A Libé, on ne dit pas web, mais "ouèbe", on ne dit pas blog, mais "bloug", avec force guillemets, pour bien montrer le sérieux de l'affaire et la manière de manipuler ces outils salissants. Et quand on consacre la page "portrait" à un blogueur, c'est évidemment de Loïc Le Meur qu'il s'agit (là, pour faire comme à Libé, je ne vais pas mettre le lien, vous n'avez qu'à lire le vrai numéro du journal qui tache ce matin...).

(D'accord, ce n'est pas bien de tirer sur les ambulances mais: 1) et d'une, ça va tout de même être difficile pour Schneidermann de porter sur son dos toute la bloguitude à Libé; 2) quand on relira cette note dans un an ou deux, elle participera de la description d'une ambiance qui est la nôtre aujourd'hui: ce drôle de match de catch des Anciens contre les Modernes, dont Libération est un des théâtres exemplaires - et dont j'ai parfois l'impression, en relisant les oeuvrettes complètes de l'impayable Marcelle, qu'il se niche derrière une phrase sur deux.)