonnerre, a stoppé le manège.

Mais ce silence étonnant – et si reposant – apporte aussi une indication précieuse. Depuis dimanche dernier, politiques et journalistes s'interrogent: les élections municipales, enjeu local ou national? Devant l'irritation manifestée jusque dans son propre camp, l'apaisement du tumulte sarkozyen répond de façon limpide à cette question. On en aura la confirmation dès lundi prochain – lorsque, passée l'échéance, la communication présidentielle retrouvera une marche plus assurée. Pour ceux qui doutent de l'enjeu national du scrutin de dimanche, il n'y a qu'à tendre l'oreille. Entendre ce que dit le plus politique des silences.

La valise mexicaine, une histoire inachevée

Coïncidence? Il y a peu (21 septembre 2007- 6 janvier 2008) à l’International Center of Photography (ICP) de New York, une très vaste exposition était consacrée aux images de la guerre d'Espagne tout particulièrement celles du légendaire Robert Capa et celles aussi de Gerda Taro, sa compagne. Or, au même moment (quasiment) personne ne pouvait imaginer que l’ICP était, depuis la fin du mois de décembre, en possession dans ses sous-sols, de 3500 négatifs et tirages arrivés récemment du Mexique et attribués à Capa, à Gerda Taro, ainsi qu’à David Seymour, qui fut avec Capa et Cartier-Bresson le fondateur de l’agence Magnum (1947). La "très vaste exposition" n’était donc que la portion congrue, la partie émergée d’un iceberg de négatifs inédits des photos des trois grands reporters de guerre.

Par Michel Porcheron, Tlaxcala, 12/02/2008 (via Béat Brüsch).
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Fleeting Memories

I found Andre Gunthert’s article "Digital Imaging Goes to War: The Abu Ghraib Photographs" particularly interesting. Gunthert examines the phenomenon in which those photographs became “the first digital images to be counted among the most celebrated icons of our time.” Sadly, it took these photos to garner for digital photography a status it previously lacked, thanks mainly to the ease of manipulation.

Art Blog By Bob, 12/02/2008.
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Conférence "Internet donne la parole aux images"

image L'image et le discours forment des pôles opposés de notre culture. En leur ouvrant l'accès à la diffusion instantanée, le web a fait des images les messagers privilégiés de la part non institutionnelle de la culture. Avec des outils comme Flickr ou Youtube, les réseaux sociaux favorisent une communication par l'image qui transforme en profondeur l'équilibre de nos échanges. La puissance de ces nouveaux usages fait vaciller les hiérarchies les mieux établies.

Conférence par André Gunthert, suivie d'une table ronde avec Mona Chollet, Etienne Chouard, Agnès Maillard.

Dans le cadre de la Nuit 68, vendredi 21 mars 2008, au Lieu unique, scène nationale de Nantes, 20h30-22h, entrée libre.

MàJ: La table ronde a finalement été intitulée: "Internet incontestable". Voir album sur Flickr et compte rendu sur Le Monolecte.

Qui a peur du gratuit?

Vif échange ces derniers jours sur la liste de discussion Revues SHS, d'habitude plus paisible, qui accueille nombre des acteurs de l'édition scientifique francophone. Suite à l'annonce des IIIe assises de la MRSH-Caen, consacrées à l’évaluation des publications en sciences humaines et sociales, Jean-Claude Guédon, de l'université de Montréal, critique vigoureusement la marginalisation des revues françaises: «La France apparaît (...) comme un pays où les revues, subventionnées au-delà de la moyenne mondiale (à documenter, bien sûr), demeurent néanmoins peu accessibles (...). Si l'on ajoute à ces handicaps le fait que la langue française rejoint de moins en moins de monde dans les universités du monde, on débouche sur une situation catastrophique, en particulier pour la diffusion de la culture et de la pensée françaises. En bref, la France dépense beaucoup d'argent en obtenant bien peu de résultats. (...) Nous sommes entrés dans une ère où il existe tellement d'information disponible et utile en accès libre que l'on peut travailler de nombreuses questions sans avoir besoin d'aller plus loin, surtout si l'on accepte de se servir de sources en anglais (mais aussi dans d'autres langues). Ceci conduit à la marginalisation inéluctable du papier rédigé exclusivement en français et barricadé derrière un abonnement.»

François Gèze, patron des éditions la Découverte, réplique en faisant la promotion du portail Cairn et des vertus de l'artisanat éditorial. Emmanuelle Picard, Philippe Minard, Jean Kempf ou Sylvain Piron se joignent à l'échange, en évoquant notamment la possibilité de «la création d'un acteur européen (...) qui sera à même de défendre la production scientifique en langues vernaculaires» (S. Piron). Au moment où un billet de Chris Anderson relance la discussion sur la gratuité, il me semble utile de verser quelques éléments supplémentaires au dossier.

