Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Extension du domaine de la recherche vidéo...

...ou l'avènement de la voie remontante

D’après un rapport de ComScore, YouTube était dès le mois d’août 2008 devenu le deuxième plus important site générateur de trafic de recherche du net grillant la politesse à Yahoo! et se positionnant dans la roue de son grand frère Google.

Mais voilà, au cours de la nuit du 4 au 5 décembre 2008, YouTube a enclenché le turbo-boost et a déployé ce qui s’avère être le plus important portail de recherche vidéo au monde voire le plus important portail de recherche tout court en termes de reach (l’estimation de cette assertion reste à faire).

Pas de révolution majeure dans l’ergonomie du site pour arriver à ce résultat. YouTube a simplement incorporé dans l’ensemble des lecteurs exportables de sa plateforme un champ de recherche vidéo.

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Bertrand Monthubert entre à la direction du PS

Après 11 ans de hollandisme, caractérisé par une relation ténue du parti socialiste avec le milieu de la recherche, c'est avec intérêt qu'on note l'intégration de Bertrand Monthubert au sein de la nouvelle direction composée par Martine Aubry, au poste de secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche. Chercheur et militant, ce mathématicien était jusqu'à la semaine dernière président de Sauvons la Recherche, association en pointe depuis 2004 dans toutes les luttes destinées à préserver un outil malmené. Prenant le relais d'un syndicalisme volontiers corporatiste, SLR a su favoriser une intelligence plus globale des enjeux de la science dans la société, prenant notamment en compte la question des précaires ou inventant des formes de mobilisation nouvelles. En prenant ses nouvelles fonctions, Bertrand Monthubert a annoncé lui-même sa démission de sa fonction de président de l’association, confiée à l'intérim d'Isabelle This Saint-Jean.

Du cinéma dans le camphone (dialogue)

André. — Gaby, je crois que j'ai compris de quoi on parlait hier. Je relevais la notion de "supense" que tu évoques dans ton dernier billet à propos de Qik, la plate-forme de vidéos de camphones. Puis on a parlé de l'absence de commentaires et de tags, que j'ai comparé à la césure du muet et du parlant. En fait, on parlait de cinéma. Dans l'univers du web, qui est encore structuré comme un livre, Qik renvoie à autre chose. Quelque chose du cinéma. Le cinéma, ce n'est pas le montage, ce n'est pas le récit. Le cinéma, c'est d'abord ce qui fait rêver. Et Qik est terriblement romanesque. L'absence de texte y est pour beaucoup.

Gaby. — Oui, c'est exactement ça... Qik est un peu le super 8, le home video, mais du web... Le suspense est d'abord dû au live stream – on ne sait pas quand ça va s'arrêter. Ensuite la durée des vidéos, qui ressemblent à une bande annonce. Il y a aussi le côté "j'essaie de deviner la fin", le côté caméra subjective. Souvent, les dialogues n'existent pas, parce qu'il s'agit d'un essai de l'outil. Ca devient comme une sorte de conversation intérieure, et comme toute conversation personnelle et intime elle a du mystère et du suspense.

L'absence de commentaires? Il n'y a rien à commenter. La légitimation de l'image vient de l'image elle-même. Ici, nous ne sommes ni autour ni sur, ni avec les images. ici on est plein dedans – ou DANS, ou DANSE ;)

To be continued...

A French Administration

Nouvel organigramme de l'administration de l'EHESS. Accessoirement, me voilà nommé directeur adjoint de la division de l'audiovisuel.

Small is beautiful (9): la page web qui secoue

image Un signalement bienvenu m'est communiqué par un de mes prescripteurs favoris: mon fils Louis, 10 ans (c'est l'occasion de faire un peu de pub pour son site: internetkids.fr, qu'il anime avec deux autres garnements de ma connaissance). La pratique active du web aiguise la curiosité et le plaisir de partager ses trouvailles. Louis, à qui il m'arrive de signaler telle ou telle ressource en ligne, est tout heureux lorsqu'il peut me rendre la politesse.

