Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Koh Lanta chez les tribus

Il semblerait que le monde des peuples autochtones et des dernières tribus soit de plus en plus à la mode et aux goûts du jour. La dernière trouvaille en date des décideurs qui font et défont le monde du PAF (Paysage Audiovisuel Français) n’est autre que la commande par France Télévisions d’un reality show au coeur des dernières tribus! France Télévisions vient en effet de charger une société de production française, filiale du groupe Endemol, de monter pour France 2 neuf émissions de 90 minutes chacune destinées au prime time et qui mettront en scène un casting de 6 à 9 candidats lancés à l'aventure au coeur des tribus. Ils auront à vivre pendant huit jours la vie tribale des Hadzabé, celle des Miao de Chine, des cavaliers mongols, etc., et seront jugés par un ethnologue référent et par les chefs des villages! Koh Lanta chez les tribus!
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Source: Cyberacteurs, 30/05/2006

Une fenêtre sur les archives de l'Ina

image Depuis maintenant plus d’un mois, l’Institut national de l’audiovisuel met en ligne une offre dite “grand public” de près de 100.000 émissions numérisées, soit 10.000 heures d'archives télévisuelles et radiophoniques. D’ici à trois ans, l’Ina espère pouvoir doubler le nombre de programmes consultables sur son site (www.ina.fr).

Cette politique s’inscrit dans un contexte plus large de sauvegarde et de mise à disposition des archives de l’institut, qui se traduit d’abord par une longue et patiente opération de contretypage, sur des supports pérennes, de l’intégralité des archives, dans le cadre d’un contrat d’objectifs et de moyens signé entre l’État et l’Ina. À l’horizon 2015, l’institution annonce ainsi que la totalité de ses fonds sera numérisée. Les professionnels disposaient déjà de l’accès à une sélection d’archives sur la base www.inamedia.com, qui devrait s’élever, en 2009, à un volume de 500.000 heures.

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Visual Studies in Germany

What’s the latest with Bildwissenschaft? Christiane Kruse reviews several recent books on the subject and credits W. J. T. Mitchell’s 1994 Picture Theory with inspiring many of them. In What Do Pictures Want?, Mitchell’s latest, he explores the counterintuitive idea that pictures themselves have life and power and “do things to us that we don’t want done.” Hans-Dieter Huber (CV), meanwhile, introduces recent findings in brain research, which confirm the idea that our conscious thoughts constitute just a fraction of our mental activity when we look at a picture. The collection edited by Klaus Sachs-Hombach offers a smorgasbord of disciplinary perspectives on the field, and Martin Schulz addresses the discipline’s historical roots.

The Art History Newsletter, 25/05/2006.
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ARHV, premier bilan

image Actualités de la recherche en histoire visuelle était officiellement inauguré le 21 novembre dernier. Six mois et 160 billets plus tard, ce blog a enregistré une fréquentation de plus de 100.000 visites et 250.000 pages consultées, ce qui est un résultat plus qu'honorable pour un site universitaire spécialisé – aujourd'hui le seul dédié aux études visuelles.

Ce domaine très vivant se modifie actuellement à bonne allure. D'où l'intérêt de lui appliquer la réactivité des technologies récentes du web interactif. Par rapport aux organes existants, le blog s'est avéré un irremplaçable outil de veille et de communication rapide d'informations. Cette fonction a vite pris le pas sur un cadre initial plus modeste. Annonces de colloques ou de publications, comptes rendus d'ouvrages ou d'expositions, signalement de ressources en ligne ont progressivement occupé un espace d'abord pensé pour rendre compte des activités du Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic). La première raison de cette adaptation est que, dans un contexte encore peu concurrentiel, la création d'un organe spécialisé génère d'elle-même un flux d'informations que celui-ci centralise. La seconde réside dans le caractère éminemment pratique et rapide de l'enregistrement, de la transmission et du stockage d'informations par le blog, qui encourage un recours fréquent à l'outil. ARHV a ainsi publié à de nombreuses reprises annonces, informations et comptes rendus inédits et fait office, dans son domaine de spécialité, d'organe d'information tout court.

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Parution de "La Photo-carte", de François Boisjoly

Les éditions Lieux Dits annoncent la parution de La Photo-carte. Portrait de la France du XIXe siècle, par François Boisjoly.

