image Colloque EHESS-INHA, sous la direction scientifique de Giovanni Careri et de Georges Didi-Huberman
En collaboration avec le Département des études et de la recherche de l’INHA, dans le cadre du programme Histoire de l’Histoire de l’Art, coordonné par Anne Lafont (INHA).

5-6 décembre 2008, Institut national d’histoire de l’art, salle Giorgio Vasari, 2 rue Vivenne, 75002, Paris (entrée libre).

Le monde de la recherche philosophique, historique et littéraire a depuis longtemps reconnu la valeur toujours plus décisive que représente l’œuvre de Walter Benjamin. Ce penseur hors normes a revisité un grand nombre de notions cardinales pour les sciences humaines, proposant de nouveaux modèles d’historicité comme de nouvelles façons de lire et de regarder les œuvres de la culture, depuis l’art baroque jusqu’à la photographie et le cinéma des années 1930 en passant par la poésie romantique, le roman moderne, l’architecture urbaine ou le théâtre expérimental. Il reste aux historiens de l’art la tâche de faire un point sur la valeur d’usage de notions telles que l’aura, l’image dialectique, l’anachronisme, le montage, la «lisibilité» ou la reproductibilité technique. Le colloque s’interrogera sur les conditions d’application à l’histoire de l’art d’une théorie de l’historicité qui se présente en faisant recours au terme d’«image» et à celui d’«image dialectique». Il s’interrogera aussi sur l’esthétisation du politique à l’époque moderne. Quelle est la portée des analyses de Benjamin dans les conditions «bio-politiques» actuelles, quelle place y jouent les nouvelles technologies, et comment peut-on penser le rapport entre esthétique et éthique dans ce contexte?

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