Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Le Monde: comment manipuler le Vidéomètre

image Le positionnement du Monde au cours de cette campagne a pu susciter certaines interrogations. Les gens sont méchants. Démontrons-le grâce à l'édition datée du 12 avril (disponible dès aujourd'hui dans les kiosques de la capitale), qui comprend un papier consacré au Vidéomètre, par Guillaume Fraissard et Eric Nunès. Cet article occupe un tiers de page, juste au-dessus des programmes télé, dans la rubrique "Ecrans" qui clôt le quotidien (voir ci-contre). Avant d'en arriver là, le lecteur en quête d'indications sur le scrutin à venir aura été frappé par le titre de une: "Sarkozy reste en tête de tous les sondages". Lui faut-il une confirmation? En fin de cahier, sous l'intitulé: "Le Vidéomètre ou l'Audimat des vidéos politiques sur internet", il peut lire ce chapeau: "Nicolas Sarkozy occupait, début avril, la tête du classement".

Ce qui n'est pas faux. Il faut lire l'article jusqu'au bout pour découvrir que les vidéos qui permettent au candidat de l'UMP d'occuper cette place enviable, pour la semaine du 2 au 8 avril, sont la chanson satirique "Nicolas Police" (refrain: “Nicolas qui? — Nicolas Police”) et le célèbre brûlot "Le vrai Sarkozy" (au passage, nos deux détectives ont omis – c'est ballot – de mentionner le top de la semaine, le croustillant "Sarkozy colère france 3", mesuré à 97.420 vues). Et voilà comment l'on produit une inversion pure et simple de l'interprétation des données fournies par notre outil. Car si Sarkozy est lauréat toutes catégories du Vidéomètre, ce n'est pas dans le rôle de celui qui “mène la course en tête”, mais bien dans celui de tête de turc.

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Invitation à François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy

Quatre candidats à l’élection présidentielle mobilisent, selon tous les sondages, plus de 80% des intentions de vote des électeurs depuis plusieurs semaines. Pour autant, ces quatre candidats n’ont jamais été confrontés ensemble, dans le cadre d’un débat, aux questions des électeurs. Cette carence est dommageable pour le déroulement normal d’une campagne électorale dans un pays démocratique.

C’est pourquoi, nous, collectif de médias citoyens, de médias en ligne, de blogueurs et d’acteurs d’Internet, nous proposons d’organiser ce débat sur le web. Nous invitons donc Madame et Messieurs François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy à venir débattre sur un plateau, le lundi 16 avril au matin.

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