Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

La campagne des morts-vivants

Si les photographies illustrant les documents électoraux fournissent une indication sur la campagne des européennes, c'est à coup sûr celle de la complexité du scrutin. Entre les portraits des candidats flanqués de soutiens qui ne figurent pas sur la liste (PS, Modem, Front de gauche), le collage hâtif sous Photoshop de personnalités qui n'ont jamais posé ensemble (UMP, NPA), ou les vignettes vaguement découpées dans des photos de famille (Alliance écologiste indépendante), on peut observer l'éventail des difficultés suscitées par la géométrie d'associations improbables, qu'aucun portrait de groupe ne réussit à résoudre.

Mais le pompon, sur le plan graphique, revient incontestablement à la liste antisioniste conduite par Dieudonné, qu'un photographe malicieux s'est amusé à caricaturer sur pied. Vue en plongée, éclairage blafard, couleurs noirâtres, sourires toutes dents dehors, jusqu'au lettrage façon pochoir: tous les ingrédients semblent avoir été soigneusement choisis pour évoquer l'affiche de film de zombies plutôt que la mandature parlementaire. A moins qu'il ne s'agisse d'une commande en bonne et due forme? A défaut d'être élus, autant donner des cauchemars, semble nous dire ce tract, mettant à nu l'inconscient des européennes 2009.

En deux mots

Les quatres règles du bon lip dub sont: la spontanéité (on doit avoir l'impression que c'est un délire qui part comme ça), l'authenticité (les intervenants et les lieux semblent réels), la participation (on ne fait pas un lip dub tout seul) et l'amusement: tout le monde doit avoir l'air de se marrer (le plus facile étant qu'ils s'amusent réellement). Le clip de l'UMP viole trois de ces quatre règles, mais transgresse également la cinquième, non écrite tant elle était évidente: le lip dub doit être une chanson. Sinon, c'est comme faire un karaoké sur un discours politique, ou danser la tektonik sur Yvette Horner.

Par Eolas, Journal d'un avocat, 30/05/2009.
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Journée d'études "Décors de cinéma: de la toile peinte au virtuel"

Conservatoire des techniques cinématographiques. Mercredi 10 juin 10h–18h30, salle Henri Langlois, Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, Paris 12e.

Les procédés numériques actuels modifient en profondeur la technique et l’utilisation ancestrale des décors de cinéma, entraînant du même coup des changements importants dans les studios, la prise de vues, la lumière, la postproduction. Des premières toiles peintes du Cinématographe aux incrustations numériques, des décors gigantesques de Cabiria aux projections par transparence, des magnifiques maquettes dessinées par de grands artistes aux décors virtuels en 3D, histoire, évolution de la technique et de l’esthétique des décors, et évocation de la carrière de grands décorateurs, par des historiens, théoriciens et praticiens.

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Journée d'études "Numériser les oeuvres du domaine public, et après?"

Interassociation Archives Bibliothèques Documentation (IABD)
Jeudi 4 juin 2009, amphithéâtre Fabry Perot (Amphi A), CNAM, Accès 4, 292 rue Saint Martin, Paris 3e (métro Réaumur-Sébastopol ou Arts et métiers)

Matin: Quel statut juridique? Modératrice: Michèle Battisti (ADBS, Veille juridique)

- Contrôler les usages du domaine public numérisé, de quel droit?

  • 9.30 Une réappropriation du domaine public numérisé par la propriété intellectuelle? Stéphanie Choisy, Docteur en droit
  • 9.50 Numérisation et régime de la domanialité publique, Jean-Gabriel Sorbora, Professeur de droit public (Université du Maine)

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Séminaire "Quand les images prennent position"

L'Ecole nationale des beaux-arts de Lyon a mis en ligne l'enregistrement vidéo de l'intervention de Georges Didi-Huberman, "Quand les images prennent position" (14-16 novembre 2007), dans le cadre du séminaire "La construction du réel dans l'art contemporain".

Réf.: Quand les images prennent position.