Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Pour Obama, la classe moyenne a le visage de la famille

Brûlant de ses derniers feux, la campagne de Barack Obama nous a livré hier un objet devenu rare: un vrai film de propagande à l'ancienne, sous la forme étonnante d'un publi-reportage de 27 minutes diffusé simultanément sur sept chaînes nationales.

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64 fois ma voix

Pas besoin d'aimer Michael Jackson pour apprécier la performance de François Macré. Rencontre de la lignée très prisée des human beatbox avec la tradition non moins vivace de l'auto-portrait multiple, la "Reprise a capella 64 pistes" de Thriller (1982) propose une remarquable et très pédagogique vidéo musicale, mise en ligne sur Youtube le 21 octobre 2008.

La vidéo qui ne buzzait pas

image En 2007, avec Rémi Douine, nous avons étudié de nombreux cas de vidéos virales, dans le cadre des campagnes électorales françaises. Avec d'autres, nous avons poursuivi à plusieurs reprises l'observation de ces phénomènes, de façon à en comprendre les mécanismes. C'est donc en nous frottant les mains que nous constations mercredi dernier l'apparition d'une vidéo-candidate qui semblait présenter toutes les caractéristiques pour accéder au buzz.

Le 22 octobre, peu après minuit, Agoravox publie un article d'Olivier Bailly dont le titre, enregistré dans le cache des moteurs de recherche, est d'abord: "Témoignage exclusif: «DSK a voulu me violer»". Cet intitulé sera rapidement modifié au profit du moins tonitruant: "Témoignage exclusif: la troisième affaire Strauss-Kahn" et mis à la une du site collaboratif. Accompagné d'un extrait vidéo de l'émission de Thierry Ardisson diffusée sur la chaîne Paris Première les 5 et 20 février 2007, cet article reprend et commente les propos de la journaliste Tristane Banon, qui accuse l'ancien ministre de lui avoir fait des avances agressives, un épisode qui remonte à 2002. Dans la vidéo, le nom que prononce la jeune femme est couvert par un bip. Mais Olivier Bailly indique avoir obtenu de la journaliste la confirmation qu'il s'agissait de DSK.

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Colloque "Les élites économiques européennes et la création photographique"

13 Novembre 2008, Institut national d'histoire de l'art, 2, rue Vivienne, 75002 Paris, Salle Vasari (entrée libre).
Colloque de l'université Paris 1 (CIRHAC/Institut européen de la mémoire économique et financière).

  • 9h30 - Introduction Raymond Dartevelle (IMEF/Paris 10), Michel Poivert (Paris 1).
  • 10h00 - Paul-Louis Roubert (Paris 8), "Une photographie contre-révolutionnaire: le calotype français des années 1840-1850".

Le développement du calotype en France à la fin des années 1840 s'appuie sur l'idée d'une pratique alternative de la photographie contre l'industrie photographique symbolisée alors par le daguerréotype. Se créée alors autour de cette technique un cénacle qui tente de rapprocher l'image argentique d'une culture aristocratique en défendant une pratique plus noble de la photographie. Une noblesse alimentée autant par la qualité des opérateurs que par leurs prétentions artistiques.

  • 10h30 - Marianne Le Galliard (Paris1/Fondation de France), "Le cas Lartigue: un amateur de la haute bourgeoisie".

La photographie de Lartigue se développe au début du XXème siècle au sein d'une famille d'ingénieurs et entrepreneurs en télécommunication (téléphone) et transport (chemins de fer). Depuis un demi-siècle, cette longue lignée d'inventeurs se passionne pour les nouvelles technologies en photographie, cinéma, aéronautique ou encore la presse. Le milieu de la haute bourgeoisie, auquel appartient Lartigue, est également féru de spectacle, tel que le théâtre, les actualités et le sport. Il sera ici question de montrer les liens entre les premiers instantanés de Lartigue, montrant des sujets en mouvement et leur contexte, celui d'une famille captiveé par le spectacle de la vitesse.

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Le monde qui vient

Réflexions sur les conséquences de la crise et les tendances économiques à venir

image Il ne fait guère de doute que les économies d’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord vont connaître une récession profonde et de longue durée. Celle-ci découle à la fois des conséquences de la crise financière et bancaire, et en particulier des formes brutales que prend aujourd’hui la contraction du crédit, mais aussi et surtout du fait que le fondement de cette crise est constitué, comme on l’a soutenu ailleurs, par une crise du mode de croissance néolibéral. Dans ces conditions, il apparaît comme une évidence que la conjonction de ces deux dimensions va entraîner une contraction profonde de l’activité.

