Il y a au moins un consensus que les connoisseurs de la blogosphère partagent. Le titre "Actualités de la recherche en histoire visuelle" est à coucher dehors. Schneidermann, toujours fin nez, avait été le premier à repérer ce travers – et il est désormais de bon ton, lorsqu'on cite ARHV, de souligner cette infirmité. Télérama, à son tour, n'omet pas d'enfoncer le clou, dans un dossier intitulé "Comment se retrouver dans la galaxie des nouveaux médias" (n° 3010, 22-28 septembre).

L'examen du web par les anciens médias ne donne pas toujours des résultats convaincants. Mais le panorama brossé par Télérama, quoique rapide, n'est pas sans pertinence. Premier signe qui ne trompe pas: il ne mentionne pas Loïc Le Meur. Plus sérieusement, on sent que les journalistes (Emmanuelle Anizon, Erwan Desplanques, Wéronika Zarachowicz) s'appuient sur une observation réelle et portent un regard positif sur les nouvelles fonctions du réseau. ARHV figure en bonne place dans la galaxie des "médias critiques", aux côtés d'Acrimed et d'@rretsurimages.net, et fait l'objet d'un encadré louangeur (que je vais relire tous les matins en faisant mes actions de grâce, voir ci-dessous). “On attend toujours la révolution annoncée”, conclut néanmoins le papier. Cette phrase est passionnante. La perception qu'ellle exprime fait précisément partie des objets de mon séminaire de cette année, où l'on essayera de comprendre, exemples à l'appui, pourquoi l'on n'aperçoit pas une révolution alors que celle-ci est en marche. Emmanuelle, Erwan, Wéronika, si le coeur vous en dit, vous êtes les bienvenus!

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