Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

La pire photo de tous les temps: la suite

image Le 19 décembre dernier, le photographe Mike Johnston épinglait sur The Online Photographer une composition lourdement photoshoppée signée Annie Leibowitz pour le calendrier Lavazza 2009, et la qualifiait de "pire photo de tous les temps" ("The Worst Photograph Ever Made", signalé par Mots d'images).

Aujourd'hui, la suite: Mike publie sur son blog un commentaire d'un "retoucheur anonyme", dont voici la traduction ci-dessous.


J'ai travaillé sur au moins trois images pour Mme Leibowitz depuis le début de ce siècle, toutes des couvertures pour Vanity Fair. Pour ce que je peux en dire, si c'est un honneur de travailler sur l'oeuvre d'un photographe aussi renommé, c'est aussi le pire cauchemar de tous les temps.

Sur des images comme celle du calendrier Lavazza, on vous fournit habituellement des douzaines de clichés des diverses parties de l'image, et dans tous les cas sur lesquels j'ai travaillé, les modèles sont elles aussi en pièces détachées qu'il s'agit de Frankensteiner ensemble. Vous penserez que si quelqu'un vous présente ce type de montage, toutes ses parties ont été exécutées de main de maître, avec chaque détail réalisé à la perfection, prenant en compte les différents paramètres de lumière, mise au point, parallaxe, etc. Pas du tout.

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ARHV fait les 3/8 en 2008

Pas d'idée cadeau pour Noël? Pour faire plaisir sans se ruiner, offrez une sélection des billets 2008 d'ARHV!

Les 3 décryptages qu'@si nous envie

Les 3 notes qui en disent long

Les 3 idées à creuser

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"Un nouveau roman-photo ?", premier prix Roland Barthes

Doté de cinq mille euros, le prix Roland Barthes pour la recherche photographique, co-organisé par l'Imec et le Point du Jour, récompense des mémoires de niveau master de toute discipline consacrés à la photographie. Réuni le 8 décembre 2008 pour sa première édition, le jury (sous la présidence de Michel Poivert, avec les organisateurs et André Gunthert, Olivier Lugon, Gilles Saussier) a attribué le prix à Laureline Meizel pour son travail Un nouveau roman-photo? Analyse des récits photographiques de Benoît Peeters et Marie-Françoise Plissart (M1 en histoire de l’art, soutenu en 2007 à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction de Michel Poivert).

Née en 1980, Laureline Meizel est actuellement allocataire de recherche et prépare une thèse sur la photographie appliquée à l’illustration du livre en France dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le jury a également distingué deux autres mémoires: Regards Est-allemands. Falk Haberkorn, Sven Johne, Frank Muller, Ricarda Roggan, le temps et l'histoire de Christin Krause; Des arts de la reproduction (Christian Boltanski, Claude Closky, Hans-Peter Feldmann, Félix Gonzalez-Torres) de Faustine Ferhmin.

La remise du prix aura lieu vendredi 23 janvier 2009 au centre d’art Le Point du Jour à Cherbourg. Elle sera précédée d’une conférence, jeudi 22 janvier à 18h30. La lauréate donnera une seconde conférence au printemps à l’IMEC. Les inscriptions pour la prochaine édition se dérouleront du 30 octobre au 30 décembre 2009. Les conditions de participation sont disponibles sur www.lepointdujour.eu.

Les vidéos qui terrorisent Frédéric Lefebvre

Frédéric Lefebvre est ce porte-parole de l'UMP, qui, pour garantir un futur maroquin, a décidé de faire passer Nadine Morano pour la fée Clochette. Dans une charge qui pousse à son terme le délire gouvernemental à propos du web, le démagogue décrit internet comme un «refuge» de «trafiquants d’armes, de médicaments ou d’objets volés», un «nid» pour les «proxénètes (...), les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs.»

En attendant le Frédéric Remix, qui ne saurait tarder (Edit: ne pas manquer: "Le best of de Frédéric Lefebvre"), dédions au député quelques vidéos musicales pour alimenter les cauchemars de sa résistible ascension.

