image Le président à décidé qu'il n'y aurait plus de publicité à la télévision publique. J'ai beau lire et relire Schneidermann, j'avoue avoir du mal à me faire une religion sur la question. En attendant, quelques considérations en vrac, à commenter sans modération.

  • A dix ans, Spielberg et Lucas étaient scotchés devant le petit écran. A l'époque, il y avait The Twilight Zone et Science Fiction Theater. Au même âge, mes enfants regardent les dessins animés (les samedis matins libérés par Darcos), mais ce qu'ils préfèrent, c'est le cinéma, la Wii et YouTube.
  • A un moment où l'on s'interroge sans complaisance sur les modèles économiques du web, on est surpris de constater que le business model sur lequel repose la télé est si restreint et si fragile. Le parasitisme publicitaire ou tendre la sébille. Et l'on se demande: s'il fallait payer pour les contenus TV, combien serions-nous à allonger un billet?
  • Il y a eu la cinéphilie, les stars, maintenant les blockbusters: le cinéma a toujours su cultiver sa part de mythologie. C'est cette aura qui alimente les produits dérivés, preuve de la puissance intacte de ce divertissement. La télé a-t-elle réussi à créer une mythologie? Qui mettrait un programme télé en teaser d'un paquet de céréales?
  • Les trois formats originaux créés par la télé sont les talks-shows, les jeux et les séries. Le dernier jeu marquant de la télé publique s'appelle "Fort Boyard". La dernière série qui a laissé son empreinte, "Un gars, une fille" – un succès tel qu'on a construit toute une chaîne, la 4, autour...
  • Quelles sont les dernières choses que j'ai regardé avec plaisir à la télé? "Kaamelot", les castings de "La Nouvelle Star", "Desperate Housewifes" et "Bones". Sur M6.
  • Je garde des souvenirs éblouis de documentaires animaliers ou scientifiques produits par la BBC, qui prouvent que la télé aurait pu être un formidable vecteur de connaissance, si ce choix avait été fait. Aujourd'hui, les documentaires qui marquent les esprits s'appellent "Loose Change" ou "La grande arnaque du réchauffement climatique" et sont diffusés en ligne.
  • Il paraît qu'il y a de gros changements à l'antenne. Ferrari sur la Une, Courbet sur la Deux... Mais c'est trop tard: je ne regarde presque plus la télé. Les fébrilités d'@si me sont de plus en plus inaccessibles. Face à l'infinie diversité du web, la pesanteur du consensus est devenue trop étouffante. Après avoir zappé en vain, je retourne à mon écran. L'autre: celui du Mac.