image C'est net. Ceux qui ont perdu hier soir, PS et Modem, sont les fondateurs de l'Europe. La social-démocratie à la sauce néolibérale promue par le marché commun agonise. Quant aux pseudo-vainqueurs, ils auraient tort de se réjouir. A quelque 10% du corps électoral, l'étiage du parti présidentiel est au plus bas. L'UMP n'a pas fait mieux que de mobiliser les convaincus. Et le conglomérat Cohn-Bendit (qu'on n'a pas beaucoup entendu sur l'écologie) n'a fait que récupérer les voix des déçus du PS. La composante protestataire reste globalement élevée, cumulant près de 20% des suffrages. Mais la gauche de la gauche n'a pas profité de la débâcle socialiste. Traduit en termes politiciens, c'est l'enterrement du PS. Hier soir, sans attendre, Montebourg spéculait sur la création d'un nouveau parti, à même d'accueillir les mânes de l'électorat socio-démocrate. Ce scénario dépend d'un renouvellement du logiciel qui n'est pour l'instant guère perceptible. Le scrutin du 7 juin restera celui du rejet par les peuples de l'Europe globalisée. Il n'existe aujourd'hui aucun projet alternatif crédible pour refonder l'Europe politique.