Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Marianne en noir et blanc

image Jack Lang a présenté aujourd'hui l'affiche électorale de Ségolène Royal, alias la France. La surprise, c'est le choix du noir et blanc. Pour se présenter comme l'incarnation de la France éternelle, Sarkozy avait choisi une affiche à la Mitterrand (paysage campagnard). Le noir et blanc, c'est une autre façon d'évoquer cette même France : mais plus glamour, plus Michèle Morgan... Le noir et blanc, a expliqué Lang, a "la vertu d'épurer les traits et faire surgir le visage dans toute sa force, à la fois d'humanité et de détermination".

Pascal Riché, Mon Oeil!, 30/01/2007.
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Gare du Nord: l'image et le son

image Il y a un an, les manifestations du mouvement anti-CPE occasionnaient de nombreux témoignages photographi- ques spontanés sur Flickr. Aujourd'hui, alors que ce portail n'enregistre qu'un petit nombre de réactions aux événements de la gare du Nord, c'est sur Dailymotion que les témoins envoient leurs enregistrements, en vidéo. La technologie avance vite, les usages suivent: dès mercredi soir, pour le blogueur moyen, c'était déjà un réflexe évident que de se rendre sur la plate-forme pour compléter l'informa- tion glanée dans la presse.

Et pourtant, dans ce cas, n'est-on pas allé un peu plus vite que la musique? Les enregistrements au téléphone portable, trop brefs, affreusement pixellisés, ne donnent à peu près rien à voir d'un événement complexe. D'après une amie présente sur place, il était très difficile de se rendre compte de la séquence des événements – syndrome Fabrice à Waterloo. Ce qui n'empêchait pas de nombreux témoins de brandir leur vidéophone à bout de bras. Ramenées à l'attestation d'un pur acte de présence, ces images ne contiennent que très peu d'information visuelle et n'apportent rien de plus, plutôt moins, que les séquences choisies des journaux télévisés.

Une vidéo d'une vingtaine de minutes, réalisée avec des moyens plus conventionnels, montée et éditée, permet toutefois de percevoir de façon détaillée l'économie de l'événement. Où l'on constate que la qualité du témoignage, comme dans le cas de l'école Rampal, tient à la durée de l'enregistrement. Où l'on aperçoit là aussi que la majorité de l'information vient de la bande-son. L'image sert ici principalement de cadre de référence formel et d'attestation d'unité de lieu pour un événement narré par le son, les cris, les bruits, les bribes de dialogue (à écouter de préférence au casque). Un témoignage qui montre l'essentiel: le caractère particulièrement inadapté de la réponse policière, appliquant des tactiques apprises en manifestation – un réflexe qui ne pouvait que précipiter un affrontement qu'il aurait été facile d'éviter.

Illustration: Hughes Leglise-Bataille, "Silence, on tourne!", photographie numérique, 26/03/2007, diffusée sur Flickr, licence CC.