C'est l'oeil pétillant qu'il m'a fait part de sa dernière découverte: la page Allociné de la bande-annonce pour le dessin animé Madagascar 2 (Dreamworks, 2008). Application de la figure classique de la sortie d'écran à l'espace de la page web, l'animation flash contamine toute la colonne, qu'elle secoue et disloque au rythme du "I like to move it!" Un petit pas pour la publicité, mais un saut non négligeable pour la perception de la mise en page web, qui se prend elle-même pour sujet. Un coup de dés jamais n'abolira Madagascar.

Tarnac, nouvel Outreau?

Je sais. C'est presque trop facile. Encore la presse, encore Libé, encore tirer sur le pianiste. Oui mais. Pendant que les soi-disants "états généraux" de la presse tentent de redessiner un horizon au journalisme malade, pendant que le gouvernement criminalise une fois de plus le web, comment passer sous silence ce nouveau désastre? Ce ne sont pas les blogueurs, mais les journalistes eux-mêmes qui s'acharnent à ruiner ce qui leur reste de crédibilité. A part Laurent Joffrin (qui s'interroge aujourd'hui: «Perturber la marche d’un TGV en sabotant une caténaire, est-ce du terrorisme?»), chacun se souvient du titre de une de ''Libération" du 12 novembre: «L'ultra-gauche déraille». Ce jour-là, c'était François Sergent, au service de la thèse ministérielle, qui nous expliquait qu'«il n'y a pas d'attentat propre

Et dès ce jour-là, ou la veille, on savait, comme deux et deux font quatre, que ce soufflé trop vite monté n'était qu'une gesticulation de plus. Comment dire? Les bras en tombent. Ce n'est pas comme si tout ça n'était jamais arrivé. N'y en-a-t'il pas eu assez, de ces emballements? N'ont-ils rien appris des risques de ce désolant suivisme, qui fait réagir la presse comme à la parade, demi-tour droite, au pas cadencé?

Eh bien non. Et le pire n'est pas, à chaque fois, de foncer les yeux fermés droit dans le mur. Le pire est de faire semblant d'avoir tout oublié. De penser n'avoir que des lecteurs atteints d'Alzheimer en phase terminale. Mais les lecteurs, qui n'ont pas perdu la mémoire, écarquillent les yeux en lisant aujourd'hui de fines analyses de l’Insurrection qui vient, dans les mêmes colonnes où l'on nous assurait il y a trois semaines qu'on tenait là le bréviaire du terrorisme du XXIe siècle.

Bien sûr, Libé n'est qu'un exemple. C'est toute la presse, unanime, qui a suivi la joueuse de flûte. Même les médias en ligne ont tenté de percer le mirage du benladisme ultra-gauchiste. A l'exception notable du site Arrêt sur images, seul à conserver suffisamment d'esprit critique pour ne pas sombrer dans le fantasme du terrorisme épicier.

Continuons à faire comme si tout ça n'avait aucune importance. Ne dérangeons pas les états généraux pour si peu. Prenons les lecteurs pour des imbéciles. C'est certainement ainsi qu'on sauvera la presse du naufrage.

Sarkobama, une image qui ne veut rien dire?

image Depuis le 27 novembre, des centaines d'affiches ont été collées dans Paris, sans identification ni signature. Elles proposent une imitation servile de la célèbre affiche réalisée par le graphiste Shepard Fairey en février 2008 à l'occasion de la campagne présidentielle américaine, dont elle reprend à l'identique la composition et les couleurs, mais en remplaçant le visage de Barack Obama par celui de Nicolas Sarkozy. Le bandeau inférieur emprunte également le slogan "Yes we can!", avec quatre déclinaisons énigmatiques ("Faire économiser 1000 €/an à chaque ménage?", "Faire payer les entreprises qui polluent?", "Produire une énergie propre et durable en Europe?", "Créer trois millions d'emplois non délocalisables en Europe?")

