image Je n'ai rien contre les exercices auto-promotionnels périodiques des professions du spectacle, nuisance apparemment nécessaire à la bonne santé de l'industrie du divertissement. Mais ces palmarès n'ont pas toujours la lisibilité souhaitable. Pour leur deuxième édition, les "Gérard du cinéma" réservaient avec pertinence au pathétique Les Bronzés III (lauréat incontesté de la fréquentation en salles l'an dernier, avec 10.350.334 entrées) – la palme du plus mauvais film. La consécration par les Césars de Lady Chatterley, de Pascale Ferran, se voulait au contraire une prime à la qualité, sans concession pour le goût du public. Est-ce la même logique qui a présidé au choix du poussif Dans la peau de Jacques Chirac, de Karl Zéro et Michel Royer, pour le documentaire? On a du mal à s'en convaincre. A titre personnel, j'attribuerai le César du meilleur film d'archives 2006 à l'exceptionnel "Nuremberg. Les nazis face à leurs crimes", de Christian Delage (disponible en DVD). C'est un ami, autant le préciser – ce qui indiquera la distance qui me sépare des jurys professionnels.

Références: