Les lecteurs assidus de ce blog savent que celui-ci ne rate pas une occasion de s'interroger sur l'existence des dinosaures. Ou plutôt: sur la familiarité que créée leur existence en images, qui finit par remplacer leur absence. Je ne suis pas clair? Pas grave, j'ai un autre exemple sous la main. L'autre jour, en allant accompagner les mômes dans un de ces parcs dont je tairai le nom, je me retrouve faute de mieux à chercher à échapper au soleil devant un bal de dauphins. De ces animaux impressionnants, j'observe la masse et le grain de peau sous l'eau qui ruisselle. Jusqu'à ce que je ne sais quel Jiminy Cricket me souffle à l'oreille: dis donc, vieux, ce ne serait pas le premier que tu vois en vrai? Et pour être tout à fait franc, oui, j'ai un gros doute, mais en même temps, pas moyen d'être sûr... Je suis de la génération qui a mangé du Flipper et du Skippy avec ses premières tartines de peanut butter, de ceux qui seraient capables d'en chanter le générique sur le plateau des "Enfants de la télé". C'est pourquoi il m'est presque impossible de croire que ces mouvements si familiers, ces évolutions gracieuses que je connais par coeur, je n'en ai jamais aperçu que des images sur écran. Tout se passe comme si j'avais oublié n'avoir jamais vu un delphinidé. Alors oui, je me demande: est-ce qu'un dinosaure ressemble à un dauphin? Si vous voyez ce que je veux dire...