Actualités de la Recherche en histoire visuelle

 

Occupation de l'EHESS: une chronologie par des étudiants

image "Certains étudiants mobilisés" de l'EHESS (il n'y a pas eu d'AG, il ne s'agit donc pas d'un document officiel) font circuler cette Chronologie des événements jusqu'au mardi 21 mars. A verser au dossier.


Beaucoup de versions circulent sur les événements qui se sont déroulés au 105 bd Raspail, du vendredi 17 au mardi 21 mars. Des étudiants de l’EHESS, mobilisés depuis le début du mouvement, proposent cette chronologie minimale. Elle reflète la manière dont ils ont vécu ces faits et les informations qu’ils ont pu recouper. Nous souhaitons que ce texte aidera à mieux comprendre ce qui s’est passé.

VENDREDI 17/03
  • Décisions de l’AG: Bocage reconduit jusqu'à la prochaine AG, prochaine AG décidée pour le Mardi 21/03.
  • 18h: réunion du groupe de travail au 54, au cours de laquelle une personne de la Sorbonne se présente et demande si les étudiants de l’EHESS seraient d’accord pour accueillir l’AG de la Sorbonne. Réponse: A part donner notre avis personnel, on ne peut rien dire. Toutes les décisions sont prises en AG. Pas possible de ce prononcer.
SAMEDI 18/03
  • Pendant la manifestation: Un étudiant de la Sorbonne se présente à quelques étudiants de l’EHESS, il voudrait faire un lieu pour des débats communs Sorbonne-EHESS, et non des AG. Enthousiasme général. Cet étudiant propose aux étudiants de l’EHESS de venir les voir pour en discuter dans une AG de la Sorbonne.

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Occupation de l'EHESS: entretien avec P. Haag et J.-C. Schmitt

Bernard Girard reproduit sur son blog l'interview radiophonique de Jean-Claude Schmitt et Pascale Haag diffusée hier matin sur Radio-Aligre. Ces deux enseignants-chercheurs de l'EHESS donnent leur témoignage sur l'occupation du 105, bd Raspail, et reviennent notamment sur la question de l'intervention tardive des forces de l'ordre, en apportant des précisions sur plusieurs points. L'appel de la direction de l'Ecole à la police s'est effectué dès le lundi 20 mars à 23h08. Outre le sentiment d'avoir été abandonnés par les pouvoirs publics, les chercheurs expriment leur stupéfaction devant la recommandation effectuée par la préfecture de police de recourir à une société de vigiles. Un conseil tout à fait précis, puisqu'il était assorti des coordonnées de ladite société. Celle-ci a participé à l'évacuation du 105, où les vigiles sont entrés les premiers. Ce recours à une police privée, très onéreux (il coûte 11.000 euros par jour à l'EHESS), est un fait grave pour une démocratie, estiment-ils. Jean-Claude Schmitt et Pascale Haag proposent également des éléments d'analyse des formes particulières de l'occupation, qu'ils rapprochent notamment de la crise des banlieues de novembre 2005.

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