Les premières réactions ont attribué cet affichage sauvage à l'UMP ou à une organisation satellite. On se souvient en effet que l'élection de Barack Obama avait été suivie par une tentative d'identification de Sarkozy au nouveau président des Etats-Unis. Mais l'UMP comme les services de l'Elysée ont démenti être à l'origine de l'opération. D'autres penchent pour une plaisanterie au second degré – hypothèse accréditée par les slogans, qui ne renvoient pas de façon évidente à des projets actuellement défendus par le gouvernement. On a également évoqué la possibilité d'une pré-campagne de publicité. En désespoir de cause, quelques médias en ligne ont fait appel aux internautes pour savoir "Qui se cache derrière Sarkobama?". Sans succès jusqu'à présent.

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Vendredi dérape sur Zemmour

image Pour son n° 7, Vendredi, l'hebdo papier fabriqué en coupant-collant les blogs, nous fait assister à son premier dérapage. Dans son édito, Jacques Rosselin, qui tient à nous démontrer qu'il n'est pas de gauche, s'enorgueillit d'être le seul journal à donner la parole à Eric Zemmour pour lui permettre de se défendre des «attaques qui ont fusé sur le net suite à ses propos sur les races.»

Etait-il nécessaire de repasser le plat à l'abonné des plateaux télé, dont les avis encombrent les ondes? Fait par des journalistes, Vendredi a du mal à laisser la parole aux blogueurs. Dans l'échange, ceux-là n'ont même pas droit à l'équilibre jadis moqué par Godard («Cinq minutes pour les Juifs; cinq minutes pour les nazis»). Sous le titre "Zemmour crucifié...", quatre brefs extraits de 7 à 10 lignes se battent à armes inégales avec un vrai texte de 2500 signes, où l'humoriste médiatique s'en donne à coeur joie, ravi d'exhiber sa collection de blagues à deux balles («Jean Baudrillard avait relevé qu'il existait SOS Baleines et SOS Racisme: les premiers voulaient sauver les baleines; et les seconds les racistes»).

Pas sûr que ce soit lui rendre service que de lui tendre ainsi le crachoir. Si la sortie de Zemmour sur Arte pouvait encore passer pour une maladresse, son article ne laisse plus aucun doute sur ses convictions. Loin de moi l'idée de polémiquer avec l'inoubliable auteur du Premier sexe (Denoël, 2006), provocateur au petit pied qui se proclame sexiste, réactionnaire, "anti-droit-de-l'hommiste" – et maintenant raciste, pour le seul plaisir de passer pour un penseur habile sinon profond aux yeux de ses camarades du petit écran, médusés par tant de témérité. La seule chose qu'a bien compris cet intellectuel qui dit tout haut ce que le Front national pense tout bas, c'est comment fonctionne la machine médiatique. Nul doute que dans six mois, il fera un livre de ses jérémiades anti-web, en posant une fois de plus à la victime de la bien-pensance. Il y a des lecteurs pour ce genre de littérature.

Sont-ce les mêmes qui lisent Vendredi? Une chose est sûre: si c'est ainsi que Rosselin voit son journal, il se passera de mes services (un de mes billets récents a été repris dans le n° 5 de l'hebdo. J'ai refusé d'être payé pour cette citation). S'il doit servir à caricaturer l'avis des blogueurs pour offrir des tribunes supplémentaires aux habitués des talks-shows, cet organe a mal compris le rôle de la blogosphère – qui malgré tous ses défauts représente aujourd'hui un espace de critique indispensable pour contrebalancer l'étouffant conformisme de la médiasphère.

Post-Scriptum. Sur la question du racisme, je conseille la lecture de l'excellent billet de Palindromes (pas cité par Vendredi), qui explique avec talent que le concept de "race" n'a rien à voir avec la science – mais tout avec l'histoire. Ceux qui veulent aller plus loin peuvent lire par exemple le très bienvenu Du Racisme français (Les Arènes, 2007), par Odile Tobner.

Aaaliens. Des blogueurs, pas des moteurs!

image "Ce que n’avaient pas prévu les auteurs de Science-Fiction c’est que les aaaliens arriveraient en bêta. Le web était passé par là…"

Aaaliens est constitué d’une fédération de blogueurs souhaitant mutualiser (partager et co-enrichir) leurs veilles et leurs recommandations. C’est un outil - voir un postmedia - de "blogger ranking" ou de "linkjournalism" (une "agence de presse de liens"?).