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Pourquoi la télé diabolise Facebook

«Ne pas s'inscrire sur ces sites de réseaux sociaux.» Tel était le conseil conclusif après le reportage diffusé par France 2, le 4 décembre 2008, dans l'émission Envoyé spécial ("Planète Facebook", 32", par Jérémie Drieu et Matthieu Birden). Quelques mois après l'achèvement de la campagne victorieuse de Barack Obama, qui avait su trouver dans la convivialité de Facebook le moyen de favoriser une relation plus souple et plus moderne à la mobilisation politique, la France de la loi Hadopi, parfaitement servie par la télévision publique, marquait encore une fois sa différence.

Aux Etats-Unis, où la série télévisée "Les Simpsons" peut parodier "Everyday", la vidéo culte de Noah Kalina, les pratiques numériques sont pleinement intégrées à la culture commune. Mais au pays de Nadine Morano, foin de digital literacy, on en est encore à la "fracture numérique". Autrement dit à l'ignorance et au rejet, qui continuent de structurer le rapport de l'intelligenstia ou des grands médias à la société de l'information.

Quel intellectuel français a pris des positions marquantes en faveur du web 2.0? Quel journal national a porté un regard éclairé sur les réseaux sociaux? Quel ouvrage nous a expliqué la nouvelle économie que nous préparent les grands moteurs de recherche? Je compte sur mes lecteurs pour combler mes lacunes, mais il faut bien admettre qu'à toutes ces questions, la réponse ne jaillit pas spontanément. Ce qui n'empêche nullement les pratiques numériques de prospérer. Les Français ont reconnu sans l'aide d'aucun plan gouvernemental tout l'intérêt de ces nouveaux outils, et sont désormais plus de 5 millions à utiliser Facebook. Le problème de la patrie d'Asterix n'est pas situé du côté des usages. Il est tout entier dans le déficit explicatif et le refus par les élites d'accorder une dimension culturelle aux TIC.

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Le Web, forcément coupable

image Le gouvernement actuel et sa majorité ont une obsession constante: museler Internet, un outil qu’ils ne comprennent pas mais surtout qu’ils ne peuvent pas maîtriser, comme ils le font de la télévision publique voire de certains grands journaux. Toutes les idées sont donc bonnes pour mettre à bas les sites qui ne leur plairaient pas.

La dernière attaque s’est déroulée au mois de novembre au Sénat, qui a voté une proposition de loi qui doit encore être entérinée par l’Assemblée Nationale. Il s’agit d’allonger de trois mois à un an le délai de prescription de la diffamation, des injures ou provocations pour les propos publiés sur le web. La spécificité de ce mode de communication est mise en avant. Il présenterait en effet une triple particularité: «Il est à la disposition de tout un chacun, entraînant ainsi une augmentation exponentielle des informations diffusées; la sphère de diffusion des messages dont il est le vecteur est considérable; la durée de diffusion de ces messages n’a d’autres limites que celle que lui assigne leur émetteur. Elle devient, potentiellement, indéfinie.»

Pourquoi pas, après tout, même si l’on pourrait légitimement affirmer qu’il est beaucoup plus facile de retrouver une diffamation sur Internet (et donc de la porter devant la justice) grâce aux moteurs de recherches ou aux alertes Google par exemple, alors qu’un article de journal peut tout à fait passer inaperçu.

Mais le scandale est ailleurs. Conscients que la presse écrite est la plupart du temps également publiée en ligne, les sénateurs ont prévu une exception aux petits oignons, qui exclut de ce délai la diffusion sur Internet de contenus également publiés sur support papier. Bref, il y aura deux poids, deux mesures. La même information, éventuellement diffamatoire, publiée sur le site d’un journal papier ou sur un site uniquement Internet sera soumise à deux régimes différents. La proposition de loi explique en effet, sans honte, que le contraire «serait mal compris des entreprises de presse». Il faut lire bien sûr: ferait de la peine aux Arnaud Lagardère ou Serge Dassault.

