Table des matières

Introduction

Première partie: Le film comme preuve. Une jurisprudence américaine (1920-1945)

1. Le cinéaste, le juge et la preuve

  • L’intuition de Fritz Lang
  • La jurisprudence de l’image comme preuve

2. La caméra, un témoin équitable des rapports sociaux?

  • Pour une visée réaliste des actualités cinématographiques
  • Le film comme lien social

3. Apprendre à lire les images de l’ennemi

  • Comment montrer Triomphe de la volonté? L’expérience de la cinémathèque du MoMA
  • Comment interpréter les actualités nazies? L’apport de Siegfried Kracauer

4. Se confronter aux atrocités nazies

  • Un horizon de violence et de mort
  • Les histoires d’"atrocités"
  • La couleur des archives
Deuxième partie: Les enjeux du Tribunal militaire international (Nuremberg, 1945-1946)

1. "Établir des faits incroyables au moyen de preuves crédibles"

  • La concurrence des enquêtes sur les crimes de guerre
  • Jackson face aux organisations juives
  • La construction d’un procès "documentaire"

2. Faire entrer le film dans le prétoire

  • La visibilité du crime
  • Le film américain sur les camps: une preuve et un témoignage
  • Parler au nom des victimes
  • Les britanniques et les images de Belsen
  • Les soviétiques et l’univers familier de la mort
  • L’image comme tiers dans le tribunal

3. Prendre l’ennemi à ses propres images

  • Hess devant son image
  • Le "Plan nazi"
  • La place des dirigeants nazis
  • L’aura du Führer
  • L’effet du "Plan nazi" à l’audience
Troisième partie: Nuremberg, une histoire mise en images

1. Des nations désunies face à l’idéal d’une justice universelle

  • Une justice universelle, une vision américaine
  • La place du citoyen et du spectateur allemands
  • Au nom des martyrs et des victimes: Nuremberg vu par les soviétiques
  • Les américains privés des "leçons" du procès
  • L’"étrange victoire" de 1945 vue par Leo T. Hurwitz

2. L’archive documentaire et le récit de fiction

  • "Un pas en avant": Orson Welles et les images des camps
  • "Il faut que tu regardes": Samuel Fuller et la dénazification
  • "Comment osent-ils nous montrer ces films?": Stanley Kramer et la projection, à Nuremberg, des images des camps
Quatrième partie Le temps de la justice filmée (de 1945 à nos jours)

1. Des procès au présent ou au passé?

  • Le présent de l’histoire: le procès Eichmann télévisé
  • Le souci de l’archive historique: les procès français

2. Des audiences en images, des images à l’audience

  • "Calme et patience": le "droit fil" du procès Touvier
  • Vers des tribunaux « ouverts"

3. Le visage de l’histoire

  • L’adresse inaugurale de Marie-Claude Vaillant-Couturier
  • Hausner et les survivants de l’holocauste
  • Au procès Barbie, le problème de la crédibilité des témoins

4. La place du spectateur

  • Des images montrées à huis-clos: une "expérience pénible" à Jérusalem
  • Un événement public: la projection au TPIY du film d’un massacre

Conclusion
Annexes
Bibliographie
Remerciements
Index