Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Call for papers: colloque "Henri Cartier-Bresson et l'Histoire"

image L’année 2008, centenaire de la naissance d’Henri Cartier-Bresson, sera l’occasion de porter un regard neuf sur son oeuvre et de s’interroger sur sa place dans les divers courants esthétiques du XXe siècle. C’est dans cet esprit qu’un colloque sera organisé dont la première partie aura lieu au Centre international de Cerisy-la-Salle, la seconde se déroulant au musée du Petit Palais, dans la foulée de Paris Photo et lors du Mois de la Photo.

En 1947, à l’occasion de l’exposition supposée posthume qu’avait organisée le MoMA, paraissait dans un journal de New York cette appréciation: «Such photographers as Cartier-Bresson are true historians because they are true artists. He is more complete than a journalist, deeper than a doctrinaire.» Depuis cette date capitale dans la vie d’Henri Cartier-Bresson (c’est l’année de la fondation de l’agence Magnum), son oeuvre s’est évidemment considérablement enrichie et modifiée, mais ces quelques lignes publiées dans Tomorrow conservent leur pertinence soixante ans plus tard. La double postulation qui structure toute la production artistique d’Henri Cartier-Bresson y est formulée en toute clarté. Cartier-Bresson aurait été plus complet qu’un journaliste, plus profond qu’un «doctrinaire». Le rapport à l’histoire devient ainsi le vecteur permanent de l’accomplissement artistique, tandis que l’oeuvre de son côté évolue, en dialogue avec l’histoire même de la photographie qu’elle marque profondément, en conversation aussi avec d’autres formes d’expression, le cinéma, le dessin, la peinture… Comment cette oeuvre s’est-elle constituée, et par-delà la reconnaissance dont elle bénéficie, que réserve-t-elle pour les générations futures ?

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Place de la Toile: ça commence mal

Je me permets de plagier le titre d'un récent billet paru sur Arhv, pour évoquer le glissement progressif vers le fiasco de la toute nouvelle émission de France Culture consacrée à Internet. Lorsque les deux animateurs - Caroline Broué et Thomas Baumgartner, ont commencé la première de leurs émissions par une revue de presse construite pour l'essentiel sur la lecture de titres généralistes comme Le Monde et Télérama, on pouvait se douter que quelque chose allait très vite clocher. En réalité, la qualité de leurs invités : Joël de Rosnay et Véronique Kleck a pu faire illusion un moment. Nettement moins maîtrisé la semaine suivante (sur la question du gratuit avec Olivier Bomsel), le débat vient aujourd'hui de s'effondrer en nous faisant subir une heure de propagande « décomplexée » comme on dit maintenant, en faveur de Nicolas Sarkozy, de son génie, de son courage et de ses idées neuves sur Internet.

Par Piotrr, Blogo Numericus, 15/09/2007.
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