Celle-ci durera tant que n’émergera pas une autre dynamique de croissance. Aujourd’hui, même si les pays émergents sont moins touchés que les pays développés, et même si la crise devrait se traduire par un ralentissement de la croissance (de 11% à 9% en Chine, de 8% à 6% en Russie), l’effet de traction de ces pays ne saurait à lui seul tirer hors de la crise les pays développés. Il est donc inévitable que des restructurations profondes se mettent en place dans ces économies. Elles affecteront aussi les pays émergents et, progressivement, c’est une autre configuration de l’économie mondiale qui émergera.

Racines et profondeur de la récession dans les économies développées

La récession dans laquelle les économies développées sont entrées a des causes multiples. Elles se combinent pour créer un climat récessif global dont l’ampleur dépasse largement ce que l’on a connu depuis 1945.

La récession provient tout d’abord des effets immédiats de la contraction du crédit. Cette dernière s’est brutalement accélérée avec la phase de crise de liquidité que l’on a connue entre le 20 septembre et le 15 octobre. Même si cette crise semble partiellement surmontée comme le montre la détente sur les taux de l’argent au jour le jour et à court terme, les banques n’ont pas significativement modifié leur politique. L’annulation systématique des facilités de caisse et de découvert accordées aux entreprises que l’on constate non seulement en France et dans plusieurs pays de la zone euro, mais aussi aux Etats-Unis, va avoir un impact important à court terme sur l’activité économique. On constate un phénomène du même ordre pour les crédits accordés aux ménages et le nombre de refus de dossiers a largement dépassé les 50% en France depuis début septembre 2008. Le rationnement du crédit aujourd’hui ne se fait plus par le prix (le taux d’intérêt) mais directement par la quantité (refus de dossier ou suspension de facilités de paiement). En fait, nous sommes passés d’un système de «marché du crédit» à un système de crédit administré décentralisé, qui est sans doute le pire de tous les systèmes. Une allocation administrée centralisée serait en effet plus efficace.

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La retouche en son miroir

image Le dernier jeu à la mode n'est plus de repérer les photos retouchées, mais les erreurs de ceux qui croient en avoir découvert. Dédié à la dénonciation des dérapages de graphistes trop pressés, le site PhotoshopDisasters épingle une photographie issue d'un récent numéro de l'édition américaine de Marie-Claire. En accolant aux visages leur reflet redressé, le rédacteur a cru pouvoir déceler un certain nombre d'altérations, dont d'étranges déformations du visage, qui suggèrent un travail de retouche des plus conséquents.

Il suffit de retourner l'image à 180° pour s'apercevoir que le reflet ne renvoie pas la lumière de façon homogène. Affectée d'une déformation linéaire en son centre, la table en verre allonge les visages des trois personnages assis. Ce n'est donc pas la retouche des volumes qui a permis de rendre à leur faciès un aspect plus plaisant, mais bien le reflet qui les défigure.

Cette image n'est toutefois pas exempte de corrections. La comparaison permet en effet de constater que plusieurs des visages ont subi une atténuation de contraste, rectification courante qui permet de rendre moins cruel le passage des ans. Pas de quoi fouetter un chat, mais la présence de ces altérations risque d'être perçue comme une confirmation du caractère mensonger de l'illustration. Enfin, le décor en arrière-plan pose bel et bien un problème, qui n'a pas été repéré par le site.

Au final, le plus intéressant dans cet exemple est d'avoir imaginé que le reflet allait révéler la vérité de manipulations cachées. Cette lecture façon X-Files témoigne de cette nouvelle culture de l'image déjà signalée ici, qui troque l'ancienne illusion de l'objectivité pour le réflexe du soupçon généralisé. Il va falloir du temps à cette perception de la photographie pour retrouver un équilibre similaire à la culture du cinéma, où l'on s'est accoutumé depuis longtemps au dialogue de l'enregistrement avec la fiction (merci à Vincent Glad pour son signalement).

