Le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) ne disposera, pour le recrutement de 2009, que de 300 postes de chercheurs alors qu'il en avait embauché 385 en 2008. Telle est la réalité de la prétendue augmentation des moyens de la recherche française annoncée aux médias par Valérie Pécresse. Libération qualifie à juste titre de «chiffres assez brutaux» ceux issus de la réunion du Conseil d'administration du CNRS de jeudi dernier, suite à la décision ministérielle consistant pour l'essentiel à ne pas créer de postes de chercheurs et d'enseignants-chercheurs. En réalité, les 300 postes de chercheur correspondent à 417 départs. Il y aura également une perte de 105 postes d'ITA (ingénieurs, techniciens, administratifs) et de 158 contrats de post-doctorants. Il s'agirait, semble-t-il, de s'inspirer du «modèle américain». Mais la politique annoncée par le nouveau président des Etats-Unis Barack Obama paraît très différente.

La Science au XXI siècle, 05/11/2008.
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