20 Minutes me prend au sérieux

image On me signale qu'ARHV figure dans le top 50 des blogs nouvellement créé par 20 Minutes.fr. C'est très chouette. Bon, et maintenant, où est le responsable, que je lui dise deux mots de son classement? Coincé entre Loic Le Meur et le Big Bang Blog, dois-je en déduire que je suis plus intéressant que Daniel Schneidermann (ça se peut), mais cependant moins que le blogjogger (ça m'étonne)? Regardons ensuite les commentaires: “Embruns, Le bloginfluent Laurent Gloaguen donne son avis sur tout” – c'est bien vrai. “404 Brain Not Found, Blog d’opinion qui n’a pas peur de ses opinions” – c'est bien trouvé. “La République des livres, Pierre Assouline, écrivain et journaliste, dissèque tout ce qui peut s'écrire et se penser” – c'est bien mérité. “ouinon.net, Un regard décalé sur le web. Des découvertes à n’en plus finir. Et beau avec ça” – c'est bien aimable. Et quand on arrive à: Actualités de la recherche en histoire visuelle, ça donne: “Aussi sérieux qu’il en a l’air, c’est dire”. C'est dire quoi? Et la pertinence remarquable de ses analyses, c'est pour les chiens? Et son humour si distingué qui fait glousser dans les chaumières? Et son iconographie de derrière les fagots, astucieusement disposée sur Flickr, qui lui donne des airs de galerie d'art? Et sa légendaire économie dans les commentaires, soigneusement triés par le maître de maison, qui permet au lecteur de ne pas se perdre dans un inutile dédale de trolls? Et sa maquette lisible seulement sous Firefox? C'est ma femme qui va être déçue. Déjà que Schneidermann estime que j'ai un titre à coucher dehors, vous pensez bien qu'avec un label “Aussi sérieux qu’il en a l’air”, je vais attirer la clientèle... Qu'on dise ça – au hasard – de Cyril Lemieux, de Jean-Louis Fabiani, je comprendrais! Voilà des gars qui non seulement sont sérieux, ont l'air sérieux, mais sont aussi sérieux qu'ils en ont l'air (malgré tous leurs efforts). Il faudrait donc qu'un lecteur sérieux de ce blog lance une pétition de soutien pour expliquer à 20 Minutes que tout ça n'est pas sérieux: ARHV ne peut sérieusement se dire aussi sérieux qu'il s'en donne l'air. Ou le contraire. En tout cas, me trouver un meilleur slogan. Sinon, je recopie toutes les blagues de Loic Le Meur – je suis sérieux. Voici la dernière:

OK, je ne les ai pas triés depuis un moment mais il y a des moments ou je me demande si je ne devrais pas changer mon adresse email, mon téléphone mobile, mon job, mon cerveau (ou m'en faire greffer un), tout. Presque. Pas tout bien sûr, mais non. Je vais courir un coup tiens cela va me donner des idées fraiches.

Voyez ce qu'il vous reste à faire.

Le vrai Sarkozy, bilan de netcampagne

image A quatre semaines du premier tour de l'élection présidentielle, quel bilan tirer de la campagne sur le net? Depuis de longs mois, plusieurs groupes d'acteurs ont entonné la même antienne. “C'est sur le net que ça va se passer”, ont répété en choeur journalistes politiques et entrepreneurs du web – sans oublier les plus convaincus: l'équipe de campagne de Ségolène Royal, qui avait créé dès février 2006 le site participatif Désirs d'avenir.

Du signal dans le bruit. Un an plus tard, alors que la campagne est entrée dans sa phase officielle, mobilisant désormais toute la puissance des grands médias, la première constatation à chaud est que l'impact du net reste pour le moins difficile à évaluer. On a certes l'impression d'une activité intense déployée par les militants et sympathisants, il y a bien eu quelques surprises comme la vidéo "Profs: Ségolène en off", mais au final, on a aussi le sentiment que le rythme de la campagne est resté aux mains des grands médias, télévision en tête. Il n'y a pas eu de "révolution". Plutôt un ensemble de déplacements, de recompositions plus ou moins discrètes – et une large intensification de la circulation d'informations. A ce jour, l'un des rares effets concrets de la net-campagne paraît être la mise en quarantaine d'Alain Duhamel. Ce n'est pas négligeable. Mais en matière de bouleversement politique, c'est tout de même un peu maigre.

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Séminaire "La photographie familiale à l'époque numérique", par Irène Jonas

image Dans le cadre du séminaire "Problèmes d'histoire visuelle/La légende des amateurs", le Lhivic a reçu Irène Jonas, sociologue indépendante, le 15 mars 2007, pour une présentation de ses recherches sur la photographie familiale à l'époque numérique. La séance a fait l'objet d'un enregistrement audio, disponible en ligne (durée 2 h):


Téléchargement fichier mp3 (68 Mo).