Pour une localisation contextuelle des paramètres de confidentialité (sur Facebook et ailleurs)

image Il y a quelques jours, Gilad, les yeux écarquillés, m'appelle pour regarder son écran d'ordinateur. Il était sur Facebook et venait de découvrir un trou dans la protection de la confidentialité. Ayant paramétré son fil de nouvelles pour afficher autant d'infos photo que possible, il était régulièrement informé des commentaires de ses amis sur les photos de leurs contacts, y compris ceux avec lesquels il n'était pas relié. Jusque-là tout va bien. Mais Gilad se rendit compte qu'il pouvait cliquer sur ces photos et, de là, apercevoir tout l'album de ses "amis d'amis" – même ceux dont le profil ne lui était pas accessible. Il suffisait pour cela qu'un de ses contacts y figure, identifié par son phototag. Quel plaisir d'accéder ainsi à des images qui ne lui étaient pas destinées! Il était fou de joie.

Il y a plusieurs façons d'expliquer ce phénomène. C'est peut-être un bug dans le système de Facebook. Mais il s'agit plus probablement d'une conséquence de l'autorisation d'accès aux "amis d'amis", accordée par les usagers sans qu'ils en mesurent les effets, parmi les complexes paramètres de confidentialité dont même Gilad ignorait l'existence. Quoiqu'il en soit, il avait l'impression de voir des images qui ne lui étaient pas destinées. Je suis sûre que les amis de sa petite sœur ne se rendaient pas compte que le fait de la phototagger au sein de leurs propres albums allait rendre ces albums visibles pour son frère.

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Que faisons-nous des images? (notes)

image (Notes pour L'Atelier des médias) NB. Inversion de la question traditionnelle de l'histoire de l'art: "Que nous font les images?" Sociologie des usages, marketing et nouvelles pratiques sont passés par là.

- Une dynamique de l'invention. Vs la valeur de l'image rare, facilité sans précédent et dévaluation de la production des images (camphone) favorisent les pratiques de jeu avec l'image. Facebook: l'image conversationnelle. Appropriation et apprentissage. Une situation propice à l'invention. De façon plus générale, les pratiques de l'image se caractérisent actuellement par une dynamique de l'invention: aucun usage stabilisé, ruine des normes, bouillonnement des micro-usages.

- Une nouvelle culture de l'image. Scepticisme croissant face aux images d'enregistrement, diffusion des pratiques de retouche, remise en question de l'illusion d'objectivité - une bonne chose. Silence de la théorie, médusée. Une critique par l'usage. Tout passe par les pratiques, nouvelles sources de savoir.

- Un rééquilibrage de la représentation. Dans les fonctions représentationnelles de l'image, on assiste à un rééquilibrage: auto-production de leur image par les groupes relégués - une image des pauvres (banlieues, tiers-monde, jeunes, etc.). Favorisé par l'accès à la diffusion (web, plates-formes, streaming). Problème de visibilité? Quand on observe les pratiques historiques d'auto-production (photo amateur), on doit reconnaître que l'accès à ces corpus est sans précédent. Rôle des chercheurs dans la description de ces nouveaux contenus. Parallèlement, crise de l'autorité pour les anciens dépositaires des pouvoirs de la représentation.

- Image ubiquitaire, image jetable. L'image est partout – où est l'image? Le modèle du flux (blogs, Facebook) promeut un univers de contenus jetables, à consommation immédiate, sans pérennité. Circulation problématique entre micro et macro. Filtrage par le buzz, l'indexation et la popularité. Mais les instances médiatiques ne sont plus seules à définir la valeur des contenus. Un nouvel équilibre encore à inventer.

Quand les technologies de l'artefact nous submergeront

Le Face swapping (l’échange de visages) n’est pas qu’un petit groupe d’utilisateurs de Flickr qui s’amuse avec les images, mais c’est désormais un logiciel qui modifie des parties de visages depuis une bibliothèque d’images, comme l’ont expliqué ses concepteurs dans leur étude (.pdf) présentée au dernier Siggraph (vidéo). Le logiciel substitue aléatoirement des éléments du visage d’une photo en puisant dans une banque d’image : une bouche par-ci, un nez par là, permettant par exemple de conserver votre allure générale tout en modifiant votre apparence de détail. Le système pourrait être utilisé pour “obscurcir” (à sa manière) des visages de témoins d’un crime, de personnels militaires, d’une foule, etc.