Parallèlement à cette publication, il faut signaler la disponibilité de la base de données en ligne réalisée par l’Institut des sciences de l’homme et le Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, deux unités du CNRS, à partir de la collection de l'auteur, qui comprend quelque 20.000 photo-cartes. La partie visible du site, dont le développement se poursuivra jusqu'à la fin de l'année, dénombre actuellement près de 10.000 documents photographiques scannés recto-verso. Les possibilités d'interrogation sont multiples: par nom, par thème, par patronyme des personnages lorsque celui-ci est connu, par mot clé, etc. Sans code d'accès, trois images seulement sont accessibles par photographe, soit un accès limité à environ 5000 images. Cet ensemble est accompagné d'un index de près de 12.000 photographes, qui recense les adresses, date de naissance et de décès, successeurs et autres renseignements disponibles.

Photographe et collectionneur, titulaire d'un master consacré à la photo-carte, François Boisjoly prépare actuellement une thèse sur la diffusion du procédé photographique en France dans la deuxième moitié du XIXe sous la direction de Jean-Luc Pinol à l'université Lumière-Lyon-II.

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Colloque "Daniel Arasse" à l'INHA

image Le colloque organisé par l’Institut National d’Histoire de l’Art, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, l’Ecole normale supérieure et le Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, avec le soutien de l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici (Naples), réunit des intervenants qui, amis, éditeurs, collègues ou anciens étudiants, ont tous bien connu Daniel Arasse. Dans leurs communications, ils s’attachent à dégager sur des points précis la portée historique, théorique et méthodologique de ses travaux.

Du 8 au 10 juin 2006
INHA, auditorium
6 rue des Petits-Champs
75002 Paris, M° Bourse/Palais Royal

Responsables scientifiques: Maurice Brock, Giovanni Careri, Danièle Cohn, Philippe Dagen, Yves Hersant, Nadeije Laneyrie-Dagen, Philippe Morel, assistés de Marie-Laure Allain et Sara Longo.

Argument:
Disparu prématurément le 14 décembre 2003, Daniel Arasse laisse derrière lui une production scientifique abondante et variée. Il a essentiellement travaillé sur l’image de peinture mais ne s’est jamais cantonné à un domaine de spécialité. Si la plupart de ses recherches portaient sur l’Italie du XIVe au XVIe siècle, Daniel Arasse s’est aussi intéressé à la Hollande du XVIIe siècle, à la France du XVIIIe et, plus récemment, à divers artistes contemporains. Une telle diversité procède d’une curiosité toujours en éveil et d’une insatiable envie de connaître et de comprendre, mais on y perçoit une profonde unité : elle est sous-tendue par une évidente cohérence intellectuelle. Le petit recueil intitulé On n’y voit rien (2000) fait ainsi écho au gros livre sur le détail (1992): dans l’un et l’autre ouvrage, si différents que soient les objets étudiés, l’analyse a pour ressort ce qui arrête le regard et sollicite la sagacité de l’observateur. Ainsi retrouve-t-on à l’œuvre l’attention que Daniel Arasse a constamment portée à ce qui relève de l’affleurement parfois à peine perceptible, qu’il s’agisse de la foi d’un peintre catholique vivant en milieu réformé (Vermeer, 1993) ou de la trace que le moi de l’artiste ou du commanditaire laisse dans l’œuvre (Le sujet dans le tableau, 1997).

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Parution "Le Temps des médias", n° 6, printemps 2006

Le sixième numéro du Temps des médias, revue publiée par la Société pour l'histoire des médias, consacre son dossier à ”L'argent des médias”.

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Michel Poivert élu professeur à Paris 1

image Michel Poivert, maître de conférences en histoire de l'art, membre du Lhivic, a été classé premier au terme du concours pour le poste de professeur en histoire de l'art contemporain/histoire de la photographie ouvert à l'université de Paris 1. Il s'agit du premier poste de professeur des universités attribué en France à un historien d'art dans la spécialité photographique. Toutes nos félicitations à l'heureux impétrant!