Résumé. Les usages de la photographie familiale ont beaucoup évolué depuis l'enquête de Bourdieu (Un art moyen, Minuit, 1965). Les images montrent de moins en moins de rôles sociaux, mais beaucoup plus de moments d'intimité. La pratique photographique est centrée sur le personnage de l'enfant. Le numérique entraîne d'abord un changement quantitatif: la production photographique est multipliée environ par cinq. Il y a peu de cas de cohabitation argentique/numérique. Le numérique démystifie la pratique photographique. Malgré un emploi accru de la télévision comme outil de monstration, le tirage papier semble rester la forme idéale des images. La demande porte sur l'internalisation des pratiques (acquisition d'une imprimante couleur). La question du choix et de la sélection des images devient une interrogation aigue. Irène Jonas insiste sur les variétés d'usage en fonction des différences de genre et de génération. La frontière entre homme et femme dans la relation à l'outil photographique est marquée par le rapport à la technique. Pour les enfants, le numérique a changé radicalement la donne. Du côté des personnes âgées, la photographie est souvent l'activité qui les motive à se mettre à l'ordinateur. A de rares exceptions près, les connaissances techniques mobilisées restent des plus sommaires.

Album "Echanges transatlantiques entre Paris et New York"

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L'album photo de la journée d'études "Photographie et institution(s). Echanges transatlantiques entre Paris et New York" (université Paris 7, 23/03/2007) est en ligne sur Flickr (programme complet, voir: www.vitevu.fr/info...).

Ecoles maternelles du XXe: l'info est sur le web

Le mardi 20 mars 2007, à la sortie de l’école, des parents d’élèves et des enfants ont assisté à l’arrestation musclée d’un grand-père d’origine chinoise, suite à un contrôle d’identité dans un café qui jouxte quatre écoles, à l’angle des rues Rampal et du Général Lasalle. (...) Alors qu’il n’opposait aucune résistance, il a été menotté et jeté violemment dans une des trois voitures qui bloquaient le carrefour. Cette arrestation spectaculaire et musclée, survenue sous le regard des enfants, a entraîné l’indignation des parents rassemblés devant l’école Rampal.

Reportage de Juliette Warlop du 20/03/2007, diffusé le 23/03/2007 sur LaTéléLibre.fr.

Je vois cette vidéo et je pense donc à ces flics (qu'importe s'ils sont contents ou pas de ce qu'il font, beaucoup doivent seulement penser à faire bouffer leur famille) qui se retrouvent bien seuls face à un petit groupe d'hommes et de femmes bien déterminés. (...) Finalement, ils vont passer en force, à coup de lacrymos. Mais ce que j'ai vu, ce n'est pas leur force, c'est leur faiblesse, c'est leur peur. Et des flics qui ont peur, ça ne me réjouit pas du tout. Des flics qui sont contre la population qu'ils sont censés protéger, ça n'annonce rien de bon.

Commentaire d'Agnès Maillard du 23/03/2007, sur Le Monolecte.

Compte rendu de "Histoire de la Cinémathèque française", de Laurent Mannoni

Laurent Mannoni, Histoire de la Cinémathèque française, Paris, Gallimard, 2006, 507 pages, ill. NB, 42 €.

L’histoire de la Cinémathèque française que nous offre Laurent Mannoni dans cet ouvrage a été longtemps attendue des cinéphiles comme des historiens. Car si les nombreuses péripéties qu’a connu ce haut lieu du cinéma mondial depuis sa création en 1936 ont fait couler beaucoup d’encre, jamais encore un tableau approfondi et véritablement historien n’en avait été dressé. Libéré de la mythologie langloisienne et des règlements de compte (qui font toutefois partie de l’histoire de la Cinémathèque et qu’il parvient à retracer avec clarté et précision), Laurent Mannoni a su s’appuyer sur des archives largement inédites et jusqu’alors très peu exploitées pour retracer l’histoire d’une institution-phare de la culture cinématographique, de ses débuts chaotiques à l’initiative de quelques cinéphiles autodidactes et passionnés, à sa récente installation rue de Bercy par le ministère de la Culture. En six chapitres chronologiques qui en retracent les développements et les déboires, il nous livre une histoire à la fois intime et contextualisée de la Cinémathèque, de ses défenseurs et de ses adversaires. Les grands moments de cette histoire, comme le sauvetage des films pendant l’occupation ou la fameuse "Affaire Langlois" en 1968, retrouvent ainsi leur sens dans une continuité, une vision globale de cette institution qui a longtemps manqué.