Aaaliens est maintenant disponible dans une version "zéro". Le site sera en permanence actualisé. En fonction de vos souhaits. Dès la semaine prochaine.

Pensé à partir d’une page blanche (ou presque) par des fous à lier, aaaliens répond cela dit à une vraie stratégie d’audience, pensée pour contrer Digg et Google (en se nourrissant de nos Delicious) et comme nous semblant être le bon bout de la chaine de valeur: le noeud par lequel passent et passeront de plus en plus les usages, la recommandation.

Ici le "fil humain" n’est jamais cassé. Aaaliens est composé de ceux que vous lisez déjà (et jamais assez) ou plus exactement du meilleur de leurs lectures et de leur veille - et en aucun cas de leur propres productions.

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EHESS: démission collective des élus SUD-étudiant

Depuis un an et demi nous sommes représentant-e-s des étudiant-e-s à l'EHESS au Conseil de l'école doctorale. Nous consacrons une partie de notre temps et de notre énergie à essayer de faire valoir les droits et les intérêts des étudiant-e-s (en master et en thèse) dans cette institution. Surtout nous tentons de faire respecter la possibilité d'une autre parole que celle des directeur-ice-s de recherche et de faire admettre que l'avenir de l'EHESS n'est pas dans les batailles internes entre laboratoires mais dans le développement des meilleures conditions de recherche possibles pour les étudiant-e-s.

Lors de la dernière réunion de l'école doctorale (juin 2008), qui devait aborder la modification de la charte des thèses, lorsque la question essentielle de l'encadrement des doctorant-e-s a été abordée, il ne restait plus que 4 responsables de formation au moment de la discussion (sur une quinzaine d’élus)... Les étudiant-e-s apprécieront donc le peu de cas que l'on fait de leurs préoccupations et de leur(s) condition(s) de travail (et de vie) dans les instances de l'EHESS. Cette réunion fut l'exemple paroxystique des obstacles qui nous sont opposés systématiquement depuis des années dès que nous essayons d'apporter une autre vision de ce que doit être l'EHESS. Sur des questions aussi déterminantes que la limitation du nombre de doctorant-e-s par directeur-ice, le soutien financier à la reproduction des thèses, l’intégration des doctorant-e-s dans les laboratoires, la médiation en cas de conflits entre doctorant-e et directeur-ice, nous avons été face à une opposition systématique pour faire avancer les choses. Bien que «scientifiques», nos directeur-ice-s ne prennent même pas le soin de motiver leurs réponses par des arguments autres que «ce n’est pas faisable», «nous refusons». On traite ainsi les représentant-e-s étudiant-e-s, et donc à travers eux l'ensemble des étudiant-e-s, avec trop de mépris, cherchant sans cesse à décrédibiliser leur parole. La violence symbolique, le rappel de la hiérarchie et les attaques personnelles sont les réponses qui nous sont le plus souvent infligées pour éviter les débats de fond et les véritables problèmes posés par l'absence de moyens et de suivi des étudiant-e-s. On nous répond trop souvent que les contraintes institutionnelles sont des obstacles insurmontables pour nos revendications mais à chaque réunion nous pouvons constater que ces mêmes contraintes institutionnelles sont facilement détournées et que les enseignant-e-s et l'administration s'en arrangent très bien quand ils le veulent.

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Oui, la télévision publique est digne de notre soutien

image Une révolution. Alors que le JT de France 2 traite habituellement les conflits sociaux avec dédain, de manière expéditive, l'édition d'hier soir a témoigné d'un étonnant retournement.

Au lieu de donner la parole aux «victimes», «prises en otage» par les grévistes, la caméra nous montrait de longues séquences d'un cortège joyeux et bigarré, s'attardant sur les visages souriants de manifestants pour une fois sympathiques. Plusieurs représentants de la CGT étaient interviewés respectueusement.

Plus surprenant: le téléspectateur découvrait, médusé, qu'un mouvement social pouvait être autre chose qu'une grogne instinctive, que celui-ci pouvait être motivé par de véritables problèmes, reposant sur une analyse des conditions économiques dont la rédaction nous restituait scrupuleusement le détail. Mieux encore: le représentant du gouvernement, invité sur le plateau pour s'expliquer, se faisait ni plus ni moins couper la parole par Pujadas, qui osait lui opposer de vrais arguments. Et si l'on n'échappait pas, in fine, au rituel micro-trottoir, celui-ci présentait des opinions contrastées, dont plusieurs visiblement en faveur de la protestation.