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Les six principales broutilles à mon sujet

image Ca devait arriver. Taggé par Emmanuel Raveline, me voici attrapé à mon tour par la chaîne des six choses insignifiantes que mes lecteurs ne savent pas de moi (et aimeraient probablement continuer à ignorer), ou "Quirky Meme" (ou "6 Most Non-Important Things About Me"), attesté dans sa version française depuis le 2 février 2008.

D'après la généalogie dressée par Tom Roud, mon rattachement à l'arbre s'effectue au niveau de Gizmo, via Allegro Vivace, Optimum et éconoclaste. On peut également suivre une ligne plus directe, en tenant compte du fait qu'Emmanuel a également été taggé sous son identité de Ceteris Paribus, toujours par Gizmo.

1. J'ai été un fan absolu de la comtesse de Ségur, née Rostopchine, dont j'ai dû lire l'oeuvre cinq ou six fois aux alentours de dix ans, dans l'édition à la reliure bleue du Cercle du bibliophile, qui reprenait les illustrations de l'édition Hachette. Ce fut mon premier contact avec l'illustration classique, qui a nourri ma conviction d'une image prédite par le texte.

2. J'ai vu de mes yeux Georges Pompidou (de loin, en 1972), Coluche (en 1988 à la Bastille), Emmanuelle Béart (en 1989 à Nice), Jack Lang (je ne sais plus quand, au ministère), Jacques Derrida (en 1992, à l'EHESS) et Benoît Thieulin (en 2007, au siège du PS). Mais je n'ai jamais rencontré Mitterrand, ni Jane Birkin, ni Versac.

3. Au moment de passer la frontière pour entrer en Allemagne de l'Est, du temps du rideau de fer, le douanier a trouvé que je ne ressemblais pas à mon portrait. Il faut dire que je m'étais teint les cheveux en blond canari. Ca a été la dernière fois.

4. Par l'effet d'une légère dyslexie, il m'arrive encore de confondre ma droite et ma gauche. En voiture, lorsqu'il me faut indiquer une direction, j'évite les erreurs en désignant le véhicule à suivre. A mon grand étonnement, cette confusion a connu une aggravation sensible depuis le 6 mai 2007.

5. En voyant Clara Dupont-Monod l'autre jour à "Un café, l'addition", la nouvelle émission de Pascale Clarck, je me suis persuadé, quelques heures durant, d'avoir eu une liaison avec elle dans ma prime jeunesse. La vérification chronologique a dissipé cette illusion. C'est peu dire que je le regrette.

6. Lors d'une conférence récente, ayant oublié de préparer la petite-blague-rituelle-qui-détend-l'atmosphère, j'ai indiqué que je n'avais pas préparé de petite blague rituelle qui détend l'atmosphère. Ca a marché aussi.

Comme le veut la coutume, je renvoie la balle à François Bon, Béat Brüsch, Virginie Clayssen, Olivier Ertzscheid, Narvic et Nicolas Voisin.

La crainte du buzz

Formidable reportage improvisé de La Télé Libre sur les réactions d'un public de militants UMP face à la présence d'une caméra siglée. Lors d'une réunion électorale dans une école du VIIe arrondissement, où Rachida Dati fait campagne, mercredi 5 mars, des "jeunes populaires" empêchent à plusieurs reprises le cameraman de filmer la ministre. Très efficace, la tactique appliquée multiplie bousculades, placements devant la caméra, rappels à l'ordre et autres empêchements insidieux, sans que jamais la volonté de censure n'apparaisse comme telle – sinon dans l'accumulation de ces obstructions.

Commentaire de Joseph Hirsch: «Pourquoi nous a-t-on empêché de filmer? La peur de la "petite phrase" est certainement grande à l’UMP depuis que les dérapages de Rama Yade, Françoise de Panafieu, Jean Marie Cavada, et Nicolas Sarkozy se sont retrouvés joués en boucle sur Internet et les chaînes d’information. Mais mercredi soir, aucune autre caméra que la notre n’a été bousculée. Nous filmions pourtant exactement comme les autres. La seule différence, c’était l’autocollant Télé Libre.»