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Pouvoirs de l'image, mystères de la recherche

Il est de tradition sur les blogs de relever les requêtes les plus étranges ayant conduit sur le site. Enregistrée aujourd'hui à 10h40, la question suivante, sur AOL Search: “faire peur à un ami avec une image à l'ouverture de son PC”, me plonge je l'avoue dans des abîmes de perplexité – tant par son libellé et ce qu'il suggère d'intelligence artificielle dernier cri, par le but énigmatique visé par l'internaute, que par les réponses du moteur, qui donne ARHV en 2e et 3e positions, avec des renvois sur les tags "pratiques" et "photo digitale". Pour le cas où ce farceur adepte des nouvelles technologies repasserait par ici, les suggestions pour obtenir l'effet recherché seront les bienvenues.

Le Vidéomètre: une mesure d'audience des vidéos politiques

image Alors que s'ouvre le dernier mois de campagne, à un moment où la communication politique va désormais faire l'objet d'un contrôle étroit, sous l'égide du principe d'égalité du temps de parole entre les candidats, le Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic), en partenariat avec Télécom Paris, propose un outil d'évaluation de l'audience des vidéos politiques sur internet: le Vidéomètre.

Chacun a pu le constater: la campagne présidentielle a été largement affectée par les nouveaux modes de diffusion des vidéos en ligne. Cette offre est hétérogène et émane de multiples sources. On trouve aussi bien des vidéos de communication officielle émanant des partis, des clips de soutien ou de critique postés par des partisans ou des opposants à un candidat, des films satiriques, des extraits d’émission de télévision, etc. Plusieurs observateurs ont commenté les performances de telle ou telle vidéo. Mais les analyses butent sur la capacité à identifier correctement l'audience d'un contenu, ainsi que sur la capacité à mettre ces chiffres en perspective.

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Société du football

Notes rapides et répétitives sur un sport imaginaire ou petite utopique du footballeur

image Les notes qui suivent ont été rédigées en deux temps. La première moitié, au lendemain de la demi-finale de la coupe du monde de football 2006 qui opposait l’équipe française au Portugal. L’autre moitié, dans les jours qui ont suivi la finale perdue par les Français contre l’Italie.
Ces réflexions, généralement lacunaires, reposent sur deux propositions qu’il est plus commode de préciser d’emblée.
Proposition n° 1: il est probable qu’un match de football ne se gagne pas par l’accumulation des buts, mais grâce à la création et l’incorporation par les joueurs d’images de victoire. Contre toute attente, le matériel élémentaire du match de football n’est pas la physicalité (le terrain, le ballon, la vitesse, la frappe) mais l’imaginaire (et c’est ce qui explique les engouements et les débordements des publics et des nations).
Proposition n° 2: un seul joueur de football en activité a compris l’importance des images, la nature imaginaire de son sport.
Ces propositions, on l’aura compris, sont des hypothèses de travail. Hypothèses qui présentent le grand intérêt de déplacer les approches de la pratique sportive hors du champ d’analyse des professionnels et des discours critiques-médiatiques qui les relayent.
Le choix d’un objet a priori peu noble et une focalisation étroite ont des vertus méthodologiques: le terrain est libre pour l’abstraction et la réflexion spéculative. Ce texte, en conséquence, est composé de sentences assez courtes qui se diffractent ou se réfléchissent entre elles.

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Compte rendu du colloque "Art and the Early Photographic Album"

image Réuni par l'historien d'art Stephen Bann, le colloque "Art and the Early Photographic Album" s'est tenu à la National Gallery de Washington les 9 et 10 mars 2007. L'objectif était l'examen des nouvelles formes de présentation et de valorisation des collections muséographiques par l'intermédiaire de l'album illustré dans la seconde moitié du XIXe siècle. En prenant le relais des productions éditoriales gravées, la photographie avait-elle modifié la perception de l'oeuvre d'art? En s'écartant de la problématique de l'authenticité, la plupart des contributions ont apporté la preuve de la productivité de la représentation photographique des oeuvres d'art. Ainsi Philippe Jarjat (EHESS) a-t-il pu montrer combien le traitement du "Jugement dernier" de la chapelle Sixtine par Adolphe Braun avait contribué à la sélection de nouveaux motifs au sein de l'oeuvre de Michel-Ange. De même, Frederick N. Bohrer (Hood College) a expliqué le travail complexe de reconstitution effectué par Curtius en 1896 pour produire une restauration virtuelle des sculptures de l'antiquité. D'autres contributions, comme celle d'Anthony Hamber, tentaient de produire une évaluation globable du paysage des PIPs (publications illustrées de photographies) au XIXe siècle, en montrant le rôle fondamental joué dans cet essor par les albums consacrés à l'art. Austen Barron Bailly (Los Angeles County Museum of Art) illustrait cette démonstration par l'analyse des jeux de mise en page de la Galerie contemporaine (1874-1886) de Ludovic Baschet, et soulignait à son tour l'importance de ces ouvrages dans la constitution de canons.

