image Cela fait déjà quatre fois cet été (deux fois en France, deux fois aux Etats-Unis) que je me trouve forcé d'expérimenter ce nouveau rituel social: l'emprunt du wifi du voisin pour se connecter à internet. Il est évidemment plus cocasse que cette situation se produise à l'occasion de l'université d'été coorganisée par l'EHESS et Télécom & Management SudParis, consacrée cette année à "La société de l'information et de la connaissance" (voir album), que dans une location de villégiature ou une maison de campagne. Aux réactions de désarroi de mes camarades et à mon propre désappointement, on pourra juger que les mailles du filet sont désormais suffisamment serrées. Un tel trou d'air n'est supportable que parce qu'il est exceptionnel. Rester totalement déconnecté plus de 48 heures est toutefois une gageure, et ne serait-ce que pour consulter ses e-mails, on bravera le regard des passants et toute considération morale pour pirater le réseau sans fil le plus proche. Comme autrefois la bouffée de cigarette du voisin de table, ce palliatif est un bref moment de joie douloureuse, dont on ne sait s'il aide à supporter l'absence ou s'il la rend plus regrettable.