Dimanche 21 juin, tôt levé. Connection, Facebook. Trouve la note de Natacha Quester-Séméon, "Iran: elle s’appelait Neda", qui renvoie sur son blog, Mémoire vive. Découvre la vidéo de la mort de Neda Agha Soltan sur Facebook. Sur Twitter, plusieurs tweets renvoient de même à l'événement. Narvic fournit divers liens, dont un vidéogramme sur Twitpic, qui montre le visage couvert de sang de la jeune femme.

Je dois partir dans la matinée pour un colloque. Je n'ai pas beaucoup de temps. Je suis choqué et ému par la vidéo, incapable de produire une analyse sur le vif, je n'en ai aucune envie. Mais la qualité de l'information réunie par Natacha, l'angle de son analyse et bien sûr la dimension empathique qu'introduit le nom de la jeune femme, souligné dès le titre du billet, me poussent à rédiger un signalement, composé d'un extrait et d'un lien.

Mettre ou non l'image? Facebook ne propose pas de lecteur exportable, il n'est donc pas possible d'y renvoyer de la même façon qu'à une vidéo sur YouTube. Etant donné son caractère choquant, mon premier réflexe est de m'abstenir. Mais en l'espace de quelques minutes, je me rends compte que le vidéogramme s'est déjà imposé à moi. Je corrige mon billet, en lui associant la copie reproduite sur Twitpic, en petit format.

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