image Le 4 avril, Christine Albanel estimait que le ministère de la Culture sort «consolidé» de la réforme de l'Etat, présentée sous le nom de Révision générale des politiques publiques (RGPP). Telle ne semble pas être l'opinion des personnels et de l'intersyndicale du ministère qui, après avoir diffusé un communiqué dénonçant «l'offensive globale contre les services publics» et la «dislocation du réseau des musées nationaux», occupe depuis ce matin les locaux de la direction des musées de France, 6, rue des Pyramides à Paris. Des banderoles déployées sur la façade réclament le retrait de la RGPP et dénoncent «la culture en danger». Les personnels sont invités à se rendre sur place pour soutenir la délégation.

La réorganisation de l'administration centrale devrait notamment conduire à organiser le ministère de la culture en 3 directions générales aux côtés d'un secrétariat général. Le ministère passerait donc en l'espace de quelques semaines de 10 à 5 directions, puis à 4, pour arriver à 3 aujourd'hui. Une évolution qui en dit long sur la cohérence structurelle et sur la faisabilité administrative concrète d'un projet dicté par l'acharnement gouvernemental à réduire la voilure coûte que coûte. Selon l'intersyndicale, «il devient presque absurde de tenter de le qualifier le dialogue social, tant il est foulé aux pieds par le gouvernement et en ce qui nous concerne par Christine Albanel et ses collaborateurs directs – à preuve, son refus catégorique de rencontrer en personne les organisations syndicales en amont de la date pourtant cruciale du 4 avril. Contrairement à leurs déclarations mensongères, ceux qui nous gouvernent ne pratiquent pas la concertation. Ils passent en force, conduisent leurs soi-disant "réformes" à la hussarde au mépris de l'inquiétude et des revendications légitimes des agents.»