image Il faut le reconnaître, nous avons raté notre AG. Environ 80 personnes présentes, pour une première réunion, ce n'était pas si mal. Mais alors que les facs voient monter la fièvre, l'assemblée de l'EHESS était des plus tièdes. Grand établissement public, l'Ecole fait bénéficier ses enseignants d'un statut privilégié de 144 heures équivalent TD par an, au lieu des 192 de règle à l'université. Difficile alors de se sentir concerné par la menace de modulation des services que fait peser le projet de statut des enseignants-chercheurs. Quand le CNRS explose, l'EHESS, associée au plan Campus, se croit du bon côté du manche. Du côté des forts, de ceux que les nouvelles mesures gouvernementales avantagent. Plus préoccupée par son prochain déménagement, par l'élection de son futur président – et par la présence de Danièle Hervieu-Léger, présidente sortante, à la tête du nouveau comité de pilotage de la recherche et de l'innovation mis en place par Nicolas Sarkozy. Un positionnement qui en dit long sur le déplacement historique de l'ancienne deuxième gauche et aide à comprendre la nouvelle cartographie politique française.

Une deuxième réunion aura lieu mercredi 28 janvier à 13 heures à l'amphithéâtre du 105, bd Raspail, consacrée en partie au déménagement, en partie à la suite de la discussion sur la mobilisation. Le collectif SLRU-EHESS participera à la journée d'action interprofessionnelle du 29 janvier, et donne rendez-vous à 13h devant le 54, bd Raspail, ou à 13h30, à l'angle de la rue des Ecoles et du Cardinal Lemoine. La suite sur le blog www.slru.ehess.org.