On ne dira pas le contraire: ce blog n'abuse pas des éditos politiques. Mes lecteurs m'autoriseront-ils à en glisser un sous le tapis, à l'occasion de la visite officielle de Mouammar Khadafi? On va faire comme si. Parce qu'il n'est pas si courant que j'exprime mon accord plein et entier avec le régime.

De une, avec les récriminations de Rama Yade qui – après celles de Fadela Amara – confirment la valeur qu'il faut accorder à la soi-disant "ouverture". Un ministre du gouvernement Sarkozy peut avoir la sensibilité qu'il souhaite et en témoigner librement. Pour ce que ça change.

De deux, avec la phrase de bienvenue du président: “Si nous n'accueillions pas les pays qui prennent le chemin de la respectabilité, que devrions-nous dire à ceux qui prennent le chemin inverse?” Qui traduit bien l'idée selon laquelle le problème n'est pas tant de savoir si la Libye est devenue une grande démocratie – mais de comprendre que c'est la France qui a fait la moitié du chemin vers la monocratie.

Visitez la France et ses musées. Après celui de la liberté de la presse, on ouvrira bientôt celui des droits de l'homme (en attendant le musée de l'université).