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Droits des images: la National Gallery se joint au mouvement

image Pour compléter le billet précédent, on notera avec intérêt que la National Gallery of Art (Washington) compte rejoindre dès cette année le mouvement engagé par le MET et le V&A, visant à exonérer les chercheurs et les enseignants des droits de reproduction des images. Si le musée hésite encore sur les modalités pratiques, il envisagerait, d'après Elizabeth Cropper, de faire porter cette mesure sur l'ensemble de ses collections. Le ralliement de la principale institution nationale américaine va peser lourd dans la balance et donne des assurances solides sur l'irréversibilité du mouvement pour les musées de l'aire anglophone. Comment vont se positionner les institutions françaises par rapport à cette nouvelle donne? Les responsables concernés ont gardé jusqu'à présent un silence prudent sur la question. Il y a fort à parier qu'ils ne pourront plus maintenir très longtemps cette réserve.

Metropolitan Museum and ARTstor Announce Pioneering Initiative to Provide Digital Images to Scholars at No Charge

image Press release, The Metropolitan Museum of Art, Communications Department.

In a new initiative designed to assist scholars with teaching, study, and the publication of academic works, The Metropolitan Museum of Art will distribute, free of charge, high-resolution digital images from an expanding array of works in its renowned collection for use in academic publications. This new service, which is effective immediately, is available through ARTstor, a non-profit organization that makes art images available for educational use.

"The Metropolitan Museum of Art has long sought to address the significant challenges that scholars confront in seeking to secure and license images of objects from the Museum's collections," stated Metropolitan Museum Director Philippe de Montebello in making the announcement. "We hope, through this collaboration, to play a pioneering role in addressing one of the profound challenges facing scholars in art history, and scholarly publishing, today."

ARTstor's Executive Director, James Shulman, added: "By taking such a bold step in supporting publications based on art-historical research, the Metropolitan is providing enormous leadership to the entire sector. Scholars - in higher education and in museums - have been struggling with the question of how digitization might help to enable, rather than hinder, scholarly communications. For all involved, it is obvious that, when faced with an important directional challenge, the Metropolitan is providing decisive leadership."

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Colloque "Littérature et photographie" à Cerisy

Du 20 au 30 juillet 2007

Le colloque "Littérature et photographie" se donnera notamment pour ambition de pointer comment les relations entre photographie et littérature, dès les années 1840 et jusqu’à nos jours, ont été porteuses d’enjeux esthétiques, politiques et sociaux majeurs. Il fera le point sur cet objet d’étude relativement nouveau, à la croisée de plusieurs disciplines, mais dont l’actualité de la production scientifique manifeste qu’il intéresse de nombreux jeunes chercheurs.

Trois problématiques organiseront les communications: 1) La “Mimesis” littéraire traditionnelle se trouve remise en cause ou en jeu par l’apparition de cette image singulière: quelles sont dès lors les esthétiques induites, en particulier quels "réalismes"? 2) Comment, par quelles formes conflictuelles, la photographie a-t-elle contribué à engendrer l’esthétique de la "modernité"? 3) Nombre de livres d’artistes furent réalisés en collaboration entre un auteur littéraire et un photographe (les deux parfois réunis en un seul): quel statut pour le texte et les images, quelle conception de l’objet-livre ces collaborations ou intersections ont-elles pu susciter?

Direction: Liliane Louvel, Danièle Méaux, Jean-Pierre Montier.
Avec le soutien du CELAM, de l’équipe "Arts: pratiques et poétiques" et de l’université Rennes 2 Haute Bretagne.

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