Né en 1965, Michel Poivert consacre en 1992 son doctorat d'histoire de l'art à la photographie pictorialiste, sous la direction de José Vovelle. Il participe au même moment au sauvetage de la Société française de photographie, menacée de dépôt de bilan, dont il prend la présidence en 1995. Il dirigera en 2004 l'exposition "L'Utopie photographique" à la Maison européenne de la photographie, qui témoigne brillamment de la vigueur retrouvée de l'association, à l'occasion de son cent-cinquantième anniversaire. Membre fondateur de la rédaction d'Etudes photographiques, il a également assuré avec Clément Chéroux la direction de la collection d'ouvrages de photographie contemporaine éditée par 779. Outre ses travaux d'enseignant, de chercheur et d'éditeur, il déploie une activité nourrie de commissariat dans le domaine de la photographie contemporaine et s'inscrit rapidement comme l'un des principaux promoteurs de la jeune génération française. Il est depuis cette année associé à la biennale "Septembre de la photographie" de Lyon et prépare pour 2007 une exposition au Jeu de Paume consacrée au thème de l'événement. Il met la dernière main à son prochain ouvrage, à paraître à la rentrée: L'Image au service de la révolution. Photographie, surréalisme, politique aux éditions du Point du Jour.

Principales publications:

  • La photographie contemporaine, Paris, Flammarion, 2002.
  • L’Utopie photographique, regard sur la collection de la Société française de photographie (direction éditoriale), Paris, Le Point du Jour éditeur, 2004.
  • Bibliographie complète.

Deuxième concours de sociologie visuelle

La revue Tracés, avec le soutien de l'ENS-LSH, du portail électronique liens-socio et du Groupe de recherche sur la socialisation (ENS-LSH/Lyon II), organise le deuxième concours de sociologie visuelle. Ce genre, essentiellement développé aux Etats-Unis, mêle image et texte dans une réflexion sociologique. Le thème retenu pour cette deuxième édition est "Marges".

Les projets se composent d'une série de photographies (de 3 à 5) et d'un texte développant une argumentation sociologique.

Un jury composé de professionnels de la photographie et de sociologues se réunira en octobre 2006 à l'ENS-LSH. Lors de la première édition en 2004, Howard Becker et Bruno Latour étaient chargés de désigner les lauréats.

Les meilleurs projets seront exposés à l'ENS-LSH, puis dans plusieurs villes de France, dans le cadre d'une exposition itinérante.

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Compte rendu de "Entre le voir et le dire" sur LTA

Issu d’une thèse de doctorat soutenue en 1999 à l’Université de Montréal, cet ouvrage apporte une contribution essentielle à l’histoire de la critique d’art; on sait quel rôle important ont joué les écrivains dans l’appréciation et la défense de l’art à l’époque du symbolisme. Un certain renouveau d’intérêt pour l’histoire de la critique d’art, qui se concrétise aussi par des expositions (...), permet depuis quelques dizaines d’années l’étude et l’approfondissement d’un pan entier de l’histoire de l’art. L’ouvrage collectif dirigé en 1990 par Jean-Paul Bouillon et Constance Naubert-Riser, La Promenade du critique influent, avait déjà permis de souligner le rôle de tel ou tel écrivain «non professionnel de l’art» dans le paysage artistique...

Compte rendu de: Françoise Lucbert, Entre le voir et le dire. La critique d’art des écrivains dans la presse symboliste en France de 1882 à 1906, Presses universitaires de Rennes, 2006.
Par Jean-David Jumeau-Lafond, La Tribune de l'art, 18/05/2006.
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"Ecrans" a l'oeil fixé sur la télé

image Nouvelle tentative de Libération pour dynamiser ses ventes: un supplément du samedi intitulé "Ecrans", défini comme “le premier hebdo sur cette nouvelle civilisation de l'image numérique“ (Jean-Michel Thénard). Paru aujourd'hui, le n° 1 est vendu pour l'instant sans surcoût avec le quotidien, dont il est prévu de faire passer le prix à 2 euros le samedi à partir de septembre.