Par Hubert Guillaud, InternetActu, 20/10/2008.
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De quoi la pieuvre est-elle la figure?

image Dans un récent billet, le journaliste Pascal Riché me fait la leçon. N'aurais-je pas fait preuve de légèreté en mentionnant sans précaution sur ARHV "L'argent-dette", une vidéo complotiste et antisémite? Dans une première réponse, j'ai précisé ma position sur le volet du complot. Voyons ce qu'il en est du second point.

Complotisme et antisémitisme ne sont pas des reproches équivalents: le second tombe notamment sous le coup de la loi. Sans conteste, la mention d'un contenu à caractère antisémite sans précision expresse constituerait une faute. Je l'ai dit, la vidéo de Paul Grignon est clairement complotiste. Mais est-elle antisémite? Pour l'affirmer, Riché se base sur une séquence de 15 secondes, située à la fin du film, qui associe le nom des Rothschild à l'image de la pieuvre. Mentionner le nom de la plus grande famille de banquiers, universellement connue, dans un film consacré au mécanisme monétaire ne peut suffire à justifier à lui seul le reproche d'antisémitisme. C'est donc bien sa juxtaposition avec «la représentation de la pieuvre portant ses tentacules sur le monde» qui fonde le jugement de Riché. Résoudre le problème revient donc à répondre à la question: de quoi la pieuvre est-elle la figure?

Met apprécié des cuisines méditerranéennes depuis l'Antiquité, cet innocent mollusque n'a pas toujours représenté la figure d'un pouvoir occulte démesuré. Il semble bien que ce soit une confusion taxinomique avec un autre céphalopode, l'Architeuthis, ou calmar géant, qui lui confère dans le récit des marins son aspect monstrueux.

Très vivante dans le folklore scandinave, la figure mythologique du Kraken, pourvue de nombreux bras qui s’agrippe aux navires et les entraîne vers le fond, n’a pourtant jamais été représentée et garde tout son mystère jusqu’au XVIIIe siècle. L'article que lui consacre le Supplément de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert croit pouvoir identifier cet animal légendaire à une sorte de poulpe géant. Cette conjecture est entérinée par le naturaliste Pierre Denys de Montfort dans son Histoire naturelle des mollusques (1802), qui lui donne sa première concrétisation iconographique (fig. 2), inaugurant un genre qui, de Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne, 1869, fig. 3) à Pirates de Caraïbes II (Gore Verbinski, 2006, fig. 4), occupe une place marquée de l'imaginaire enfantin.

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Pendant ce temps, côté web-médias...

image Spéciale autopromotion. Enregistrée le jeudi 16 octobre, la dernière émission d'Arrêt sur images consacrée à la discussion de la vidéo "L'Argent-dette" de Paul Grignon, donne la parole à Alexandre Delaigue, animateur du blog Econoclaste, et Nicolas Cori, journaliste économique à Libération (accès ouvert). On pourra m'entendre essayer d'en placer une entre ces deux éminents spécialistes – ce qui était courageux, et peut-être téméraire.

J'aurai un peu plus de temps pour m'exprimer dans le cadre de L'Atelier des médias, la web-émission participative créée par Philippe Couve sur RFI, que nous enregistrons mardi prochain. Sur la page de son blog, le journaliste suggère la lecture de quelques bonnes feuilles d'ARHV et invite les internautes à adresser en commentaires leurs questions sur le rôle de l'image ou ses nouveaux usages à l'ère numérique (Edit: enregistrement brut). Où sont mes lunettes noires?

Flickr relooke sa page d'accueil façon Facebook

Flickr a modifié le 16 octobre la disposition de la page d’accueil des comptes de ses membres. Ce relooking propose un affichage visuel sous quatre rubriques (Votre galerie, Vos contacts, Vos groupes, Explorer) dont la fonction principale est de regrouper toutes les activités récentes liées aux images (photos et vidéos), comme les derniers chargements ou les commentaires, qu'elle rend plus accessibles.

