Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Du cinéma dans le camphone (dialogue)

André. — Gaby, je crois que j'ai compris de quoi on parlait hier. Je relevais la notion de "supense" que tu évoques dans ton dernier billet à propos de Qik, la plate-forme de vidéos de camphones. Puis on a parlé de l'absence de commentaires et de tags, que j'ai comparé à la césure du muet et du parlant. En fait, on parlait de cinéma. Dans l'univers du web, qui est encore structuré comme un livre, Qik renvoie à autre chose. Quelque chose du cinéma. Le cinéma, ce n'est pas le montage, ce n'est pas le récit. Le cinéma, c'est d'abord ce qui fait rêver. Et Qik est terriblement romanesque. L'absence de texte y est pour beaucoup.

Gaby. — Oui, c'est exactement ça... Qik est un peu le super 8, le home video, mais du web... Le suspense est d'abord dû au live stream – on ne sait pas quand ça va s'arrêter. Ensuite la durée des vidéos, qui ressemblent à une bande annonce. Il y a aussi le côté "j'essaie de deviner la fin", le côté caméra subjective. Souvent, les dialogues n'existent pas, parce qu'il s'agit d'un essai de l'outil. Ca devient comme une sorte de conversation intérieure, et comme toute conversation personnelle et intime elle a du mystère et du suspense.

L'absence de commentaires? Il n'y a rien à commenter. La légitimation de l'image vient de l'image elle-même. Ici, nous ne sommes ni autour ni sur, ni avec les images. ici on est plein dedans – ou DANS, ou DANSE ;)

To be continued...

A French Administration

Nouvel organigramme de l'administration de l'EHESS. Accessoirement, me voilà nommé directeur adjoint de la division de l'audiovisuel.