Si elle était adoptée, cette proposition de loi devrait, selon toute logique, être censurée par le Conseil Constitutionnel, tant elle rompt de manière évidente l’égalité des citoyens devant la loi. Encore faudrait-il trouver 60 députés qui s’y opposent. Or, le parti socialiste, qui se voit un jour comme parti de gouvernement, l’a votée, et le parti communiste s’est seulement abstenu. Une bien belle unanimité. On n’en dira pas plus, de peur d’être attaqué pour diffamation.

Illustration: affiche du film "Invasion of the Saucer-Men" (USA, Edward L. Cahn, 1957), extrait du site Wellmedicated.

Henri Roorda: on recherche documents et témoignages

Anarchiste, internationaliste et pacifiste, le Lausannois Henri Roorda (1870-1925) fut surtout l’un des plus brillants humoristes des années folles. L’égal d’un Alexandre Vialatte par la verve subtile de chroniques publiées notamment dans la Tribune, la Gazette de Lausanne et la Tribune de Genève. Auteur de pamphlets comme Le pédagogue n’aime pas les enfants, il fut aussi un enseignant adulé de ses élèves.

Le Musée Historique de Lausanne prépare pour mars 2009 la première grande exposition consacrée à ce Martien des lettres romandes. Un catalogue comprenant des billets inédits sera édité pour l’occasion.

Les commissaires de l’exposition recherchent pour enrichir celle-ci des documents d’époque: des éditions originales des Almanachs Balthasar (1923 à 1926) et de ses autres livres, notamment les manuels scolaires publiés chez Payot (arithmétique, algèbre, géométrie); des photographies de Henri Roorda ainsi que des classes où il enseignait; des manuscrits, des lettres; des témoignages de personnes qui auraient entendu de leurs grands-parents des évocations de Roorda comme professeur ou personnage hors du commun.

On peut aussi adhérer à l’Association des Amis de Henri Roorda, constituée à Lausanne en 2003, qui a pour buts la mise en valeur de son oeuvre et de sa pensée, l’organisation de manifestations et de publications, l’exploration des connexions et alentours de Henri Roorda, la valorisation de son patrimoine littéraire, théâtral, pédagogique au plan international, l’encouragement à des démarches prolongeant son esprit.

Pour contact: Association des Amis de Henri Roorda, Rue des Terreaux 18bis, 1003 Lausanne. Tél. 021 323 21 70, e-mail: hum.fil(à)befree.ch

François Weil, candidat à la présidence de l'EHESS

image Première femme élue en 2004 à la présidence de l'EHESS, Danièle Hervieu-Léger a indiqué récemment qu'elle ne souhaitait pas renouveler son mandat, qui arrive à son terme en mars 2009. L'américaniste François Weil, directeur du Centre d'études nord-américaines (CENA), a fait connaître le 11 décembre sa candidature à la direction de l'Ecole. Je reproduis ci-dessous l'annonce publique qui a été communiquée sur les listes de diffusion tlm et tlmae.


Chères et chers collègues,

Lors de notre dernière assemblée, Danièle Hervieu-Léger nous a fait savoir son intention de ne pas solliciter un nouveau mandat. Dans trois mois, le 7 mars 2009, l’École devra choisir un nouveau président ou une nouvelle présidente. Chacun le sait: les enjeux de ce choix sont considérables. Comme cela avait été le cas dans les années 1990, l'institution qui nous rassemble est à la veille d’un très profond renouvellement générationnel, avec les pertes qu'il entraînera mais aussi les possibilités de redéfinition dont il sera l'occasion. Le prochain mandat devra également prendre en charge trois autres dossiers tout aussi importants: la négociation du contrat quadriennal, dont nous tirons une grande partie de nos moyens de fonctionnement; un vraisemblable déménagement provisoire vers la rue du Pré; enfin, l’achèvement de la conception, la construction et l’ouverture du campus Condorcet, en même temps que le retour, dont nous avons unanimement exprimé le souhait, dans le bâtiment du 54 boulevard Raspail.

