Pas plus qu’il n’existe de transparence du médium photographique, il n’existe de transparence matérielle des microfilms. On pourrait même aller jusqu’à parler de l’opacité des microfilms tant se perdent les informations quant au traitement visuel d’un évènement par ce procédé de conservation, qui semble tenir les images pour quantité négligeable dans la perception et la transmission d’une information, d’un évènement ou d’une actualité. Alors même que la presse s’appuie toujours davantage sur les images, et en revendique l’importance, ce système de conservation par microfilms relève d’une complète contradiction car il ampute l’objet qu’il s’agit de conserver d’une de ses plus importantes composantes: les images.

Par Audrey Leblanc, L'atelier du Lhivic, 23/07/2009.
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