L'"ouverture" sarkozyste est-elle la saine manifestation d'une gestion politique rationnelle ou une habile manipulation destinée à semer le trouble dans le camp adverse? Interrogé hier dans le journal télévisé de France 2, Claude Allègre n'a pas l'ombre d'un doute: en participant aux activités du gouvernement, on “travaille pour la France”. Un scientifique pétri d'autant de certitudes mérite le voyage (comme on dit chez Michelin). Pendant ce temps, d'autres ont l'inconscient qui s'agite. Ce n'est pas un mystère, la vision politique du président n'est pas exactement my cup of tea. Pourtant, cette nuit, probablement travaillé par les images d'Attali souriant, de Rocard souriant, des patrons souriants (à l'idée de voir Sarkozy en DRH du parti socialiste), j'ai rêvé – horresco referens – que j'acceptais de participer à une commission gouvernementale... Sigmund, qu'en dis-tu? Pour ma part, j'admire la capacité d'adaptation de mon imagination, pour cette nouvelle version du se promener tout nu dans la foule. Tourment supplémentaire: comment l'avouer à ma femme? J'étais bien content de me réveiller sans avoir résolu ce dilemme. Mais aussi bien aise d'avoir la réponse à ma question.