image Faudra-t-il une catastrophe numérique comparable à l'inondation des musées de Florence pour voir progresser avec la même vigueur la réflexion sur la conservation, cette fois des nouveaux supports de l'image photographique? Tel semblait être en filigrane le message des experts réunis à la Maison européenne de la photographie, ce mardi 12 décembre, pour évoquer, d'un point de vue pratique, la conservation de la photographie contemporaine.

L'image est aussi une matière vivante. Ses supports sont tous sujets à des interactions physico-chimiques avec leur environnement, ils sont liés à des normes, à des procédés et à des outils industriels eux-mêmes en évolution constante. La chose était connue pour l'argentique, mais, contrairement aux idées reçues, le numérique n'y échappe pas : il n'est que de voir les inextricables problèmes rencontrés par les archives télévisuelles depuis les premiers enregistrements magnétiques sur bande, en des formats et sur des machines qui de toute façon n'existent plus, pour mesurer ce que risquent nos CDs, nos disques durs et nos teraoctets de RAW, de TIFF ou de JPEG.

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