J'ignore ce qui explique cette soudaine considération pour les grévistes, mais choisir de consacrer pas moins de vingt minutes d'antenne à une manifestation qui n'a rassemblé qu'environ 3000 participants est incontestablement le signe d'une nouvelle attention à l'égard des mouvements sociaux et le témoignage d'une impartialité qui fait plaisir à voir.

MàJ, 10h50. Un commentateur me fait remarquer à juste titre que mon analyse est malheureusement faussée. Cette couverture si extensive, ce journalisme si attentif n'étaient motivés que par le corporatisme et la défense d'intérêts particuliers, puisque cette mobilisation était dédiée à la défense de la télévision de service public. Malgré ma déception, cette découverte confirme la justesse du traitement habituel des mouvements sociaux sur France 2, qui ne sont finalement que l'expression archaïque d'égoïsmes catégoriels.

Le croc du diable, ou le terrorisme illustré

J'appelle "journalisme visuel", non la traduction en images d'une information (qu'exprime plus justement le terme "illustration"), mais au contraire une construction ou une organisation du récit sur la base d'une iconographie. Le récent épisode des "saboteurs de la SNCF" nous en offre un cas exemplaire. Après un emballement médiatique digne des pires tragédies, chaque jour qui passe rapproche d'un nouvel Outreau l'incarcération sans la moindre preuve matérielle d'un groupe d'alters.

Entre le 10 et le 11 novembre 2008, un ensemble d'incidents initialement caractérisés par le directeur de la SNCF comme des «actes de malveillance», ayant eu pour conséquence essentielle de provoquer le retard de trains, vont être requalifiés par le ministère de l'Intérieur comme des actes de terrorisme.

Dans ce processus, une image a joué un rôle décisif. Le 10 novembre, la veille de l'arrestation, le Figaro.fr publie un groupe de quatre photographies intitulé "Le caténaire de la peur" (sic, ce titre sera rapidement corrigé pour devenir "Les images exclusives de la caténaire de la peur"). Au lieu de comporter le nom du photographe, ce reportage est curieusement légendé: "Photos Le Figaro Magazine". Le texte explique qu'il s'agit des «images du dispositif utilisé par les saboteurs en quatre points différents du réseau à grande vitesse dans la nuit de vendredi à samedi. Ces photos ont été prises sur la ligne du TGV Est après le passage du train ouvreur, alors que les services d’entretien de la SNCF arrivaient sur les lieux.» Cette description suggère qu'il s'agit de photographies réalisées par les services de la SNCF, communiquées à la rédaction du Figaro Magazine.

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Communication par l'image à l'EHESS

image Remarquable courrier diffusé hier sur la liste de discussion de l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Voici le texte de l'e-mail signé d'Annik le Pape, chargée d'édition, intitulé "Rue du Pré visite virtuelle":
«Le Comité Hygiène et Sécurité ayant été invité à parcourir une partie des locaux censés accueillir EHESS, EPHE et MSH rue du Pré, il me paraît indispensable - puisque l'accès n'en est pas autorisé à l'ensemble des personnels travaillant au "54" - de ne pas réserver aux élus les quelques images récoltées lors de cette visite restreinte mais de les mettre à la disposition de tout le monde.»

Suivent quatre hyperliens renvoyant à quatre fichiers Word sauvegardés en pdf, comprenant 33 photographies de l'extérieur et de l'intérieur du bâtiment prévu pour devenir la future localisation de l'administration de l'EHESS à partir de la rentrée 2009, réalisées le 20 novembre dernier par Véronique Conuau, lors de la visite du CHS.