Le résultat rappelle furieusement l'ancien cahier "Multimédia". Les temps forts du mini-magazine sont clairement situés du côté des jeux vidéo et de la télévision, avec notamment les excellents Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, qui traitent depuis longtemps avec talent du petit écran dans les colonnes du quotidien. Côté internet ou photo numérique, en revanche, on frise le scandale: pas un article sur Flickr, pas la moindre prise en compte de la révolution des usages en cours, mais un "Netoscope" façon programme de télé, qui témoigne de l'ampleur du malentendu. Comme si l'on pouvait prévoir à l'avance les contributions les plus intéressantes à paraître sur internet. Comme si le web était un média à sens unique, à consommer passivement, quand sa richesse est du côté du commentaire et de l'interaction. Comme si la grille de lecture appliquée au multimédia était celle du bon vieux programme télé.

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Journées portes ouvertes à l'EHESS

image Pour les étudiants désireux de s’inscrire en master, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) organise deux journées portes ouvertes les 14 et 15 juin 2006 pour présenter les formations de la mention Histoire. Deux séquences de présentation et de rencontre avec les enseignants-chercheurs permettront de découvrir les spécificités de cette institution de recherche: interdisciplinarité et ouverture internationale. Le Lhivic sera représenté le 15 juin.

Journées portes ouvertes, rencontres avec les enseignants-chercheurs
14-15 juin 2006, 17-20 heures, dans le hall du 54 bd Raspail, 75006 Paris.

Stieglitz and the Rise of Modernism

Dans le cadre de la journée d'études "Recherches sur l'image dans le monde anglophone", Katherine Hoffman, professeur et directrice du Fine Arts Department à Saint Anselm College, Manchester (N.H.), auteur de Stieglitz: A Beginning Light (Yale University Press, 2004), présentera la conférence: Alfred Stieglitz and the Rise of Modernism, vendredi 19 mai à 17 heures, à l'institut Charles V/UFR d'études anglophones, Université Paris 7, 10 rue Charles V, 75004 Paris (Salle A 50, 5e étage).

Chères images

image La photographie numérique entraîne avec elle une évolution rapide des usages. Illustration aussi simple que saisissante: voici l'image d'un cours d'histoire de la photographie en 2006 - il s'agit en l'occurrence des étudiants canadiens et américains du "Photographic Preservation and Collections Management Program" (Ryerson University/George Eastman House), en visite à la Société française de photographie. Pour avancée que soit cette représentation, elle donne une assez bonne idée de ce que seront les cours d'histoire de l'art des prochaines années, où l'on voit dès à présent les étudiants multiplier les prises de vues pendant les diaporamas numériques.

Pendant ce temps, au Sénat, les législateurs entérinent la fin de la gratuité pour les usages pédagogiques des contenus visuels. On se demande s'il faudra interdire les appareils numériques en cours, où faire payer les étudiants à la sortie...

Marey en ligne

image La BIUM (Bibliothèque interuniversitaire de médecine et d'odontologie), en collaboration avec le Collège de France et l’Académie nationale de médecine, annonce la mise à disposition gratuite sur son site de l'essentiel de l'oeuvre publiée d'Etienne-Jules Marey. Cette collection rassemble 240 documents: livres, articles, communications à l’Académie des sciences, etc., soit un ensemble de quelque 13.500 pages. On relèvera particulièrement la présence de cinq des précieux "Albums Marey", dont les originaux, réalisés entre 1882 et 1889, sont constitués par des tirés à part d’articles de Marey ou de ses proches collaborateurs à la Station physiologique, entrelardés de tirages originaux de photographies effectuées lors des travaux. Selon Jean-François Vincent, responsable du projet, l'objectif de cette publication est triple: Contribuer à modifier auprès du public cultivé la figure de Marey, et lui rendre la stature de grand scientifique que la connaissance de ses travaux photographiques a distordue; donner des matériaux nombreux aux spécialistes qui continuent à travailler sur Marey; en permettre une meilleure connaissance à l’étranger, par la numérisation des œuvres traduites qu’il a été possible de récupérer.

Cet ensemble d'une richesse exceptionnelle est complété par des articles de présentation par Simon Bouisset (Université Paris-Sud), Claude Debru (Ecole normale supérieure), Thierry Lefebvre (Université Paris 7). S'y ajoutera en 2007 la reproduction d'environ 450 plaques de verre, numérisées par le Collège de France et appartenant à ses collections. Ces plaques feront l’objet d’une présentation par Marta Braun (Ryerson University, Canada).

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