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Les facéties de la bibliométrie. Comment devenir le chercheur du mois

Par Pierre Jourde, Le Monde Diplomatique, décembre 2008.

La scène se déroule loin de la lumière du jour, dans les profondeurs inquiétantes d’un bunker. Berlin en 1945? Moscou en 1952? Non, Paris, 2008, 3e arrondissement. Dans la salle, non pas des apparatchiks, des bureaucrates couleur de muraille, mais quelques-uns des plus brillants représentants de l’université et des organismes de recherche français: membres du Conseil national des universités (CNU), du comité national du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et des laboratoires de Paris et d’Ile-de-France. L’élite des intellectuels.

On a du mal à se défendre de l’idée que les lieux affectés à la recherche et à l’enseignement, en France, ceux où l’on réfléchit, cherche, transmet le savoir, et qui évoquent généralement plus un commissariat dans la Roumanie de Nicolae Ceausescu que les universités italiennes, britanniques ou américaines, participent d’un mépris généralisé de la pensée et d’un bizutage des universitaires. Mais on écarte vite ces frivolités, l’affaire est autrement sérieuse. Les graves personnages assis à la tribune, face à cet aréopage de grands esprits, l’annoncent d’emblée : «Nous sommes là pour le pilotage de la recherche.» En effet.

Miracle de PowerPoint, un grand écran s’allume et affiche l’image d’un tableau de bord d’Airbus. Ah, mais oui, bien sûr, le pilotage de la recherche, c’est tout à fait clair. La lumière se fait dans le cerveau des chercheurs présents, ils sont très intelligents, pas besoin de plus d’une image pour leur faire comprendre.

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Quand YouTube remplacera Google

La facilité d’accès aux vidéos en ligne, incarnée par la plateforme de partage de vidéo YouTube, change profondément la société, concluaient les intervenants du Web 2.0 Summit à San Francisco qui discutaient sur le sujet du web et de la politique (vidéo, transcription en français des meilleurs moments). YouTube est récemment devenu le second moteur de recherche du monde selon Comscore (passant devant Yahoo!), avec 344 millions de visiteurs uniques (voir les chiffres d’audience mis en avant par Didier Durand). En juillet 2008, 75 % des internautes américains ont visionné 5 milliards de vidéos en ligne, soit plus de 54 vidéos en moyenne par personne et par mois, estime Comscore. Non seulement presque tout le monde regarde des vidéos en ligne, mais toute conversation, significative comme insignifiante, est désormais filmée - et tous ces films sont accessibles sur YouTube.

Par Hubert Guillaud, InternetActu, 11/12/2008.
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2009, année érotique

Je suis un bourgeois modéré, père de famille, fonctionnaire, assuré à la Maïf. Il n'y a pas si longtemps, je lisais Libé, les éditos de Serge July et les vapeurs d'Alain Duhamel. Mais là, je sens la glace qui craque, le système qui se débine à toute allure. Tiens, le mouvement grec: spontanément, dès les premiers comptes rendus, je n'ai pas cru les grands médias. Avec un gros clignotant "Tarnac", une petite voix me disait: attends, c'est forcément pas ça. Et ce matin, chez Partageons mon avis, le billet "Partis, c'est fini" s'accorde exactement à mon sentiment. Entre la débâcle du PS, le caporalisme de l'UMP et la soudaine multiplication des nains de jardin, l'impression est bien que quelque chose est en train de finir, qui se tenait la barbichette entre presse et politique. Une chose est sûre: les deux trépasseront ensemble.

Pas sûr qu'il faille s'en alarmer. Plutôt que de faire du bouche à bouche à la mickeycratie mourante, je retire de conversations récentes l'impression que la suite est déjà en train de se préparer. Avec internet comme terrain de jeu, la forme du réseau comme modèle. Et une génération qui a faim de prendre les manettes. Sarkozy et la crise vont appuyer fort sur l'accélérateur. Rendez-vous en 2009, qui ne va pas être triste.