Malgré une présentation sommaire et un dispositif inadapté (l'Ecole ne disposant d'aucun moyen approprié de diffusion d'images, les fichiers ont été placés d'abord sur un vieux serveur ftp, puis recopiés sur un serveur plus puissant pour faire face à l'afflux de connexions), cette "visite virtuelle" est l'information la plus complète dont les personnels de l'Ecole ont pu disposer à ce jour sur les locaux supposés les accueillir dans moins d'un an. Cette mise en circulation d'une information visuelle est un phénomène suffisamment rare pour être noté. La précédente opération comparable, en octobre 2007, avait été la diffusion d'un état des lieux photographique de la parcelle 521, localisation prévue pour la construction du nouvel immeuble de l'EHESS dans le cadre du plan Campus. Alors que cet emplacement était décrit comme le lieu d'accueil de l'administration de l'Ecole après le déménagement du 54, bd Raspail, la publication de ces images, montrant l'impréparation du site, avait pesé lourd dans la décision de l'assemblée générale des enseignants du 17 novembre 2007 de refuser cette implantation, au profit de la rue du Pré.

Manifestée par plusieurs échanges sur la liste de discussion, l'inquiétude des personnels reste vive sur les motivations et les conditions du futur déménagement de l'Ecole. La prochaine assemblée générale des enseignants est prévue le samedi 29 novembre.

Beyond the photograph: Science and the antique in the work of William Henry Fox Talbot

image After André Gunthert's lecture in the lhivic seminar on the early days of the digital photograph and its 'inventor', we returned to one of the inventors of analogue photography, to William Henry Fox Talbot (1800-1877). Talbot is now primarily remembered as one of the pioneers of photography, but his work ranged across the natural sciences, classical scholarship and Assyriology. The recent acquisition of Talbot's archive, including his hitherto neglected non-photographic notebooks, by the British Library now provides an opportunity to uncover Talbot's various interest and outstanding role as a Victorian universal scholar.

The aim of the project "Beyond the photograph: Science and the antique in the work of William Henry Fox Talbot", which began in October 2007, is to catalogue the approx. 330 notebooks and situate the work of the inventor of the positive-negative photographic method on paper in a wider historical and scientific context. Through an examination of archival material at the British Library and elsewhere, this project also aims to produce a doctoral thesis on new aspects of the work of Talbot in addition to the catalogue of his notebooks. The thesis explores Talbot's interest in photographic inventions in connection to his lifelong significant scholarship in Archaeology, Classics and Assyriology, allied to a broader academic programme of research in the history of Middle Eastern Archaeology. When Henry Austen Layard, after his Assyrian excavations in ancient Mesopotamia in the 1840s and 1850s, brought back numerous objects to the British Museum, Talbot became one of the four leading experts in the decipherment of cuneiform. At that time, Archaeology and Assyriology started to establish themselves as disciplines and photography quickly became one of the most important tools for archaeological research. Hence, Photography and Archaeology/Assyriology were directly linked to each other in the 19th century. Talbot as a leading expert in both fields offers an exceptional case study to show how the disciplines have been closely linked to each other in practical terms. For the French context it is crucial to mention, that the first scientific use of Talbot's technique in Mesopotamia was carried out by the French expedition team lead by the archaeologist Victor Place in the 1850s. The project is supported by a collaborative doctoral studentship awarded by the AHRC to the University of Cambridge (Professor Simon Schaffer, Department of the History and Philosophy of Science) with the British Library. Link: http://www.bl.uk...

Résumé de la présentation par Mirjam Brusius dans le cadre du séminaire "Recherches en histoire visuelle", EHESS/INHA, 13/11/2008.

Europeana: 3 petits tours, et puis...

La bibliothèque européenne, Europeana a donc été lancée le 20 novembre. Europeana se compose actuellement de "2 millions de documents, dont des livres, des cartes, des peintures et des photographies, provenant des bibliothèques nationales et de plus de 1000 institutions culturelles des 27 pays de l’Union européenne." (...) De tout cela je retiens qu'il faut prendre l'épisode du lancement raté de ce grand projet pour ce qu'il est: une fable moderne pleine d'enseignements sur la mesure et le périmètre d'un service public numérique à l'heure et à l'ère de l'accès comme clé de voûte bibliothéconomique renouvelée.

Par Olivier Ertzscheid, Affordance.info, 23/11/2008.
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