image La police a procédé ce matin à l'évacuation du 105, bd Raspail, occupé depuis lundi. Les lieux sont dans un état de désolation indescriptible, mais les archives et les bibliothèques semblent avoir été préservées. Voir ainsi des locaux qui accueillaient il y a une semaine encore séminaires et conférences est un crève-coeur. Mais il convient d'y insister: il n'y a pas eu de volonté de saccage systématique de la part des occupants. Dès lors, l'ampleur des dégradations doit être imputée principalement à la durée de l'occupation. Une comparaison entre les photographies prises il y a deux jours et celles de ce matin montre clairement l'envahissement des tags et autres dégâts causés par le fait de vivre, dormir, boire ou manger dans un endroit guère prévu à cet effet. La question principale reste donc celle du retard de l'intervention des forces de l'ordre.

Afin de permettre la sécurisation et l'état des lieux par les autorités judiciaires, il est impossible d'accéder pour l'instant au bâtiment. La réintégration et la réhabilitation des lieux se fera progressivement. Jusqu'à nouvel ordre, les étudiants et les personnes non-accompagnées extérieures à l'établissement n'ont pas accès aux locaux du 54 ni du 96, boulevard Raspail. La présidente de l'EHESS effectuera un point-presse à 14h, dans le hall du 54.

Lire aussi sur ce blog: