Peut-on critiquer Wall-E? s'interroge gravement Télérama. Partagée sur le dernier-né des studios Pixar (2008, Andrew Stanton), la rédaction a recouru à son traditionnel jugement de Salomon: un "pour", un "contre". Ce dernier, rédigé par Aurélien Ferenczi, prend à rebrousse-poil l'accueil unanimement quatre étoiles de la communauté cinécritique – avant de se faire étriller en commentaires par les lecteurs. Sensibilisé par mon passage à 20 Minutes à cette cyber-intolérance, je me sentais plein de sympathie pour le courageux journaliste, prêt à l'épauler d'un mot, d'une pétition en ligne, voire d'une descente en flammes de BHL.

Je suis donc allé voir le film (bon, dans la vraie vie, ce sont mes deux marmots qui m'y ont traîné; mais j'avais vu la mini-polémique et j'ai subrepticement pesé pour m'éviter d'avoir à subir l'indéfrisable Hulk – tant qu'à aller voir des pixels, autant un vrai dessin animé). Mes lecteurs dépourvus de lardons de trois à huit ans peuvent passer leur chemin, la suite ne les concerne que dans la mesure où ils s'intéressent au cinéma – un genre qui, on le sait, s'adresse de plus en plus résolument à un public à même de dépenser entre 19,90 et 49,90 euros dans les jouets cinépromus.

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