La rubrique "Activité récente" est l’élément principal de cette refonte, qui permet la visualisation rétro-chronologique détaillée et paramétrable des activités des contacts. La sélection des quatre images issues du flux de l'upload, qui permettait de découvrir le tout-venant des photos téléchargées sur la plate-forme, a été remplacée par un module qui présente alternativement des vignettes de l'upload, de l'"Explore" (sélection automatisées des meilleures images du site), ou des renvois sur les applications spécialisées (Lieux et Commons).

La disposition de ces nouveaux éléments, comme l’agrégation des images des contacts ou des groupes semble s’inspirer directement du fonctionnement des sites de réseaux sociaux (SRS), et particulièrement de Facebook. Aujourd’hui, Facebook, le n°1 de la photo en ligne, est l'exemple phare d'un réseau social où le rôle des images se diversifie et s’enrichit des pratiques visuelles de ses usagers. Le relooking de Flickr, l'ancêtre des SRS visuels, souligne la place désormais incontournable de Facebook et l'influence de son ergonomie sur l'ensemble des sites de réseautage social.

Moving ethics

"Mobile Communication and the Ethics of Social Networking" (25-27 septembre 2008). My first international congress: Hungary. Having the chance to go to Budapest was almost a trip back to my family roots. With Hungarians grandparents I had grown up hearing them chatting or talking on the phone with my father ;) in this strange language. So far but so familiar tones, so familiar tastes, so familiar food…

L’Atelier du Lhivic, 16/10/2008.
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Bonnes nouvelles pour la rentrée du Lhivic

image Studieuse et chaleureuse. La réunion de rentrée des étudiants du Lhivic, le mercredi 15 octobre à l'INHA, a permis de renouer avec l'ambiance du séminaire après l'interruption estivale. Le pack soudé des aînés a accueilli les nouveaux dans la bonne humeur.

Il est vrai qu'il y avait de quoi se réjouir. Outre le rappel du programme d'enseignement 2008-2009, le plus riche depuis la création du laboratoire, plusieurs annonces permettaient de dessiner les contours d'une année captivante.

En premier lieu, après la participation du Lhivic à la IIIe école doctorale d'été organisée par l'EHESS et l'Institut Telecom, j'avais le plaisir d'annoncer que la thématique de l'édition 2009 sera consacrée aux "Pratiques de l'image dans la société de l'information", et que sa préparation s'accompagnera d'un séminaire-atelier à l'INHA dédié à l'exploration de ces problématiques, avec de nombreux invités (ouvert aux auditeurs libres, les 1er et 3e jeudis du mois, 17h-19h30, première séance le 20/11/08, INHA, salle Walter Benjamin).

Deuxième bonne nouvelle: la sélection par l'ANR (Agence nationale de la recherche) du projet "La production artistique en régime numérique", sous la direction de Philippe Le Guern, qui associe trois équipes: le laboratoire Georges Friedmann (Paris 1/CNRS), le Granem (université d'Angers), piloté par Dominique Sagot-Duvauroux, et le Lhivic (EHESS). Doté d'un budget de 200.000 euros sur trois ans, ce programme de recherche destiné à analyser les nouvelles économies de la musique et de l'image se concrétisera dès le mois de janvier prochain par un séminaire ouvert à tous (les derniers jeudis du mois, 17h-19h30, les 29/01, 26/02, 26/03, 30/04, 28/05, 25/06, INHA, 2 rue Vivienne, salle Walter Benjamin).

Ajoutons à ces annonces celle du colloque "L'histoire de l'art depuis Walter Benjamin" organisé par le CEHTA les 5 et 6 décembre prochains, ainsi que la journée d'études "La matérialité des images", proposée par le Lhivic le 13 février 2009 à l'INHA (salle Vasari), et l'on conviendra que la corbeille 2008-2009 a de quoi contenter les plus solides appétits.

Facebook, n° 1 de la photo en ligne

Doug Beaver, directeur technique de Facebook, a annoncé ce matin que la plate-forme avait atteint le chiffre de 10 milliards de photos téléchargées (soit 40 milliards de fichiers, puisque chaque image est déclinée en 4 formats), occupant 1 pétaoctet de mémoire (1000 téraoctets). Les 100 millions de membres du réseau envoient quotidiennement entre 2 et 3 téraoctets de photographies sur le site, où 15 milliards de photos sont consultées chaque jour. Facebook est le premier site au monde de partage de photographies en ligne, loin devant Flickr, qui approche les 3 milliards de téléchargements (via AllFacebook).

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