Ce n'est pas d'hier qu'on sait que le buzz est un empêcheur de communiquer en rond. Mais il semble bien que le succès de la vidéo "Casse toi..." ait représenté une sorte de climax qui a produit une série de réactions en chaîne. A commencer par un revirement radical de la communication élyséenne, si apparent qu'il n'est pas passé inaperçu. On peut également observer diverses tentatives de recadrage médiatique, visant à dévaluer le phénomène viral. La tactique de harcèlement constatée dans le VIIe pourrait offrir le modèle d'une réponse complémentaire: prendre le problème à la source en empêchant la production même de l'image. Problème: face à des professionnels avisés comme les reporters de La Télé Libre, cette obstruction produit elle aussi des images, dont il y a fort à parier qu'elles sont promises au buzz...

La transparence voilée, ou la couleur du temps qui passe

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Un récent ouvrage intitulé Photography Theory tente de faire le point sur l'évolution des conceptions du médium[1]. Son maître d'œuvre, James Elkins, a sollicité le ban et l'arrière-ban des auteurs qui comptent en matière d'études visuelles. Pourtant, malgré ses quarante contributeurs, l'essentiel du volume reste constitué par le face-à-face entre Rosalind Krauss et Joel Snyder.

Quoi de plus normal? Examiner la théorie photographique revient aujourd'hui à discuter le concept central d'indicialité, proposé en 1977 par Rosalind Krauss. Dans un article resté célèbre, alors qu'elle cherche à caractériser les nouvelles pratiques artistiques des années 1970, la critique d'art proposait cette définition: «Toute photographie est le résultat d’une empreinte physique qui a été transférée sur une surface sensible par les réflexions de la lumière. La photographie est donc le type d’icône ou de représentation visuelle qui a avec son objet une relation indicielle[2]

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Les étonnants chiffres de Flickr

image Une équipe française a réalisé durant l’été 2006 une étude statistique sur les usagers et les usages de Flickr. Ils ont récolté et épluché TOUTES les données publiques sur les 4.8 millions d’inscrits au site de partage de photos (groupes, commentaires, favoris, contacts et bien sûr photos). (...) En réalité, aucun usage de Flickr n’est majoritaire. 62% des gens n’ont aucune photo, 65% n’ont aucun contact, 87% n’ont jamais posté de commentaire, 84% n’en ont jamais reçu, 93% n’ont choisi aucun « favori ». 92% ne participent à aucun groupe. Au final, seuls 3% des utilisateurs utilisent TOUTES les fonctionnalités de Flickr.

Par Laurent Suply, 29/02/2008, Suivez le Geek (via Hubert Guillaud).
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Chère Catherine...

Valérie Pécresse a envoyé à la direction du CNRS une lettre de mission précisant les grandes orientations et évolutions attendues de l'organisme. Copie ci-dessous.

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Atelier "Extreme Collecting" au British Museum

image Passionnante rencontre, jeudi dernier, au British Museum, pour le troisième atelier de la série "Extreme Collecting", coorganisée par le University College London (UCL) et le British Museum, consacrée à l'exploration des limites, des impasses et des contradictions des processus de collection face aux évolutions du monde contemporain.

Cette séance accueillait d'abord Tom Gretton, historien d'art spécialiste des journaux illustrés (voir notamment Etudes photographiques, n° 20), qui soulignait les paradoxes imposés par la fixité conservatoire à son objet d'étude, dont le caractère fluide et éphémère était au contraire la signature. Détaillant la pratique du feuilletage, qui peut s'exercer indifféremment à l'endroit ou à l'envers dans le cas d'un magazine, il montrait par exemple combien l'économie du volume relié s'opposait à la reconstitution de cette expérience.

A mon tour, je proposais ensuite une interrogation sur l'usage de Flickr comme archive (coming soon). Puis, Calum Storrie, designer spécialisé, présentait plusieurs exemples d'adaptation de l'institution aux nouvelles formes de l'installation, notamment dans les cas où celles-ci prennent des proportions démesurées.

Susan Lambert, conservatrice du tout nouveau Museum of Design in Plastics (MoDiP, Bournemouth), montrait comment l'expansion des objets utilitaires depuis les années 1960 n'avait pas été prise en compte par le musée. Outre les difficultés de conservation présentées par les objets en matière plastique, c'est plus globalement les critères de rareté, de valeur et de durabilité qui sont mis à mal par ces nouveaux ustensiles. Paul Cornish restituait enfin l'expérience de l'Imperial War Museum, institution accoutumée à l'extrême, en termes d'échelle ou de nature des matériaux conservés – et démontrait par là même que la collection des objets les plus improbables n'était nullement un obstacle, à partir du moment où ceux-ci dépendent d'une légitimité forte.

  • "Extreme Collecting. Size, Scale and the Ephemeral", British Museum, 28/02/2008 (album).

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