La face cachée du virtuel

image Pourquoi avoir attribué aux pratiques numériques le qualificatif trompeur de "virtuel"? Ni la correspondance, ni le téléphone, ni la télévision hertzienne, toutes pratiques impliquant une relation à distance, n'ont été décrites comme des expériences situées en dehors de la "vraie vie". Dans mon coin, on procède actuellement à l'installation d'un réseau de fibre optique, donnant accès au très haut débit. Pelleteuse et équipe de travaux publics affrontent la froidure de décembre pour une activité des plus concrètes. Une piqure de rappel pour se souvenir que toutes les belles images que produisent nos écrans d'ordinateur supposent l'existence d'infrastructures et de circuits qui n'ont rien de virtuel, mais qu'il serait plus exact de décrire comme dissimulés.

Jadis, la connexion au réseau téléphonique ou hertzien se matérialisait par un câble tiré du poteau le plus proche ou l'installation d'une antenne par un ouvrier spécialisé. Caractérisée par l'emprunt de canaux existants et l'absence d'intervention physique à domicile, l'extension du haut débit a sans doute été, de toutes révolutions technologiques, la plus discrète. Ces traits ont-ils confirmé l'apparence d'immatérialité volontiers associée à la société de l'information? Voir des terrassiers creuser une tranchée constitue un antidote efficace à cette fiction.

Trop d'images ?

Dans sa "carte blanche" en dernière page, Caroline Fourest s’inquiète de «La démocratie des cerveaux disponibles» soit, concrètement, de la place et du rôle des journaux et des journalistes. L’«image» est d’emblée mise du côté des dangers: «Quand l’image, la pipolisation, l’anecdotique et la petite phrase dominent, il reste peu de temps pour aborder le fond.» Elle précise ensuite: «Le triomphe de l’image sur l’écrit favorise le fait-divers, le personnel et l’émotion au détriment de l’analyse, du recul et de la confrontation d’idées.»

Par Jean-Louis Boissier, Arts des nouveaux médias, 08/12/2008.
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Extension du domaine de la recherche vidéo...

...ou l'avènement de la voie remontante

D’après un rapport de ComScore, YouTube était dès le mois d’août 2008 devenu le deuxième plus important site générateur de trafic de recherche du net grillant la politesse à Yahoo! et se positionnant dans la roue de son grand frère Google.

Mais voilà, au cours de la nuit du 4 au 5 décembre 2008, YouTube a enclenché le turbo-boost et a déployé ce qui s’avère être le plus important portail de recherche vidéo au monde voire le plus important portail de recherche tout court en termes de reach (l’estimation de cette assertion reste à faire).

Pas de révolution majeure dans l’ergonomie du site pour arriver à ce résultat. YouTube a simplement incorporé dans l’ensemble des lecteurs exportables de sa plateforme un champ de recherche vidéo.

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Bertrand Monthubert entre à la direction du PS

Après 11 ans de hollandisme, caractérisé par une relation ténue du parti socialiste avec le milieu de la recherche, c'est avec intérêt qu'on note l'intégration de Bertrand Monthubert au sein de la nouvelle direction composée par Martine Aubry, au poste de secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche. Chercheur et militant, ce mathématicien était jusqu'à la semaine dernière président de Sauvons la Recherche, association en pointe depuis 2004 dans toutes les luttes destinées à préserver un outil malmené. Prenant le relais d'un syndicalisme volontiers corporatiste, SLR a su favoriser une intelligence plus globale des enjeux de la science dans la société, prenant notamment en compte la question des précaires ou inventant des formes de mobilisation nouvelles. En prenant ses nouvelles fonctions, Bertrand Monthubert a annoncé lui-même sa démission de sa fonction de président de l’association, confiée à l'intérim d'Isabelle This Saint-Jean.

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