image A quatre semaines du premier tour de l'élection présidentielle, quel bilan tirer de la campagne sur le net? Depuis de longs mois, plusieurs groupes d'acteurs ont entonné la même antienne. “C'est sur le net que ça va se passer”, ont répété en choeur journalistes politiques et entrepreneurs du web – sans oublier les plus convaincus: l'équipe de campagne de Ségolène Royal, qui avait créé dès février 2006 le site participatif Désirs d'avenir.

Du signal dans le bruit. Un an plus tard, alors que la campagne est entrée dans sa phase officielle, mobilisant désormais toute la puissance des grands médias, la première constatation à chaud est que l'impact du net reste pour le moins difficile à évaluer. On a certes l'impression d'une activité intense déployée par les militants et sympathisants, il y a bien eu quelques surprises comme la vidéo "Profs: Ségolène en off", mais au final, on a aussi le sentiment que le rythme de la campagne est resté aux mains des grands médias, télévision en tête. Il n'y a pas eu de "révolution". Plutôt un ensemble de déplacements, de recompositions plus ou moins discrètes – et une large intensification de la circulation d'informations. A ce jour, l'un des rares effets concrets de la net-campagne paraît être la mise en quarantaine d'Alain Duhamel. Ce n'est pas négligeable. Mais en matière de bouleversement politique, c'est tout de même un peu maigre.

Lire la suite...